mardi 9 octobre 2012

08:48

Les femmes face au Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance

En cet automne 2012, le Parlement, l’Assemblée nationale puis le Sénat, examineront le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dit TSCG, traité signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en décembre 2011.

Durant la campagne 2012, le candidat François Hollande s’était engagé à la renégociation de ce traité. Conscientes des efforts développés par le gouvernement, les féministes que nous sommes jugeons les modifications obtenues par le Président insuffisantes.

Depuis le débat sur le projet de constitution européenne qui donna lieu au référendum de 2005, nous n’avons jamais cessé de demander un alignement par le haut des droits des femmes en Europe. Ainsi, le TSCG ne répond pas au projet de société féministe pour lequel nous œuvrons chaque jour avec les femmes de toutes les régions de notre pays.

Sur le plan économique, ce traité est un fléau pour les femmes qui, nous le rappelons, constituent 80 % des pauvres en France et dans le monde. Nous ne pouvons nous contenter de donner aux femmes comme réponses à leurs maux, l’accélération des politiques d’austérité qui risquent de porter un coup fatal à leur autonomie et à leur émancipation, tout en étant inefficaces. Le système financier mondial et européen actuellement géré par les banques, détériore notre industrie, ferme nos entreprises et nos usines pour contenter certains actionnaires. Le gouvernement doit reconnaitre que la sauvagerie de ce système n’est pas dû à ses excès mais bien à son fonctionnement intrinsèque. Ce traité, qui favorise le monde de la finance, condamne les familles, les femmes à vivre pour des décennies dans la pauvreté et la désespérance. Dans certaines des villes où nous avons des associations, le chômage atteint 50 %. Que fera ce traité pour l’avenir des femmes de ces villes sinistrées ?

Sur le plan social, alors que les services publics constituent un réel soutien pour les femmes, les règles financières de ce traité prévoit la réduction du déficit public à 3%, imposant la gestion de ces services comme des services marchands. Ils ne tiendraient plus compte des besoins des femmes en matière d’accueil de la petite enfance, d’encadrement à l’Ecole, de santé publique, d’accès notamment à l’IVG et à la contraception. Nous craignons également de graves attaques sur les dispositifs de prévention (violences, addictions, planification, dépistages, obésité…), dispositifs publics indispensables à l’épanouissement des femmes.

Sur le plan démocratique, en transférant des pouvoirs de décision à la commission européenne, organisme non élu par les peuples, ce traité prévoit un système de contrôle des politiques budgétaires de chaque pays au mépris de leurs parlements nationaux et donc de la souveraineté des électrices et électeurs. Depuis sa création, notre association a toujours œuvré pour que toutes et tous puissent exercer librement et sans contrainte leur citoyenneté à travers le scrutin. Nous ne pouvons accepter cette attaque d’un droit constitutionnel. Nous nous positionnons naturellement pour un référendum. Nous devons entendre les électrices et électeurs sur cette question fondamentale pour notre avenir. Notre gouvernement doit être à l’initiative d’un débat qui précédera le référendum. En tant que mouvement d’éducation populaire, nous y participerons et engagerons les femmes de notre réseau à y être présentes.

Sur le plan environnemental, ces dispositions budgétaires réduiraient considérablement nos chances d’accéder à des politiques de développement durable. En effet, en livrant la planification écologique à la logique financière (il n’y a aucune raison qu’elle y échappe), nous nous trouverons esclaves de la notion de rentabilité en matière de production et maitrise d’énergie, d’agro-alimentaire ou d’agriculture. Les femmes, notamment dans les foyers monoparentaux, veulent nourrir leur famille sainement, se chauffer à des coûts abordables sans porter atteinte à la planète qu’elles laisseront aux générations futures.

Nous croyons en l’Europe de la solidarité réciproque, de la coopération des femmes et non de la concurrence. Ce sont ces valeurs que nous plaçons au cœur de tous les projets que nous développons à travers le monde.

Pour toutes ces raisons, Femmes solidaires demande aux député-es et sénateurs et sénatrices de rejeter ce traité lors de son passage au Parlement et de proposer un référendum, seul acte démocratique pouvant ouvrir un large débat dans notre pays.

Femmes solidaires, Paris le 8 octobre 2012

vendredi 21 septembre 2012

09:50

Journée Internationale de la Paix

Depuis sa création (à la fin de la seconde guerre mondiale), notre Mouvement considère la paix comme l'une de ses valeurs fondamentales.

