samedi 25 février 2017
vendredi 17 février 2017
mercredi 15 février 2017
Ce que nous dit le crime perpétré à l’encontre du jeune Théo est que lorsqu’un homme veut humilier et dominer un autre homme, il a recours au même type de brutalité que pour une femme : le viol. Ce que nous disent la société et les médias sur ce crime est que lorsqu’une victime dénonce le viol subi, celui-ci est trop souvent déqualifié en agression sexuelle. Ainsi, depuis 15 jours, les médias et les experts dénoncent les violences policières subies par le jeune homme. Très peu d’entre eux ont le courage de nommer le crime qui, s’il est retenu, pourrait faire condamner le policier auteur à 15 ans de réclusion criminelle. La réclusion peut aller jusqu’à 20 ans, l’auteur étant dépositaire de l’autorité. L’a-t-il traité de « pédé » ? Crime homophobe. Ou de « salope » ? crime sexiste… Bien sûr qu’une démocratie ne peut accepter les violences policières comme un acte de justice vite prononcé, vite exécuté. Mais l’intention et l’acte d’introduire un objet dans le rectum d’un jeune garçon restent un crime bien plus grave qu’une perte de sang froid meurtrière dans un contrôle d’identité.
Les féministes doivent nommer à chaque fois que l’on parle de Théo ce crime sexiste dont il a été victime, le nommer pour ce qu’il est, un viol : Viol : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise. » selon le code pénal.
En plus de la blessure physique que gardera ce jeune homme, il devra affronter l’humiliation, la peur. L’auteur d’un viol ne cherche pas seulement à brutaliser sa victime, il cherche à la dominer à porter durablement atteinte à son intégrité psychique et physique. Que la victime soit un homme ou une femme, le viol est le crime des lâches, le crime de ceux qui se sauvent en pensant qu’ils ne craignent rien, que l’impunité sera toujours leur meilleur allié.
Comme toutes les violences, les viols sont le résultat du continuum des violences sexistes. Pour les garçons, ça commence souvent par des blagues homophobes, ça se termine par des sévices, des tortures, des crimes. Le viol n’est que le stade le plus violent, le plus traumatisant d’une homophobie latente qui prend sa source dans des dizaines de blagues articulées autour du mot « enculé » avec lequel on éduque les garçons à la virilité.
Théo n’est pas seulement victime de violences policières, de délit de faciès, de violences sexistes. Les féministes sont là pour vous le rappeler. Théo est la proie du sexisme ordinaire, la « victime collatéral » des violences patriarcales quotidiennes.
Ne fermons pas les yeux sur ce crime. Le silence torture, l’impunité tue, l’invisibilité condamne à revivre perpétuellement les mêmes crimes.
lundi 30 janvier 2017
lundi 23 janvier 2017
lundi 16 janvier 2017
lundi 9 janvier 2017
mercredi 7 décembre 2016
Depuis la tentative de coup d’État du 15 juillet
2016, une répression
massive et violente est mise en place par le gouvernement d' Erdogan.
Persécuté-es, emprisonné-es, torturé-es... leurs droits sont bafoués. L’établissement de l’état d’urgence permet désormais au Conseil des ministres de gouverner par décret en suspendant l’obligation du respect de la Convention européenne des droits de l’Homme. Au lendemain du 15 juillet, 50 000 fonctionnaires ont été arrêté.e.s et plus de 11 301 enseignant.e.s ont été destitués.e.s de leurs fonctions.
Persécuté-es, emprisonné-es, torturé-es... leurs droits sont bafoués. L’établissement de l’état d’urgence permet désormais au Conseil des ministres de gouverner par décret en suspendant l’obligation du respect de la Convention européenne des droits de l’Homme. Au lendemain du 15 juillet, 50 000 fonctionnaires ont été arrêté.e.s et plus de 11 301 enseignant.e.s ont été destitués.e.s de leurs fonctions.
Les femmes sont les premières victimes car elles occupent une place centrale dans l'opposition.
Depuis
2014, Erdogan s’attaque aux droits des femmes et des minorités et applique une
conception essentialiste du rôle des femmes.
Femmes solidaires du Rhône est signataire de l'appel au rassemblement
Dimanche 11 décembre à 15h30 devant le Consulat de Turquie, 87 rue Pierre Seize, Lyon 6ème
mercredi 30 novembre 2016
Les femmes djiboutiennes luttent depuis plus de 25 ans, contre les
viols commis par l’armée djiboutienne dans le Nord et le Sud-Ouest du
pays. Ces viols sont utilisés comme arme de guerre, portent atteinte à
l’intégrité des femmes et à leur dignité humaine et traumatisent
profondément les populations, particulièrement dans les zones pauvres et
rurales. En mars 2016, toujours dans l’impunité la plus totale, des
militaires djiboutiens ont violé des femmes.
Le 12 mai 2016, après deux grèves de la faim, le Comité des Femmes Djiboutiennes contre le Viol et l'Impunité (COFEDVI) avec Femmes solidaires et soutenu par de nombreuses autres associations au niveau européen, obtiennent une résolution du parlement européen 2016/2694(RSP) qui dénonce avec fermeté ces viols et invite les Nations Unies à enquêter sur les violences faites aux femmes à Djibouti. Contre l’impunité dont profitent les agresseurs, soutenons les femmes djiboutiennes en lutte pour la justice, le respect de leur intégrité et leur dignité.






