dimanche 13 janvier 2019

19:05

1er février à 19h30 : projection du documentaire les femmes en noir


Vous trouverez ci-dessous l'invitation pour la projection du film documentaire sur l'action des Femmes en noir de Lyon en soutien aux forces de paix de la région du Moyen-Orient.

Depuis 2002, ces femmes se rassemblent tous les vendredis soir sur le perron de l'Hôtel de Ville, place des Terreaux.

Nous comptons sur votre présence solidaire.




samedi 12 janvier 2019

15:00

Communiqué de Presse : N’abrogez pas !


Veuillez trouvez ci dessous  le communiqué de la campagne contre la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité), signé par plusieurs organisations et associations dont Femmes solidaires.
Ainsi qu'une tribune de médecins parue cette semaine dans le Monde (c'est dans le cadre de la même campagne) ;   https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/09/loi-sur-la-prostitution-depenaliser-serait-une-catastrophe_5406832_3232.html?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1547052662


N’ABROGEZ PAS !

« L’homme fait ce qu’il veut, il impose. Il achète votre détresse. Il n’y aurait pas de prostitution, sans demande masculine »

Anne Darbes, survivante française

« La prostitution n’est ni du travail, ni du sexe. C’est de la violence sexuelle ».

Rachel Moran, survivante irlandaise

« Il existe des droits constitutionnels irréfragables comme la dignité. Le modèle abolitionniste est le seul qui soit conforme à ces droits ».

Mickey Meji, survivante, Afrique du sud

« Je ne peux pas laisser des gens parler à notre place, ce n’est pas possible que des hommes puissent violer contre de l’argent." Rosen Hicher, survivante, France

Une mobilisation exceptionnelle qui crie haut et fort : #nabrogezpas !

Le Conseil Constitutionnel est saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité visant à abroger l’interdiction de tout achat d’un acte sexuel issue de la loi du 13 avril 2016 renforçant la lutte contre le système prostitutionnel et l’accompagnement des personnes prostituées.

Plus de 60 associations de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, ainsi que des personnalités féministes, se mobilisent et demandent au Conseil constitutionnel d’écouter la parole des survivantes de la prostitution et de ne pas abroger.

Parmi elles, 13 associations se sont déjà portées parties intervenantes auprès du Conseil constitutionnel en défense de la loi : Osez le Féminisme !, la CLEF (Coordination pour un lobby européen des femmes, qui réunit 67 associations), le Mouvement du Nid, Mémoire Traumatique et Victimologie, l’Amicale du Nid, CAP international, Zéromacho, la Fondation Scelles, l’AVFT (Association de lutte contre les violences faites aux femmes au travail), le CFCV (Collectif féministe contre le viol), la Maison des femmes de Paris, EACP (Equipes d’action contre le proxénétisme), Regards de femmes (aux côtés d’Yvette Roudy) défendront devant le Conseil Constitutionnel le maintien de cette loi essentielle. Toutes les autres associations s’associent à cette démarche (voir liste complète en bas de ce mail).

Il ne peut y avoir d’égalité entre les femmes et les hommes, sans lutte contre toutes les violences sexuelles et sexistes, y compris la prostitution.

Parce que les femmes et les enfants les plus pauvres ou vulnérables, les migrant·e·s, les réfugié·e·s, les personnes racisées ou appartenant à des minorités ethniques ou sociales, les victimes de violences sexuelles dans l’enfance sont les premières victimes de la prostitution. Cette loi les protège.

Parce que c’est cette vulnérabilité que les « clients » prostitueurs exploitent en imposant un acte sexuel par l’argent, indifférents à l’âge ou la condition de la personne qu’ils achètent. Ils paient pour avoir le droit de faire ce qu’ils veulent de la personne prostituée. Cette loi met fin à leur impunité.

Parce que la prostitution, répétition d’actes sexuels non désirés, a des conséquences physiques et psychiques similaires au viol et à la torture sur la santé des personnes en situation de prostitution : stress post-traumatique, dépression, suicide, dissociation traumatique. Cette loi vise à diminuer le nombre de victimes.

