mardi 26 juin 2012

15:25

Femmes solidaires soutient la déclaration de la Ministre des Droits des Femmes

Femmes solidaires salue avec respect la déclaration de Madame la Ministre des Droits des Femmes qui souhaite se donner les moyens d’abolir le système prostitueur.

Tout comme Madame Vallaud-Belkacem qui déclare que « les prostituées, (…) sont d’abord des victimes de violences de la part des réseaux de proxénètes », Femmes solidaires a toujours fermement affirmé que la prostitution est une violence faites aux femmes et s’est toujours positionnée pour l’abolition du système prostitueur dont les femmes sont les premières victimes.

La détermination de Madame Najat Vallaud-Belkacem à lutter contre ce fléau est dans la droite ligne de la position du parlement le 6 décembre dernier qui a réaffirmé la position abolitionniste de la France.
L’abolition du système prostitueur participe de l’égalité entre les femmes et les hommes et, forte de cette conviction, Femmes solidaires s’engage à apporter son soutien et son expérience à tout travail qui visera à abolir cette violence.

lundi 11 juin 2012

19:35

Turquie : Appel à la solidarité nationale et internationale


Femmes solidaires a été alertée par des féministes turques de la remise en cause du droit à disposer de son corps.

Comparant l’avortement à un crime, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan compte restreindre les conditions d’interruption volontaire de grossesse. Avec la collaboration du ministre de la santé, il cherche à réduire le délai de l’Ivg à quatre semaines, au lieu de dix, ce qui rend sa pratique quasiment impossible. Il met aussi en cause la césarienne qui diminuerait la fertilité et fait pression pour que chaque femme ait au moins trois enfants. 

A la suite de ces évènements, nous souhaitons manifester notre très grande inquiétude. Sans cesse remis en cause et menacé à travers le monde, le droit à disposer de son corps est un droit fondamental. Il faut dépasser le stade de la vigilance pour agir. Si la Turquie régresse sur ce droit là, ce sont toutes les femmes de la région qui seront touchées et les idées conservatrices s’en trouveront renforcées. Notre solidarité avec les féministes turques est donc profonde. 

Nous souhaitons interpeller le gouvernement français sur cette situation inacceptable. Il faut agir sur la scène européenne et internationale pour préserver les droits des femmes turques et de toutes les femmes.

Le journal indépendant  Bianet a lancé une campagne intitulée "mon corps, ma décision". Des photos de femmes et d'hommes posant avec différents slogans sont recueillies sur le site benimkararim (signifiant « ma décision »). Femmes solidaires appelle vivement toutes celles et tous ceux qui le peuvent à participer à cette campagne. 

Une pétition est aussi en ligne ici

samedi 26 mai 2012

15:55

Handball féminin et pétition "A la télé pas de filles hors-jeu"

mercredi 23 mai 2012

14:50

Loi contre le harcèlement sexuel : 2 ministres rencontrent des associations féministes


Le lundi 21 mai 2012, a eu lieu dans les locaux de l’AVFT une réunion de travail entre Najat Vallaud Belkacem, Ministre des Droits des Femmes, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, les associations AVFT, Marche Mondiale des Femmes, Femmes solidaires, CLASCHES et une avocate spécialisée.
Cette démarche, initiée par les deux ministres, est à la fois historique et à la hauteur des enjeux politiques, juridiques et humains soulevés par le harcèlement sexuel et l’abrogation du délit. Lors d’un échange de plus d’une heure, nous avons : 
  • Evoqué l’impact de l’abrogation du délit français de harcèlement sexuel sur les droits des femmes à travers le monde 
  • Défendu la proposition de loi de l’AVFT dans son intégralité 
  • Expliqué pourquoi les deux propositions de loi déjà déposées par des sénateurs, sans aucune concertation avec les associations spécialisées, sont inacceptables 
  • Demandé la possibilité de mettre en cause la responsabilité conjointe du sous-traitant et de la société qui y fait appel, en cas de harcèlement sexuel commis sur une salariée du sous-traitant
  • Insisté sur la nécessité de procéder aux réformes garantissant les droits des victimes de harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche
Compte tenu de nos échanges et de la nécessité de conjuguer la qualité des travaux législatifs à l’urgence de combler le vide juridique, les deux ministres se sont engagées à présenter le plus rapidement possible un calendrier des réformes.
Nous avons indiqué que nous continuerons la mobilisation engagée par les associations pour une loi conforme aux intérêts des victimes. 

vendredi 4 mai 2012

09:35

Intolérable : la loi sur le harcèlement sexuel a été abrogée !


