Vous pouvez lire ici cette tribune parue ce jour et soutenue notamment par Femmes solidaires
samedi 8 août 2015
samedi 1 août 2015
samedi 25 juillet 2015
Femmes solidaires est signataire de ce communiqué collectif :
Le 21 juillet, le Parlement portugais a voté une loi restreignant
l’accès des femmes à l’avortement, marquant ainsi un recul sur le
terrain de la libre disposition de son corps. Nous condamnons le vote de
cette loi inique, qui non seulement marque un retour en arrière, mais
est aussi dangereuse pour la vie de milliers de femmes portugaises.
Alors que les Portugaises pouvaient depuis 2007 avorter librement et
gratuitement, elles devront dorénavant payer tous les actes médicaux
liés à l’interruption de grossesse, et se soumettre à des entretiens
préalables qui visent ni plus ni moins à les empêcher d’avorter (en
détaillant les allocations auxquelles elles pourraient prétendre en cas
de naissance).
A l’instar de l’Espagne en 2014, le Portugal est passé d’une législation progressiste à une législation réactionnaire, qui cède sous le poids des conservatismes et considère les femmes comme des êtres inférieurs, qui ne sauraient prendre une décision de manière libre et éclairée. Nous le rappelons, encore et toujours : une femme qui veut avorter sait ce qu’elle fait. Tenter de l’empêcher de le faire est une violence.
Les avortements clandestins tuent 47000 femmes par an dans le monde. Sur 46 millions d’avortements réalisés chaque année, 20 millions le sont dans des conditions illégales et dangereuses. La conséquence c’est que toutes les 9 minutes, une femme meurt des suites d’un avortement clandestin (chiffres de l’OMS). Le Portugal, avec sa nouvelle législation ne va faire qu’alourdir le bilan ! Restreindre le droit d’avorter, c’est donc pousser les femmes dans la clandestinité. Les plus riches iront avorter dans des pays où c’est autorisé. Les autres devront s’en remettre aux méthodes à risque, dont on connaît trop bien les conséquences sanitaires désastreuses.
Nous nous inquiétons des nombreuses menaces qui pèsent sur
l’avortement en Europe. C’est la Pologne qui a adopté en 1993 une
législation drastique en la matière, et qui n’autorise l’avortement
qu’en cas de viol ou de risques vitaux pour la femme. C’est l’Espagne
qui a récemment restreint l’accès à l’avortement pour les mineures,
après avoir échoué dans leur tentative de le restreindre pour toutes les
femmes. C’est l’Irlande qui, malgré de très timides tentatives
d’évolutions législatives en la matière, continue de l’interdire,
condamnant ainsi des femmes littéralement à mort. C’est l’Italie,
dénoncée en 2012 par le Conseil de l’Europe, où en moyenne 70% des
médecins (voire 90 à 95% selon les régions) sont objecteurs de
conscience/évoquent l’objection de conscience pour ne pas pratiquer
d’avortement. C’est la Hongrie, dont l’actuel gouvernement finance des
campagnes anti-avortement. C’est Malte, qui l’interdit en toutes
circonstances. Les Européennes sont inégales en la matière. Allons-nous
tolérer cette situation encore longtemps ? L’Union européenne va-t-elle
continuer de faire la sourde oreille sur ce sujet ?
Le 17 janvier dernier, alors que nous célébrions les 40 ans de la loi
autorisant l’avortement en France, nous avons pris l’engagement de nous
battre pour que l’avortement soit légalisé à l’échelle de l’UE, que
toutes les femmes soient libérées du poids d’une grossesse non désirée,
partout. Le droit des femmes à disposer de leur corps ne doit plus être
l’angle mort des politiques européennes !
Des informations supplémentaires ainsi que la liste des organisations signataires sont disponibles ici.
mercredi 8 juillet 2015
Comme chaque année, nos permanences s'arrêtent durant la période estivale.
Elles reprendront début septembre.
Elles reprendront début septembre.
mercredi 17 juin 2015
Le droit à l’interruption de grossesse est-il perçu aujourd’hui comme un droit à part entière ? Comment les femmes vivent-elles le "parcours de l’IVG" ? Les politiques d’austérité dans le domaine de la santé menacent-elles le droit à l’IVG ? Quels centres d’IVG voulons-nous ?
Le Collectif de Défense de l’IVG du Rhône vous propose d’aborder toutes ces questions lors d’une projection-débat le lundi 22 juin 2015 à 19H30 au Palais du travail, 9 Place Lazare Goujon à Villeurbanne (métro Gratte-Ciel).
Projection du documentaire « IVG, 40 ans après » (2015, 52 min.)