Parce qu’il est faux de dire, comme le font les requérants de la QPC, qu’en France, c’est la loi du 13 avril 2016 qui tue. Ce sont les proxénètes et les “clients” de la prostitution qui tuent. Ainsi, en 2014, 2 ans avant la loi, 8 personnes prostituées avaient été tuées en France, et à chaque fois que le meurtrier a été identifié, c’était un « client » prostitueur. Cette loi reconnaît que la prostitution est violence.

Parce que l’interdiction de tout achat d’acte sexuel et la lutte contre la marchandisation des êtres humains a une valeur normative forte et positive notamment auprès des jeunes. Cette loi renforce la lutte contre la prostitution des mineur.e.s.

Parce que chaque euro dépensé par un “client” prostitueur alimente les réseaux de proxénétisme et de traite des êtres humains (80% des personnes prostituées en France sont sous l’emprise de réseaux) et donc l’achat de femmes et d’enfants aux fins d’exploitation sexuelle. Cette loi est un outil de lutte contre le proxénétisme et la traite.

Parce que les requérants de la QPC veulent faire primer la liberté de commerce sur les principes d’égalité, de dignité humaine et d’indisponibilité du corps humain.

Parce qu’abroger la pénalisation des “clients” de la prostitution, au nom de la “liberté d’entreprendre” invoquée par les requérants, c’est admettre que la prostitution est une activité commerciale comme une autre, et rendre possible son organisation et donc rendre légale l’exploitation sexuelle d’autrui, comme en Allemagne.

La campagne #Nabrogezpas vise à interpeller le Conseil Constitutionnel sur la nécessité impérative de maintenir cette loi dans sa totalité. Elle vise également à interpeller le gouvernement (dont la grande cause du quinquennat est la lutte contre les violences faites aux femmes) pour qu’il défende cette loi auprès du Conseil Constitutionnel.

Signataires

Maud Olivier, ancienne députée et auteure de la loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel
Rosen Hicher, survivante de la prostitution
Amicale du Nid, Mouvement du Nid, Fondation Scelles, Elues contre les violences faites aux femmes, Regards de femmes, la CLEF (Coordination pour un lobby européen des femmes) Osez le féminisme, FDFA (femmes pour le dire, femmes pour agir), CNFF, Choisir la cause des femmes, L’égalité c’est pas sorcier, Femmes solidaires, Clara Magazine, Coalition against Trafficking in Women, Réseau féministe Ruptures, Mémoire traumatique et victimologie, Résistances de femmes, Fédération nationale solidarité femmes, Le monde à travers un regard, CRIFIP, AFCJ, EACP, Collectif féministe contre le viol (CFCV) L’escale, MJF, ACPE, CNDF, Cadac, SOS les mamans, CNIDFF, Le CRI, Zonta club de France, Fit une femme un toit, Chiennes de garde, CPL, Zeromacho, Marche Mondiale des femmes, CQFD Lesbiennes féministes, SOS sexisme, Encore féministes, Rajfire, Fédération nationale GAMS, Maison des femmes de Paris, Planning familial 75, Zero impunity, l’Assemblée de Femmes, La ligue du droit international des femmes, Réussir l’égalité femmes hommes, Libres MarianneS, Femmes migrantes debout, Efi-Ife, Collectif lesbiennes féministes Bagdam, collectif fièr·e·s et révolutionnaires du PCF, Les trois quarts du monde, Lobby européen des femmes, Espace Simone de Beauvoir, Collectif alouette, Mue, CAP international, Moi aussi amnésie, Association française des femmes médecins.

vendredi 11 janvier 2019

13:30

"Comme une poupée" au festival du film court à Vaulx en Velin


Le court métrage de Laura Monnier, militante de Femmes solidaires a été sélectionné par le festival du Film court de Vaulx en Velin
La séance est projeté le mercredi 23/01/2019 17:00 aux Amphis (12 Rue Pierre Cot, 69120 Vaulx-en-Velin)

samedi 22 décembre 2018

14:52

Lancement campagne pour défendre la loi sur l'abolition de la prostitution !