Intolérable : la loi sur le harcèlement sexuel a été abrogée !
Nous exigeons une nouvelle loi !
20 ans après son vote, exigeons un droit juste et efficace !


Le 4 mai 2012, le Conseil Constitutionnel, saisi d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, a déclaré non conforme la loi sur le harcèlement sexuel et l’a immédiatement abrogée.

La condamnation de Gérard Ducray, ancien secrétaire d’État, ancien ministre, élu municipal, avocat, condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre de trois femmes en mars 2011 est, par conséquent, annulée, ainsi que toutes les procédures pénales en cours.

Pour la première fois dans l’histoire des luttes féministes, une loi est abrogée vingt ans après avoir été votée et alors même que l’AVFT avait alerté les pouvoirs publics sur sa non-conformité à la Constitution et sur son inefficacité pour les victimes.

Jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle loi, les victimes sont abandonnées par la justice. Le message d’impunité ainsi adressé aux harceleurs est révoltant.

Le Conseil Constitutionnel : Article 1er.- L'article 222-33 du code pénal est contraire à la Constitution. Article 2.- La déclaration d'inconstitutionnalité de l'article 1er prend effet à compter de la publication de la présente décision dans les conditions fixées au considérant 7. Article 3.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l'article 23-11 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée. Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 3 mai 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.


Nous, associations et collectifs féministes, organisations syndicales, partis politiques soussignés, 
exigeons une réforme des dispositions juridiques relatives au harcèlement sexuel.
 

NOUS NOUS MOBILISERONS JUSQU'A CE QU’ELLE SOIT RÉALISÉE !

Premières signatures : Marche Mondiale des Femmes, Femmes Solidaires, AVFT Libres et Egales, Collectif National Droits des Femmes, ,Collectif Féministe contre le Viol Elues contre les Violences faites aux Femmes, le Clasches, AG de féministes et de lesbiennes, Union syndicale Solidaires, Association Droits des Femmes XXème, L’Égalité c’est pas sorcier, la CLEF, la Gauche anticapitaliste…

jeudi 26 avril 2012

19:05

Femmes solidaires demande au futur président que l’égalité femmes-hommes au travail soit une priorité de son mandat

Selon le classement 2011 du Forum Economique Mondial (organisateur du Forum de Davos), la France se classe en 131ème position du point de vue de l’égalité salariale entre femmes et hommes, derrière de nombreux pays considérés comme moins développés. Et cette situation empire puisque notre pays a perdu 4 places par rapport au classement 2010 !
Une belle manière de fêter les 40 ans de la loi de 1972 instaurant l’égalité de salaires pour un travail égal !

En France, le salaire mensuel moyen net des femmes travaillant à temps complet dans les secteurs privé ou semi-public est inférieur de 20% à celui des hommes.
30% des travailleuses françaises ont un emploi à temps partiel contre 6,7% des travailleurs ; en 2010, les femmes représentaient plus de 80% des salariés à temps partiel.
20% des femmes touchent le SMIC ; les hommes ne sont que 10%.

Ces quelques chiffres, auxquels pourraient s’ajouter ceux relatifs à l’accès à la formation continue ou au montant des pensions de retraite, sont parfaitement représentatifs de la situation inacceptable des femmes dans le monde du travail.

Femmes solidaires demande donc au futur Président de la République de mettre en place de toute urgence des actions concrètes dont :
- la revalorisation des bas salaires et des professions où les femmes sont majoritairement présentes,
- l’obligation pour les entreprises, sous peine de sanction, d’attribuer une part significative de leurs budgets de formation aux salariés les moins qualifiés et les plus précaires qui sont majoritairement des femmes,
- l’interdiction du recours au travail à temps partiel si la création d’emplois à temps complet est possible,
- la régularisation de toutes les travailleuses sans papier,
- l’obligation d’une représentation proportionnelle de chaque sexe dans les IRP par rapport à leur poids dans le corps électoral (préconisation du rapport de Brigitte Grésy remis au Ministre du Travail en juillet 2009),
- la révision du mode de calcul des retraites, demandée par la Halde, sur la base des 100 meilleurs trimestres plutôt que des 25 meilleures années afin de tenir compte des interruptions de carrière des femmes.

