samedi 25 juillet 2015

Avortement : hier l’Espagne, aujourd’hui le Portugal, et demain ?

Femmes solidaires est signataire de ce communiqué collectif :

Le 21 juillet, le Parlement portugais a voté une loi restreignant l’accès des femmes à l’avortement, marquant ainsi un recul sur le terrain de la libre disposition de son corps. Nous condamnons le vote de cette loi inique, qui non seulement marque un retour en arrière, mais est aussi dangereuse pour la vie de milliers de femmes portugaises.

Alors que les Portugaises pouvaient depuis 2007 avorter librement et gratuitement, elles devront dorénavant payer tous les actes médicaux liés à l’interruption de grossesse, et se soumettre à des entretiens préalables qui visent ni plus ni moins à les empêcher d’avorter (en détaillant les allocations auxquelles elles pourraient prétendre en cas de naissance).

A l’instar de l’Espagne en 2014, le Portugal est passé d’une législation progressiste à une législation réactionnaire, qui cède sous le poids des conservatismes et considère les femmes comme des êtres inférieurs, qui ne sauraient prendre une décision de manière libre et éclairée. Nous le rappelons, encore et toujours : une femme qui veut avorter sait ce qu’elle fait. Tenter de l’empêcher de le faire est une violence.

Les avortements clandestins tuent 47000 femmes par an dans le monde. Sur 46 millions d’avortements réalisés chaque année, 20 millions le sont dans des conditions illégales et dangereuses. La conséquence c’est que toutes les 9 minutes, une femme meurt des suites d’un avortement clandestin (chiffres de l’OMS). Le Portugal, avec sa nouvelle législation ne va faire qu’alourdir le bilan ! Restreindre le droit d’avorter, c’est donc pousser les femmes dans la clandestinité. Les plus riches iront avorter dans des pays où c’est autorisé. Les autres devront s’en remettre aux méthodes à risque, dont on connaît trop bien les conséquences sanitaires désastreuses.

Nous nous inquiétons des nombreuses menaces qui pèsent sur l’avortement en Europe. C’est la Pologne qui a adopté en 1993 une législation drastique en la matière, et qui n’autorise l’avortement qu’en cas de viol ou de risques vitaux pour la femme. C’est l’Espagne qui a récemment restreint l’accès à l’avortement pour les mineures, après avoir échoué dans leur tentative de le restreindre pour toutes les femmes. C’est l’Irlande qui, malgré de très timides tentatives d’évolutions législatives en la matière, continue de l’interdire, condamnant ainsi des femmes littéralement à mort. C’est l’Italie, dénoncée en 2012 par le Conseil de l’Europe, où en moyenne 70% des médecins (voire 90 à 95% selon les régions) sont objecteurs de conscience/évoquent l’objection de conscience pour ne pas pratiquer d’avortement. C’est la Hongrie, dont l’actuel gouvernement finance des campagnes anti-avortement. C’est Malte, qui l’interdit en toutes circonstances. Les Européennes sont inégales en la matière. Allons-nous tolérer cette situation encore longtemps ? L’Union européenne va-t-elle continuer de faire la sourde oreille sur ce sujet ?

Le 17 janvier dernier, alors que nous célébrions les 40 ans de la loi autorisant l’avortement en France, nous avons pris l’engagement de nous battre pour que l’avortement soit légalisé à l’échelle de l’UE, que toutes les femmes soient libérées du poids d’une grossesse non désirée, partout. Le droit des femmes à disposer de leur corps ne doit plus être l’angle mort des politiques européennes !

Des informations supplémentaires ainsi que la liste des organisations signataires sont disponibles ici.

mercredi 8 juillet 2015

Arrêt de nos permanences pour l'été

Comme chaque année, nos permanences s'arrêtent durant la période estivale.

Elles reprendront début septembre.

vendredi 5 juin 2015

Participez au concours national d’affiches organisé par Femmes solidaires

A l’occasion de ses 70 ans, notre association organise un grand concours national de création d’affiches sur le thème : 

« UNE = UN »
NON, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin.
OUI, l’égalité entre les sexes marquée dans les mots est possible.
Alors pour que les femmes puissent être des docteures, pompières, élues, professeures, etc. et que les hommes puissent être des assistants paternels, des sages-hommes...
L’égalité entre les sexes est dans les mots !

Ce concours se déroulera en 2 étapes :
- une première sélection de 2 à 3 affiches dans le Rhône par un jury composé de militantes de Femmes solidaires du Rhône et de personnalités féministes qui se réunira autour du 10 septembre prochain ; chaque comité Femmes solidaires participant fera de même ; 70 affiches seront ainsi sélectionnées dans toute la France.
- une seconde sélection le 11 octobre 2015 à Paris au Cabaret Sauvage à l’occasion de la célébration du 70ème anniversaire de Femmes Solidaires. Les 70 créations feront l’objet d’une exposition durant laquelle le jury, constitué de toutes les femmes solidaires participantes à l’évènement, sélectionnera les 12 meilleures créations.