Le Collectif Abolition 2012 a lancé ce matin une campagne sur les réseaux sociaux pour défendre la loi sur l’abolition de la prostitution qui est attaquée et fait l’objet d’une Question Prioritaire de constitutionnalité.
Nous devons montrer aux pouvoirs publics et judiciaires que la société française refuse un retour arrière notamment sur la pénalisation des « clients ».

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Prenez vous en photo avec un le message suivant :

"La prostitution est une violence sexuelle qui touche les plus vulnérables" "oui à la pénalisation des "clients"" #NAbrogezPas  #Listentosurvivors  #PasAVendre

Envoyez votre photo sur la boîte mail de femmes.solidaires@wanadoo.fr
Ou sur le portable de l'association au 06.76.71.08.54 

N’hésitez pas aussi à partager la page Facebook nationale sur laquelle sera relayée la campagne Abolition #NabrogerPas

Merci pour votre mobilisation !

lundi 17 décembre 2018

18:56

Solidarité avec les femmes turques licenciées




APPEL URGENT


La direction de Kosan Kosmetik, une filiale à 51 % du groupe Rocher bien connu pour sa marque Yves Rocher, a exclu 132 de ses salarié·e·s, en majorité des femmes, coupables à ses yeux de s’être syndiqué·e·s.

Elles demandent leur réintégration et dénoncent l’inaction complice du groupe français.


Ce jeudi 20 décembre, à partir de 16h30,  nous serons devant le magasin Yves Rocher (48 rue de la République) pour demander au groupe Rocher, de respecter les droits de ses ouvrières en Turquie.

Vous pouvez également signer la pétition en ligne en cliquant ici

Nous vous y attendons nombreuses




dimanche 2 décembre 2018

09:14

Le nouveau numéro de Clara Magazine est paru !

mardi 20 novembre 2018

13:25

#SansNous pour la marche du 24 novembre

#SansNous pour la marche du 24 novembre
#PPDC Plus Petit Dénominateur Commun
#NousLesFemmes Nous valons mieux que ça !


Nous n’irons pas marcher le samedi 24 novembre. Nous avons collectivement pris cette décision au vu des différentes positions exprimées lors des initiatives de préparation. Cette décision est lourde de sens, mais nous l’avons prise en pleine conscience de nos responsabilités de mouvement féministe rassemblant 190 associations locales en France et sur la base de deux valeurs qui nous animent et constituent l’ADN de notre engagement.

Nous sommes abolitionnistes. Nous nous inscrivons dans le combat avant-gardiste du Mouvement pour l’abolition de la prostitution et de la pornographie (MAPP). Femmes solidaires a participé depuis plusieurs décennies à toutes les luttes contre le système prostitutionnel qui fait de la marchandisation des corps une machine de guerre contre l’intégrité des femmes et encourage toutes les autres violences faites aux femmes. Organisées au sein de Abolition 2012, nous sommes fières d’avoir, à notre niveau, accompagné l’adoption d’une loi abolitionniste en France : la loi du 13 avril 2016, visant au renforcement de la lutte contre le système prostitutionnel et à l’accompagnement des personnes prostituées. Certaines associations ouvertement réglementaristes ont déposé il y a quelques jours une question prioritaire de constitutionnalité pour revenir sur la pénalisation des clients prostitueurs. Nous devons d’autant plus être claires sur la prostitution : elle est, à toute époque, en tout contexte, une violence patriarcale qui ne concerne pas seulement les victimes directes de la prostitution et de la traite mais également toutes les femmes en affirmant que l’on peut acheter leur corps, contrôler leur sexualité.