Des femmes nous font face, elles témoignent. Elles posent un regard sur leur IVG. Elles parlent du regard des autres sur leur histoire.
Est-ce qu’aujourd’hui encore être une femme accomplie, nécessite d’être mère ?
Des médecins, gynécologues, conseillères, chercheuse, parlent des fragilités et des à-priori qui perdurent, et du nécessaire accompagnement des femmes, pour sortir l’IVG de la culpabilité, du tabou.
Quand est-ce que la pensée générale arrêtera de faire croire que l’IVG est à « éradiquer » ?
Des femmes nous font face, elles témoignent. Elles posent un regard sur leur IVG. Elles parlent du regard des autres sur leur histoire.
Est-ce qu’aujourd’hui encore être une femme accomplie, nécessite d’être mère ?
Des médecins, gynécologues, conseillères, chercheuse, parlent des fragilités et des à-priori qui perdurent, et du nécessaire accompagnement des femmes, pour sortir l’IVG de la culpabilité, du tabou.
Quand est-ce que la pensée générale arrêtera de faire croire que l’IVG est à « éradiquer » ?
Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs du film Yves Campagna et Jean-François Raynaud et des membres du Collectif de défense de l’IVG du Rhône
mardi 9 juin 2015
Femmes Solidaires, association féministe qui lutte contre
toutes formes de discriminations et de violences faites aux femmes est
profondément choquée d’apprendre que les autorités sud-africaines recommandent
la sortie de prison d’Oscar Pistorius le 21 août prochain. Ce dernier a
pourtant été reconnu coupable du meurtre de sa fiancée Reeva Steenkamp. Condamné
à 5 ans de prison, il n’effectuera finalement que 10 mois de sa peine.
Cette décision envoie un signal effroyable à la société, à la
jeunesse sud-africaine et finalement au monde sur la manière dont la justice de
ce pays considère les féminicides : leurs auteurs bénéficient comme dans
beaucoup de pays d’une quasi impunité. Lorsqu’il est permis à un homme de tuer
sa compagne et que la sanction en soit réduit à une seule assignation à
résidence au bout de 10 mois d’emprisonnement pour bonne conduite, il est tout
simplement affirmé que la vie d’une femme n’a aucune valeur. La peine encourue
en cas de meurtre est pourtant la réclusion criminelle à perpétuité en Afrique
de Sud, mais la grande popularité dont bénéficie Oscar Pistorius, athlète
professionnel très connu, ne l’a déjà que trop protégé de la justice. Après
avoir déqualifiée son acte de meurtre en homicide involontaire, la justice
vient alléger sa peine.
Convaincues de la nécessité de sanctionner sévèrement les féminicides, quels qu’en soient les auteurs, Femmes Solidaires s’oppose à ce choix grave de conséquences et dénonce la libération anticipée d’Oscar Pistorius. 5 ans de prison pour un assassinat, c’est déjà scandaleux, mais mépriser à ce point les victimes est insupportable.
vendredi 5 juin 2015
A
l’occasion de ses 70 ans, notre association organise un grand concours national
de création d’affiches sur le thème :
« UNE
= UN »
NON, le
masculin ne l’emporte pas sur le féminin.
OUI,
l’égalité entre les sexes marquée dans les mots est possible.
Alors pour
que les femmes puissent être des docteures, pompières, élues, professeures,
etc. et que les hommes puissent être des assistants paternels, des sages-hommes...
L’égalité entre les sexes est dans les mots
!
Ce concours se déroulera en 2 étapes :
- une première sélection de 2 à
3 affiches dans le Rhône par un jury composé de militantes de Femmes
solidaires du Rhône et de personnalités féministes qui se réunira autour du 10
septembre prochain ; chaque comité Femmes solidaires participant fera de
même ; 70 affiches seront ainsi sélectionnées dans toute la France.
- une seconde sélection le 11
octobre 2015 à Paris au Cabaret Sauvage à l’occasion de la célébration du
70ème anniversaire de Femmes Solidaires. Les 70 créations feront l’objet d’une
exposition durant laquelle le jury, constitué de toutes les femmes solidaires
participantes à l’évènement, sélectionnera les 12 meilleures créations.
Pour participer, il vous
suffit de prendre connaissance du règlement du concours et de nous renvoyer votre fiche d’inscription complétée et signée par courrier d’ici le 31 juillet.
Vous devrez déposer votre
création à Femmes solidaires du Rhône entre le 31 août et le 5 septembre 2015
(des modalités précises de dépôt seront fournies aux personnes inscrites au
concours).
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou besoin
d’informations complémentaires.
Nous vous remercions de diffuser cette information autour de vous afin
que notre concours le plus grand nombre de personnes possible.
mercredi 27 mai 2015
Ce 27 mai 2015, deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, entrent au Panthéon avec deux hommes Jean Zay et Pierre Brossolette.
