lundi 23 mai 2011

07:26

Communiqué de la CATW et du Réseau méditerranéen contre la traite des femmes

mercredi 18 mai 2011

18:55

Solidarité avec nos amies japonaises

Ce set de crayons est vendu au profit de l'association japonaise Fudanren avec laquelle Femmes solidaires est partenaire depuis de nombreuses années.

L'argent collecté sera utilisé pour des projets de reconstruction de structures d'accueil dans le Nord-Est du pays et favorisant particulièrement l'autonomie des femmes.

Des sets de crayons sont disponibles au local de Femmes solidaires du Rhône, 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème.

mercredi 11 mai 2011

18:29

Communiqué commun

Le viol la semaine dernière d’une jeune fille de 14 ans par 4 adolescents à peine plus âgés et sous le regard d’une dizaine d’autres dont certains ont filmé la scène est pour nous, associations féministes de terrain, un acte insupportable et condamnable. Il est révélateur, une fois de plus, des violences sexistes et des rapports de dominations qui persistent entre filles et garçons.

Les violences subies par la victime ne peuvent ni ne doivent être remises en cause ou minimisées : tout acte sexuel forcé et imposé est un viol.

Chaque année, en France, plus de 75 000 femmes (205 par jour) sont violées et seules 10% des victimes portent plainte. Il reste très difficile d’oser en parler parce que la parole des victimes n’est pas entendue. « La honte doit changer de camp »

La justice doit faire son travail dans cette affaire. Il est aussi nécessaire que les élus, pouvoirs publics, services sociaux, enseignants, parents et associations de notre département se mobilisent pour lutter contre ces faits inadmissibles et les prévenir. Il ne sera possible de changer les mentalités et les comportements qu’en proposant, dès le plus jeune âge et tout au long de la scolarité, une éducation non sexiste et non violente, porteuse des valeurs d’égalité, de respect, de mixité, de tolérance. La loi du 9 juillet 2010 contre les violences faites aux femmes, en introduisant la prévention des violences dans le code de l’éducation, nous en donne la possibilité.

Pour permettre à tous les enfants et à tous les jeunes de bénéficier de séances d’éducation à la sexualité et de prévention des violences sexistes, il est indispensable de donner des moyens suffisants aux associations et institutions qui ont en charge ces missions.

Il est également impératif de développer de véritables campagnes nationales contre le viol.

Femmes Contre les Intégrismes, Femmes solidaires du Rhône, Filactions, Planning Familial du Rhône

mardi 10 mai 2011

07:16

Nouveau numéro de Clara magazine

samedi 7 mai 2011

05:42

Que les hommes et les femmes soient belles ! signez la pétition

« Le masculin l’emporte sur le féminin. » Cette règle de grammaire apprise dès l’enfance sur les bancs de l’école façonne un monde de représentations dans lequel le masculin est considéré comme supérieur au féminin. En 1676, le père Bouhours, l’un des grammairiens qui a œuvré à ce que cette règle devienne exclusive de toute autre, la justifiait ainsi : « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte. »

Pourtant, avant le 18e siècle, la langue française usait d’une grande liberté. Un adjectif qui se rapportait à plusieurs noms, pouvait s’accorder avec le nom le plus proche. Cette règle de proximité remonte à l’Antiquité : en latin et en grec ancien, elle s’employait couramment.

Plus récemment, l’éminente linguiste, Josette Rey-Debove, l’une des premières collaboratrices des dictionnaires Le Robert, disait à ce sujet : « J’aime beaucoup la règle ancienne qui consistait à mettre le verbe et l’adjectif au féminin quand il était après le féminin, même s’il y avait plusieurs masculins devant. Je trouve cela plus élégant parce qu’on n’a pas alors à se demander comment faire pour que ça ne sonne pas mal. »

335 ans après la réforme sexiste de la langue, nous appelons chacun-e à révolutionner les écrits, les correcteurs d’orthographe et nos habitudes en appliquant la règle de proximité !

Nous demandons à l’Académie française de considérer comme correcte cette règle qui dé-hiérarchise le masculin et le féminin et permet à la langue une plus grande liberté créatrice.

A l’initiative de : L’égalité, c’est pas sorcier ! - La Ligue de l’enseignement - Le Monde selon les Femmes - Femmes Solidaires

Pour signer la pétition, c'est ici

mercredi 27 avril 2011

16:57

Femmes solidaires demande aux pouvoirs publics d’agir pour l’égalité professionnelle et salariale

Selon le classement 2010 du Forum Economique Mondial (organisateur du Forum de Davos), la France se classe en 127ème position du point de vue de l’égalité professionnelle et salariale, derrière de nombreux pays considérés comme moins développés. Une honte pour notre pays qui revendique l’égalité dans sa devise !

En France, les salaires annuels moyens des femmes travaillant dans les secteurs privé ou semi-public sont inférieurs de 19% à ceux des hommes.
30% des travailleuses françaises ont un emploi à temps partiel contre 6% des travailleurs ; en 2009, les femmes représentaient 82% des salariés à temps partiel.
20% des femmes touchent le SMIC ; les hommes ne sont que 10%.

Ces quelques chiffres, auxquels pourraient s’ajouter ceux relatifs à l’accès à la formation continue ou au montant des pensions de retraite, sont parfaitement représentatifs de la situation inacceptable des femmes dans le monde du travail.

Femmes solidaires demande donc, une nouvelle fois, aux pouvoirs publics de mettre en place des actions concrètes dont :
- la revalorisation des bas salaires et des professions où les femmes sont majoritairement présentes,
- l’obligation pour les entreprises, sous peine de sanction, d’attribuer une part significative de leurs budgets de formation aux salariés les moins qualifiés et les plus précaires qui sont majoritairement des femmes,
- l’interdiction du recours au travail à temps partiel si la création d’emplois à temps complet est
possible,
- l’obligation d’une représentation proportionnelle de chaque sexe dans les IRP - Institutions Représentatives du Personnel- par rapport à leur poids dans le corps électoral (préconisation du rapport de Brigitte Grésy remis au Ministre du Travail en juillet 2009),
- la révision du mode de calcul des retraites, demandée par la Halde, sur la base des 100 meilleurs trimestres plutôt que des 25 meilleures années afin de tenir compte des interruptions de carrière des femmes.

Femmes solidaires appelle aussi à se mobiliser sur ce sujet partout en France à l’occasion des défilés du 1er mai.