Femmes solidaires appelle aussi à se mobiliser sur ce sujet partout en France à l’occasion des défilés du 1er mai.

dimanche 22 avril 2012

15:19

La prostitution, un acte banal ?


On le pense, on le dit, l’actualité nous en donne parfois l’impression.

Le Mouvement du Nid, avec ses partenaires dont Femmes solidaires, vous invite à y réfléchir et à en débattre librement autour du film Slovenian Girl

 
Histoire d’une jeune étudiante slovène qui adopte cette activité pour financer son appartement et une vie plus confortable que celle que son père peut lui procurer. Elle découvre et vit alors la face cachée de la prostitution, qu’elle ne soupçonnait pas. Nous la suivons de l’intérieur, sans spectacle inutile. Une fiction forte, qui colle sobrement à la réalité.


le mercredi 25 avril 2012, à 20h, au cinéma Cifa Saint-Denis,
77, grande rue de la Croix Rousse, Lyon 4ème
(entrée 5 €)


Le film sera suivi d’un échange avec la salle, animé par le Mouvement du Nid et ses partenaires, autour de quelques questions tirées du film, entre autres : le vécu réel de la prostitution, ses multiples facettes, ses conséquences sociales et personnelles…

mardi 17 avril 2012

16:22

Honduras : une proposition de loi prévoyant d’emprisonner les femmes qui prennent la pilule du lendemain …

Le Honduras pourrait adopter dans quelques jours une loi extrémiste qui prévoit d’emprisonner les adolescentes qui ont pris la pilule du lendemain, y compris les victimes de viol. Mais nous pouvons bloquer cette loi et garantir aux femmes le droit d’éviter une grossesse non-désirée.

Certains membres du Congrès reconnaissent que cette loi — qui prévoit aussi d’emprisonner les médecins et toute personne qui procure la pilule — est excessive, mais ils subissent les pressions du puissant lobby religieux qui prétend à tort que prendre la pilule du lendemain est un avortement. Seul le chef du Congrès, candidat à la présidence du pays et qui se soucie de sa réputation à l’étranger, peut empêcher cela. Si nous mettons maintenant la pression sur ses épaules, nous pouvons enterrer cette loi rétrograde.

Le vote peut avoir lieu n’importe quel jour — montrons au Honduras que le monde ne restera pas passif tandis qu’il emprisonne les femmes qui prennent des contraceptifs, même les victimes d’agressions sexuelles. Signez la pétition urgente appelant le président du Congrès hondurien à défendre les droits des femmes. Avaaz collaborera avec des associations féministes locales pour remettre notre appel massif en mains propre

Quelques pays, dont le Honduras, ont interdit la pilule contraceptive d’urgence qui retarde l’ovulation et empêche une grossesse — comme un contraceptif ordinaire. Mais si cette proposition de loi est adoptée, le Honduras sera le seul Etat au monde à punir la prise et la vente de contraceptifs d’urgence d’une peine de prison. Toute personne — adolescentes, victimes de viols, médecins — reconnue coupable d’avoir vendu ou pris la pilule du lendemain pourrait finir derrière les barreaux, alors qu’une telle sanction est prohibée par les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé.

En Amérique latine, il y a déjà trop de lois sévères qui entravent les droits des femmes en matière de reproduction. Le Congrès hondurien avait déjà adopté cette mesure draconienne en avril 2009, mais à peine un mois plus tard le président d’alors, José Manuel Zelaya, avait cédé à la pression des militants et mis son veto. Après avoir renversé Zelaya du pouvoir, le nouveau régime a voulu en découdre avec les procédures judiciaires du pays et imposé le retour du projet de loi devant le Congrès.