Pour participer, il vous suffit de prendre connaissance du règlement du concours et de nous renvoyer votre fiche d’inscription complétée et signée par courrier d’ici le 31 juillet.

Vous devrez déposer votre création à Femmes solidaires du Rhône entre le 31 août et le 5 septembre 2015 (des modalités précises de dépôt seront fournies aux personnes inscrites au concours).

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou besoin d’informations complémentaires.

Nous vous remercions de diffuser cette information autour de vous afin que notre concours le plus grand nombre de personnes possible.

mercredi 27 mai 2015

Entrée au Panthéon : une juste reconnaissance qui en appelle d’autres

Ce 27 mai 2015, deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, entrent au Panthéon avec deux hommes Jean Zay et Pierre Brossolette.

Ces personnalités choisies par le Président de la République représentent la France dans ce qu’elle a de plus beau. La France de la Résistance, la France qui lutte contre le fascisme, le France des libertés et des valeurs républicaines.

Femmes solidaires est une association née il y a 70 ans à la sortie de la guerre, issue des Comités féminins de la Résistance. Elle a été créée sous l’impulsion de résistantes et de femmes déportées à Ravensbrück, compagnes de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.

En cette année du 70e anniversaire, le symbole est grand d’honorer ces résistantes et résistants. Femmes solidaires accompagne cette décision avec une grande satisfaction.

Cependant, aussi juste que soit cette décision, elle ne peut occulter une des grandes injustices perpétrée à l’encontre des femmes par cette Nation si reconnaissante aux hommes : avec Marie Curie, elles ne seront que 3 femmes -pour 73 hommes- à avoir reçu cet hommage suprême.

Nous demandons donc au Président de la République de s’engager solennellement à faire entrer plusieurs autres femmes au Panthéon d’ici la fin de son mandat.

Femmes solidaires fera dans ce sens des propositions dans les prochaines jours
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samedi 25 avril 2015

Message de Femmes solidaires pour le 70e anniversaire de la libération des camps

Il y a 70 ans, l’Europe découvrait l’horreur du système concentrationnaire et de la solution finale. Encore aujourd’hui, la blessure est immense, le deuil inachevé.

Le 19 avril dernier, une délégation de Femmes solidaires participait à la cérémonie officielle de la libération du camp de femmes de Ravensbrück dans l’enceinte même du camp, ouvert en 1939 par les nazis.

Dans les blocks de ce camp de concentration, des femmes résistantes de toute l’Europe connurent le travail forcé, les humiliations, les violences sexuelles, la famine et pour un grand nombre d’entre elles la mort. De nombreux enfants déportés avec leur maman ou nés au camp furent également tués à la naissance ou maltraités par les nazis dans la tristement célèbre Kinderzimmer, chambre des enfants. Nous nous souvenons également des souffrances particulières des femmes juives et tziganes sur lesquelles des expérimentations furent faites les laissant mutilées à vie pour celles qui survécurent jusqu’à la libération.

Que ce soit à Ravensbrück, mais aussi à Auschwitz, à Birkenau, à Bergen-Belsen ou dans tous les camps de concentration et d’extermination du IIIe Reich, nous rappelons le sort des femmes et des enfants morts dans les chambres à gaz ou tués au travail pour le compte de grandes entreprises allemandes comme Siemens et Krups.

L’histoire de ces femmes, déportées, survivantes ou disparues, mais toutes résistantes, est intimement liée à la création de l’UFF, née des comités féminins de la Résistance, qui deviendra Femmes solidaires. La résistance et le courage de ces femmes doivent être honorés à l’occasion de ce 70e anniversaire de la libération des camps.

Aujourd’hui encore, comme dans toutes les guerres, les femmes et les enfants sont en première ligne des conflits et des génocides, le viol est systématiquement utilisé comme arme de guerre. Nous souhaitons par ce message lutter contre l’invisibilité des femmes dans l’histoire, rappeler leur participation à la Résistance.

« Je ne peux penser à la libération, sans penser à toutes celles que j’ai laissé en chemin », déclarait Marie-Claude Vaillant-Couturier en 1995. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. N’oublions jamais ces femmes, notre regard tourné vers l’avenir, avenir qu’elles nous ont offert par leur engagement.

mardi 21 avril 2015

Votation citoyenne et féministe


Venez voter et échanger :
- le 24 avril  de 9h30 à 11h30 au marché Buisson à Saint Priest
- le 25 avril de 9h30 à 11h30 au marché de Mermoz à Lyon 8ème
- le 25 avril de 14h à 18h au local de Femmes solidaires du Rhône 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème 
- le 26 avril  de  9h30 à 11h30 au marché Salengro à  Saint Priest
- le 1er mai  à la fin de manifestation place Bellecour  
- le 4 mai de 14h à 18h à l'espace Carco, 20 rue Robert Desnos, Vaulx en Velin