mercredi 27 avril 2011

16:57

Femmes solidaires demande aux pouvoirs publics d’agir pour l’égalité professionnelle et salariale

Selon le classement 2010 du Forum Economique Mondial (organisateur du Forum de Davos), la France se classe en 127ème position du point de vue de l’égalité professionnelle et salariale, derrière de nombreux pays considérés comme moins développés. Une honte pour notre pays qui revendique l’égalité dans sa devise !

En France, les salaires annuels moyens des femmes travaillant dans les secteurs privé ou semi-public sont inférieurs de 19% à ceux des hommes.
30% des travailleuses françaises ont un emploi à temps partiel contre 6% des travailleurs ; en 2009, les femmes représentaient 82% des salariés à temps partiel.
20% des femmes touchent le SMIC ; les hommes ne sont que 10%.

Ces quelques chiffres, auxquels pourraient s’ajouter ceux relatifs à l’accès à la formation continue ou au montant des pensions de retraite, sont parfaitement représentatifs de la situation inacceptable des femmes dans le monde du travail.

Femmes solidaires demande donc, une nouvelle fois, aux pouvoirs publics de mettre en place des actions concrètes dont :
- la revalorisation des bas salaires et des professions où les femmes sont majoritairement présentes,
- l’obligation pour les entreprises, sous peine de sanction, d’attribuer une part significative de leurs budgets de formation aux salariés les moins qualifiés et les plus précaires qui sont majoritairement des femmes,
- l’interdiction du recours au travail à temps partiel si la création d’emplois à temps complet est
possible,
- l’obligation d’une représentation proportionnelle de chaque sexe dans les IRP - Institutions Représentatives du Personnel- par rapport à leur poids dans le corps électoral (préconisation du rapport de Brigitte Grésy remis au Ministre du Travail en juillet 2009),
- la révision du mode de calcul des retraites, demandée par la Halde, sur la base des 100 meilleurs trimestres plutôt que des 25 meilleures années afin de tenir compte des interruptions de carrière des femmes.

Femmes solidaires appelle aussi à se mobiliser sur ce sujet partout en France à l’occasion des défilés du 1er mai.

mardi 29 mars 2011

18:35

Femmes solidaires appelle les femmes à se mobiliser pour sauver leur système hospitalier

La mise en œuvre actuelle de la loi HPST (Hôpital Patient Santé Territoire) entraine de nombreuses conséquences néfastes pour les femmes sur tout le territoire français, entre autres :
- réduction du nombre des maternités de proximité,
- fermetures de centres d’interruption volontaire de grossesse,
- regroupement de services dans les grands centres hospitaliers.
Ces mesures touchent en priorité les populations les plus pauvres et précaires qui sont majoritairement des femmes.

Cette loi s’accompagne aussi de restructurations et de diminutions d’effectifs dans les hôpitaux publics. Une nouvelle fois, les femmes sont en première ligne puisqu’elles représentent la majorité du personnel hospitalier ! Une partie d’entre elles va perdre son emploi pendant que l’autre partie devra soigner des patients plus nombreux avec des moyens diminués !

Patientes ou travaillant dans la fonction publique hospitalière, les femmes sont donc les plus impactées par la loi HPST.

Femmes solidaires demandent à toutes les femmes d’agir pour conserver leur droit à bénéficier d’un système hospitalier public décent, respectueux des patient-e-s et des personnels, égalitaire.
Pour cela, l’association leur propose de se joindre aux manifestations organisées partout en France le samedi 2 avril 2011.

A Lyon, elle partira à 15h de la place Guichard.

vendredi 18 mars 2011

08:25

Nouveau numéro de Clara magazine

Les femmes et le sport à la une de Clara magazine

Et aussi des articles sur la réouverture du centre IVG de Tenon (Paris), l'impact qu'aurait l'autorisation d'aidants sexuels en France, la situation des femmes au Guatemala...

Bonne lecture !

samedi 12 mars 2011

15:08

Petit traité de féminisme à l’usage du Président de la République

Suite aux propos tenus par Nicolas Sarkozy le 8 mars sur la journée internationale des droits des femmes, Caroline De Haas, porte parole d’Osez le féminisme, Carine Favier, Présidente du Planning Familial et Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires adressent au Président de la République une lettre ouverte.

Elles dénoncent le décalage entre les propos de Nicolas Sarkozy et le quotidien de millions de femmes qui subissent encore chaque jour les inégalités. Elles s’inquiètent également de l’absence de politiques publiques ambitieuses en matière d’égalité femmes - hommes et soulignent les reculs en cours (retraite, IVG, petite enfance…).

Lire la lettre ici

mardi 8 mars 2011

09:39

Pour un droit universel des femmes et des filles à l’éducation

Communiqué de Femmes solidaires

A l’occasion du 101ème anniversaire de la Journée Internationale des Femmes, Femmes solidaires tient à rappeler l’importance de lutter pour l’universalité des droits des femmes. Il est nécessaire que les droits fondamentaux, tels que l’égalité, le droit à vivre sans violence ni domination, à disposer de son corps et à vivre dignement, soient une réalité partout dans le monde.

Femmes solidaires souhaite particulièrement insister sur un autre droit fondamental et universel auquel les femmes et les filles doivent avoir accès : le droit à l’éducation. En effet, si la part des enfants scolarisés ne cesse de progresser dans le monde, elle reste moins importante chez les filles.

Toutefois, l’accès à l’éducation n’est pas une fin en soi ; celle-ci perpétue souvent les stéréotypes et les rapports de domination. Aussi, Femmes solidaires demande que soient mises en place, en France notamment, des réflexions et actions pour le développement d’une réelle éducation non sexiste.

L’éducation des plus jeunes ne concerne pas seulement l’Education Nationale et les familles mais la société dans son ensemble ; chacun-e d’entre nous, élu-e politique, personne publique, syndicaliste, représentant-e d’association ou individu-e, peut agir à son échelle et avec ses moyens. Quelques exemples :

  • Amener à s’interroger à toutes les échelles sur les rapports de dominations qui sévissent de façon insidieuse dans un groupe entre les garçons et les filles (dans les prises de décisions, de paroles, prises en charge de l’activité…),
  • Créer des observatoires du respect entre les filles et les garçons dans toutes les structures éducatives, clubs de loisirs et le monde scolaire,
  • Allouer des subventions uniquement aux associations ou clubs sportifs proposant les mêmes activités pour les filles et les garçons ou des activités mixtes,
  • Mettre en avant auprès des jeunes des personnes exerçant un métier considéré comme genré (femmes travaillant dans le secteur du bâtiment, hommes travaillant dans l’accueil de la petite enfance,…),
  • Promouvoir des maisons d’édition proposant des livres et encyclopédies non sexistes pour enfants,
  • Faire prendre conscience aux enfants de l’existence des violences faites aux femmes et leur donner les outils pour les combattre…

dimanche 6 mars 2011

13:12

Moi ma belle


Pour la Journée Internationale des Femmes, le comité Femmes solidaires de Vaulx en velin - Décines vous invite mardi 8 mars à 14h à la projection du film documentaire "Moi ma belle" suivie d'un débat au cinéma Les Amphis, rue Pierre Cot.