Le temps nous est compté, mais nous pouvons stopper cette horrible proposition de loi. Le Congrès aura le dernier mot sur la question et le gouvernement ne souhaite pas mettre en péril sa réputation mondiale déjà fragilisée. Demandons au président du Congrès de ne pas faire du Honduras le pays d’Amérique latine le plus répressif envers les femmes. Signez la pétition urgente

La contraception d’urgence est partout vitale pour les femmes, a fortiori dans les régions du monde où les violences sexuelles contre les femmes sont endémiques, où il y a des taux élevés de grossesses non-désirées et un accès limité aux contraceptifs. Tenons-nous aux côtés des Honduriennes et aidons-les à repousser cette proposition de loi.
Avec espoir et détermination,
Alex, Laura, Dalia, Alice, Emma, Ricken, Maria Paz, David et toute l’équipe d’Avaaz

mardi 3 avril 2012

09:06

Stop à l'impunité maintenant, justice pour les victimes

A la lumière des rebondissements de l’affaire DSK, une dizaine d’organisations internationales des droits des femmes et des droits humains ont lancé le 24 mars 2012 depuis l’Assemblée Nationale à Paris une campagne internationale pour mettre fin à l’impunité et l’immunité dans les cas de crimes, abus, et violences sexistes et sexuelles.

Le partage d'expériences, de réflexions et d'analyses d'expertes, croisées avec des témoignages venus de Djibouti, de France, de Guinée, d’Italie, du Maghreb, du Nigéria, de Norvège, des USA a permis de mettre en lumière les difficultés à obtenir justice pour les victimes de violences sexistes et sexuelles, pour mettre enfin un terme à l’impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes, quel que soit leur statut social, et pour certains, l’immunité que leur statut leur confère.


Les textes internationaux ou nationaux, comportent souvent des failles permettant aux auteurs de ces crimes de continuer à vivre en toute impunité, tandis que les victimes sont renvoyées au silence, stigmatisées, invisibles.

Des lois iniques autorisent les auteurs de viol, à épouser leur victime pour « protéger l’honneur de la famille ». Le récent suicide d’Amina, au Maroc, a mis en lumière les conséquences effroyables de telles lois.

Les crimes commis publiquement dans le stade de Conakry en Guinée (28 septembre 2009), avec une férocité inouïe, sont toujours impunis et certains de leurs auteurs occupent aujourd’hui des postes de pouvoir. Il en va de même à Djibouti, et en tous autres lieux où les abus sexuels commis par les forces de maintien de la paix se poursuivent en tout impunité. En Europe dernièrement, des personnalités en vue telles que Silvio Berlusconi ou Dominique Strauss-Kahn ont bénéficié de la complicité tacite d’une culture ayant favorisé des siècles durant le passage à l’acte.

L’impunité ne concerne pas uniquement les auteurs en position de pouvoir politique, mais est largement répandue dans toutes les sphères sociales et culturelles. La légitimation de l’accès marchand au corps des femmes par la prostitution, la non protection des victimes de violences domestiques, les discriminations sexistes, le « paternalisme lubrique » etc… font partie du continuum des violences, malgré les résolutions de la Conférence mondiale pour les droits des femmes sous l’égide de l’ONU (Pékin 1995), et de la Convention contre les discriminations à l’encontre des femmes de 1979, ratifiée par l’ensemble des Etats.

Nous lançons dès ce jour, une vaste campagne internationale, avec des relais dans différents pays. Un site web sera prochainement créé pour recueillir analyses et témoignages. Nous organiserons une tournée dans de nombreux pays, jusqu’au point d’orgue de New York en mars 2013, pour la Commission sur le statut des femmes de l’ONU, dont le thème sera les violences à l’encontre des femmes.
 
Stop à l'impunité maintenant - Stop Impunity now
Justice pour les victimes - Justice for the victims

Comité justice pour Nafisatou Diallo, la Coalition Against Trafficking in Women (CATW), le Comité des Guinéens de France, Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité, Commission pour l’abolition des mutilations sexuelles (Cams), Fédération des ligues démocratiques des femmes du Maroc, Femmes Solidaires, Forum Femmes Méditerranée, Iroko Onlus Italie, la Ligue du droit international des femmes (LDIF), The Women’s front of Norway.