Ces personnalités choisies par le Président de la République représentent la France dans ce qu’elle a de plus beau. La France de la Résistance, la France qui lutte contre le fascisme, le France des libertés et des valeurs républicaines.
Femmes solidaires est une association née il y a 70 ans à la sortie de la guerre, issue des Comités féminins de la Résistance. Elle a été créée sous l’impulsion de résistantes et de femmes déportées à Ravensbrück, compagnes de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.
En cette année du 70e anniversaire, le symbole est grand d’honorer ces résistantes et résistants. Femmes solidaires accompagne cette décision avec une grande satisfaction.
Cependant, aussi juste que soit cette décision, elle ne peut occulter une des grandes injustices perpétrée à l’encontre des femmes par cette Nation si reconnaissante aux hommes : avec Marie Curie, elles ne seront que 3 femmes -pour 73 hommes- à avoir reçu cet hommage suprême.
Nous demandons donc au Président de la République de s’engager solennellement à faire entrer plusieurs autres femmes au Panthéon d’ici la fin de son mandat.
Femmes solidaires fera dans ce sens des propositions dans les prochaines jours.
Ces personnalités choisies par le Président de la République représentent la France dans ce qu’elle a de plus beau. La France de la Résistance, la France qui lutte contre le fascisme, le France des libertés et des valeurs républicaines.
Femmes solidaires est une association née il y a 70 ans à la sortie de la guerre, issue des Comités féminins de la Résistance. Elle a été créée sous l’impulsion de résistantes et de femmes déportées à Ravensbrück, compagnes de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.
En cette année du 70e anniversaire, le symbole est grand d’honorer ces résistantes et résistants. Femmes solidaires accompagne cette décision avec une grande satisfaction.
Cependant, aussi juste que soit cette décision, elle ne peut occulter une des grandes injustices perpétrée à l’encontre des femmes par cette Nation si reconnaissante aux hommes : avec Marie Curie, elles ne seront que 3 femmes -pour 73 hommes- à avoir reçu cet hommage suprême.
Nous demandons donc au Président de la République de s’engager solennellement à faire entrer plusieurs autres femmes au Panthéon d’ici la fin de son mandat.
Femmes solidaires fera dans ce sens des propositions dans les prochaines jours.
samedi 25 avril 2015
Il y a 70 ans, l’Europe découvrait l’horreur du système
concentrationnaire et de la solution finale. Encore aujourd’hui, la
blessure est immense, le deuil inachevé.
Le 19 avril dernier, une délégation de Femmes solidaires participait à
la cérémonie officielle de la libération du camp de femmes de
Ravensbrück dans l’enceinte même du camp, ouvert en 1939 par les nazis.
Dans les blocks de ce camp de concentration, des femmes résistantes
de toute l’Europe connurent le travail forcé, les humiliations, les
violences sexuelles, la famine et pour un grand nombre d’entre elles la
mort. De nombreux enfants déportés avec leur maman ou nés au camp furent
également tués à la naissance ou maltraités par les nazis dans la
tristement célèbre Kinderzimmer, chambre des enfants. Nous nous
souvenons également des souffrances particulières des femmes juives et
tziganes sur lesquelles des expérimentations furent faites les laissant
mutilées à vie pour celles qui survécurent jusqu’à la libération.
Que ce soit à Ravensbrück, mais aussi à Auschwitz, à Birkenau, à
Bergen-Belsen ou dans tous les camps de concentration et d’extermination
du IIIe Reich, nous rappelons le sort
des femmes et des enfants morts dans les chambres à gaz ou tués au
travail pour le compte de grandes entreprises allemandes comme Siemens
et Krups.
L’histoire de ces femmes, déportées, survivantes ou disparues, mais
toutes résistantes, est intimement liée à la création de l’UFF, née des
comités féminins de la Résistance, qui deviendra Femmes solidaires. La
résistance et le courage de ces femmes doivent être honorés à l’occasion
de ce 70e anniversaire de la libération des camps.
Aujourd’hui encore, comme dans toutes les guerres, les femmes et les
enfants sont en première ligne des conflits et des génocides, le viol
est systématiquement utilisé comme arme de guerre. Nous souhaitons par
ce message lutter contre l’invisibilité des femmes dans l’histoire,
rappeler leur participation à la Résistance.
« Je ne peux penser à la libération, sans penser à toutes celles que
j’ai laissé en chemin », déclarait Marie-Claude Vaillant-Couturier en
1995. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. N’oublions
jamais ces femmes, notre regard tourné vers l’avenir, avenir qu’elles
nous ont offert par leur engagement.