Nous sommes universalistes. Aujourd’hui, deux courants se font face dans notre monde et aussi dans notre pays. Il y a d’un côté le relativisme culturel, véritable fléau à l’échelle de la politique française et sur l’échiquier international, qui tente de diviser les
femmes, de les renvoyer à leur culture, leur pays, leur quartier, leur communauté, voire leur religion. De l’autre, le courant universaliste qui défend l’idée que les femmes doivent bénéficier des mêmes droits quels que soient leur culture, leurs convictions philosophiques, religieuses, leurs croyances, le lieu où elles sont nées. Nous sommes de ce courant. Nous nous opposons à la « racialisation » des luttes qui, au nom des spécificités culturelles, de l'identité ou de la religion, relativise la question des droits fondamentaux des femmes, en tête desquels le droit des femmes à disposer de leur corps. Pour nous, la laïcité demeure le seul cadre législatif garantissant les droits égaux à toutes les femmes, les religions n’ayant jamais donné de droits nouveaux aux femmes, ni même garanti ceux déjà acquis. Nous voulons un alignement des droits des femmes par le haut dans un cadre universaliste.

Enfin, Femmes solidaires considère que les violences faites aux femmes sont un continuum. Elles ne sont pas une suite de faits divers. Demander légitimement la fin de l‘impunité des violeurs n’a aucun sens si nous acceptons par ailleurs le viol organisé et réglementé qui porte un nom : la prostitution, si nous acceptons les dogmes religieux comme des normes à respecter. Il faut arrêter avec les traitements symptomatiques des violences faites aux femmes et cela ne passe pas par le plus petit dénominateur commun mais par des bouleversements systémiques. La stratégie du plus petit dénominateur commun peut révéler l’ampleur du phénomène des violences à court terme, mais sera contre-productive à long terme si nous ne remettons pas en cause les systèmes d’oppression des femmes dont le patriarcat et les dogmes religieux.
Nous restons solidaires de toutes les femmes donc pensons que nous valons mieux que le plus petit dénominateur commun.

Paris, lundi 19 novembre 2018


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dimanche 18 novembre 2018

13:18

Monopoly pour TRON et RAMADAN


Monopoly pour TRON et RAMADAN...


Recevez une carte chance : vous êtes libéré de prison, vous êtes acquitté A 10 jours de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce 15 novembre 2018 est une date sombre pour la justice, une journée de colère pour les victimes de violences sexuelles en France. Georges Tron, maire de Draveil, a été acquitté aux assises, de faits de viols et d’agressions sexuelles avec sa complice. Tariq Ramadan, accusé de viols et d’agressions sexuelles, bénéficie d’une remise en liberté conditionnelle contre 300 000€ rapidement rassemblés.

Femmes solidaires est un mouvement féministe d’éducation populaire et laïque fort d’un réseau 190 associations locales et 10 000 membres. Nous accueillons et accompagnons, dans 50 permanences, des femmes victimes de violence. Ces deux affaires rappellent que les hommes violents en général et les hommes violents et puissants en particulier bénéficient d’une révoltante impunité.

Nous ne sommes pas surprises de ces décisions, mais profondément écoeurées. C’est comme une nausée tenace, un sentiment poisseux qui montent en nous quand on pense que ces hommes sont libres, libres de continuer, de recommencer. Georges Tron est acquitté, Dominique Strauss-Kahn donne des conférences, Tariq Ramadan comparaîtra libre et le plus souvent monsieur. La justice garde les yeux rivés quasi-exclusivement sur la preuve matérielle qu’il peut être difficile d’apporter plusieurs années après les faits, encourageant ainsi l’impunité.

Ces violeurs et agresseurs sont libres parce que la justice continue de leur donner ces « cartes chances » magiques qui remettent toujours leurs compteurs à zéro, leur permettent de repasser par la case départ, comme dans un célèbre jeu de société. Mais nous appelons les victimes à ne pas se décourager nous sommes à leurs côtés pour continuer la bataille contre le continuum des violences et pour plus de justice.

Paris, vendredi 16 novembre 2018


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