A l'occasion du 21 septembre, Journée Internationale de la Paix, des militantes du comité du Rhône participeront à le veille des Femmes en Noir sur les marches de l'Hôtel de Ville de Lyon, place des Terreaux, de 18h à 19h.

Les Femmes en Noir sont un réseau international, initié par des femmes israéliennes fin 1987 pour s’opposer à l’occupation par Israël des Territoires palestiniens et à l’oppression qu’elle engendre, elles s’opposent à toutes les formes de violences et dénoncent particulièrement celles qui touchent les femmes

 
A Lyon, elles ont débuté leurs veilles hebdomadaires le 8 mars 2002, il y a plus de 10 ans.

lundi 10 septembre 2012

16:48

Sortie du numéro 133 de Clara magazine

Dans ce nouveau numéro de Clara magazine, vous trouverez
un dossier sur les hommes féministes
un article sur les femmes algériennes à l'occasion du 50ème anniversaire de l'indépendance
un bilan des actions féministes pendant le Tour de France et les Jeux Olympiques
et bien d'autres choses encore !
Bonne lecture

lundi 3 septembre 2012

10:03

Reprise de nos permanences

Nous organisons des permanences d'accueil, d'écoute, d'accompagnement et d'intervention qui sont ouvertes à toutes les femmes :
  • à Lyon, tous les mardis, de 16h à 19h, au 218 rue Garibaldi dans le 3ème arrondissement
  • à Vaulx en Velin, le deuxième jeudi du mois de 14h30 à 16h30, Espace Carco, 20 rue Robert Desnos
  • à Saint-Priest le premier mercredi du mois de 16h à 18h, 1bis rue Laurent Bonnevay, Bel Air 1

mardi 21 août 2012

08:12

Carrefour des Associations de Saint-Priest

samedi 28 juillet 2012

mardi 17 juillet 2012

09:38

Femmes solidaires s’indigne du sort réservé aux footballeuses du monde

Le jeudi 5 juillet 2012, l’International Football Association Board (IFAB) réuni au Siège de la FIFA à Zurich a pris, selon le site officiel de la FIFA trois décisions historiques à l’unanimité. Si deux d’entre elles concernent le jeu, la troisième a une portée beaucoup plus large. « L’IFAB a convenu d’approuver à l’unanimité – de façon temporaire pour une période d’essai – le port du foulard. Le design, la couleur et le matériel autorisés seront définis et confirmés à l’issue de la réunion annuelle de travail de l’IFAB à Glasgow en octobre 2012. Actuellement, il n’existe aucune littérature médicale concernant des blessures dues au port d’un foulard et par conséquent, la décision prise aujourd’hui sera passée en revue lors de l’Assemblée générale annuelle de l’IFAB en 2014.»
Même si la FIFA souligne que les motivations à l’origine de cette autorisation ont toujours été culturelles et non religieuses, personne n’a été dupe et la presse a titré unanimement « les joueuses autorisées à porter le foulard islamique.»

La charte olympique en vigueur précise qu' «Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique
La Fédération Française de Football quant à elle a immédiatement réagi en interdisant le port du voile pour le football féminin en France en rappelant son souci de respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité qui prévalent dans notre pays.

Nous nous félicitons de la prise de position de la FFF sur ce point, sans oublier que nous sommes encore loin d’une égalité de traitement entre le «Foot» et le «foot féminin». Mais nous condamnons fermement la position adoptée par l’IFAB qui enfreint une règle fondamentale du sport, la neutralité interdisant toute expression politique ou religieuse. L’IFAB a accepté les exigences des régimes islamistes qui veulent perpétuer à travers le sport la stigmatisation du corps des femmes. Cette décision loin de se limiter au monde sportif, acceptant le relativisme des règles internationales, met en danger les femmes des pays musulmans qui tentent de résister en respectant la règle universelle.

Parce que nous aimons le sport, parce que nous aimons le sport féminin, nous seront présentes le jeudi 19 juillet au stade Charlety à 17 h pour le dernier match de l’équipe de France féminine de football avant son départ pour les Jeux Olympiques de Londres. Nous leur souhaitons d’aller le plus loin possible, de jouer en femmes libres un football de haut niveau qui nous donnera autant de plaisir qu’elles en prennent sur le terrain.

dimanche 15 juillet 2012

21:05

En route pour Londres