mardi 24 novembre 2020

17:06

25 novembre : l’urgence, nos droits universels - Toutes égales sur notre territoire


 
Le 25 novembre est la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
Cette année encore, Femmes solidaires a été active sur le terrain pour mener cette lutte, informer, orienter et accompagner les femmes victimes de violences et mener un plaidoyer local, national et international. Notre constat est clair : bien entendu, la crise sanitaire mondiale du Coronavirus a durement impacté la France. Cette crise se superpose à une crise économique et sociale.

Des militantes répondent à l’appel
Lors de la première période de confinement, les signalements de violences faites aux femmes ont augmenté de 30%. Femmes solidaires, comme toujours, a répondu présente. 50 comités et antennes ont maintenu des permanences militantes d’écoute, d’orientation et d’accompagnement des femmes. Ces permanences téléphoniques, en suivi par courriel, sms ou sur les réseaux sociaux sont réparties dans 12 régions et 32 départements de France. Femmes solidaires est une association militante, composée à 99% de bénévoles. La lutte contre les violences faites aux femmes repose, particulièrement dans les territoires enclavés ou isolés, sur l’engagement de militantes féministes. Près de la moitié d’entre elles ont utilisé un téléphone portable personnel pour répondre aux demandes. La réalité de la lutte contre les violences faites aux femmes est là. Nous avons été également très sollicitées dans les semaines qui ont suivi le déconfinement. Nous resterons mobilisées lors du second confinement.

La pauvreté une crise permanente
En deux mois de confinement, de mars à mai, près d’1 300 000 personnes ont sollicité le Secours populaire pour une aide alimentaire. La pauvreté a augmenté fortement, passant de 9,3 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France à près de 12 millions en 2020. La précarité de l’emploi entraîne et accentue une précarité du logement (difficulté à trouver un logement, à payer son loyer…), une précarité alimentaire (1 français sur 4 restreint les quantités dans son assiette selon un sondage Ifop pour le Secours Populaire), une précarité sanitaire (les masques et les produits nettoyants pèsent lourd sur le budget des plus précaires) et une précarité électronique (1 français sur 4 ne possède ni ordinateur personnel, ni tablette utiles dans le contexte du télétravail ou de l’école à distance).
La précarité est une violence en elle-même et elle accentue d’autres violences faites aux femmes, dont la violence prostitutionnelle.

Pas toutes égales sur tout le territoire
Nous faisons, cette année encore, le constat de l’inégalité territoriale. Nos droits ne sont pas appliqués de la même façon en fonction de l’endroit où nous vivons, et nous n’avons pas partout les moyens d’y accéder. Le désinvestissement dans le service public et son démantèlement ont éloigné l’accès aux droits dans de nombreux territoires.
Le féminisme vise à la transformation profonde de la société et nous affirmons l’urgence de cette transformation. L’universalité de nos droits, c'est-à-dire la garantie de l’application et de l’accès à ces droits indépendamment de l’endroit ou nous naissons ou vivons, des traits physiques que nous avons, du milieu social dont nous venons ou de nos opinions et une exigence minimale pour faire de l’égalité entre les citoyen.ne.s un fait plutôt qu’un objectif.

Pour faire reculer les violences faites aux femmes et construire une société libérée des rapports de domination, nous ne pouvons pas faire l’économie de cette universalité. Nous réaffirmons l’urgence de rendre nos droits universels sur l’ensemble du territoire. Toutes égales.
 

mardi 19 novembre 2019

18:58

Sortie du Clara Magazine de novembre-décembre 2019

18:54

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Femmes solidaires organise et/ou partenaires de plusieurs initiatives

- le 21 novembre 2019 de 18h à 20h à la Mairie du 3e, en partenariat avec  Filactions et Viffil vous proposent  un atelier débat autour du film Manon et l'exposition Violences, elles disent NON de Clara magazine. à suivre sur Facebook

- le 23 novembre de 11h30 à 13h30 à la Maison des passages, 44 rue saint Georges Lyon 5e  avec le collectif abolitionniste " La prostitution,une violence" à suivre sur Facebook



- le 25 novembre de 17h à 19h, le comité Femmes solidaires de Saint Priest organise un rassemblement place des Nations Unis à Saint Priest. pour dénoncer les féminicides et les violences faites aux femmes.

- le 26 novembre à 18h à Saint Priest à 18h un ciné débat avec le film  Working Woman au Scénario de Saint Priest.


- le 28 novembre de 8h30 à 10h un "Caf'emmes" place du marché de l'Ecoin à Vaulx en Velin, rencontre avec les femmes

- le 30 novembre de 10h à 11h un "Caf'emmes" marché du Mas du Taureau à Vaulx en Velin.
Nous vous y attendons nombreuses

mercredi 2 octobre 2019

06:44

Communiqué de presse - Procès Müller : Balance ton quoi ?

© JACQUES DEMARTHON / AFP

Procès Müller : Balance ton quoi ?

La sentence est tombée, claire et tranchante. Sandra Müller, journalise à l’initiative du hashtag #BalanceTonPorc est condamnée à 20 000€ de dommages et intérêts pour diffamation à l’encontre d’Eric Brion, l’agresseur qu’elle dénonçait en 2017.

Ne nous trompons pas, ce jugement est une mise en garde. Victime, tais-toi ou ta parole sera utilisée contre toi. Si un agresseur te harcèle, s’approprie ton corps ou menace ta sécurité, c’est encore avec tes propres mots qu’on viendra s’en prendre à toi. La faute, depuis Eve, est toujours tienne.

Il n’y a rien de plus important au monde que la préservation de la réputation d’un homme. Qu’importe ta dignité, tes droits fondamentaux. Si sa réputation est écornée par ta parole, tu seras punie. Lui, bien sûr, jamais. S’il est chahuté publiquement, ce sera bien succinctement, et les appels à la bienveillance pleuvront sur lui sans jamais te frôler.

La réputation d’un homme mérite le plus grand soin, de l’ensemble de la société. Notre droit fondamental à vivre sans violence n’est, au mieux, qu’un sujet de conversation.

Que ceux qui craignaient qu’à balancer nos porcs, nous finirions par secouer le patriarcat dorment sur leurs deux oreilles : aujourd’hui, la justice est avec eux.

Notre position ne change pas : nous sommes du côté des victimes. Nous ne cédons pas. La priorité, nous l’affirmons depuis plusieurs années, est de tout mettre en œuvre pour accélérer le changement des mentalités. Dire Stop aux violences faites aux femmes ne suffit pas, il est indispensable de renverser les rapports de domination. Femmes solidaires continue de se mobiliser sur le territoire national au quotidien. 

Paris, mercredi 25 septembre 2019

mercredi 25 septembre 2019

16:53

Sortie du Clara Magazine de septembre-octobre 2019

dimanche 8 septembre 2019

10:11

Rassemblement contre les féminicides lundi 9 septembre à Lyon




En ce mois de septembre nous avons désormais dépassé les 100 féminicides en France. Une femme meurt 1 jour sur 2 en 2019, c'est trop !

Plusieurs organisations lyonnaises, dont Femmes solidaires du Rhône, appellent à un rassemblement contre les féminicides

lundi 9 septembre à 18h30 place Louis Pradel à Lyon


Associations signataires : Planning Familial, Filactions, Cabiria, Collectif Metoo Lyon, Agir, Lesbian and Gay Pride Lyon, Union Communiste Libertaire, Parti de Gauche 69, Osez le Féminisme, Sud Santé Sociaux, Ensemble!, LDH, Sud Educ Rhône, UTI CDFT Lyon Rhône

Evénement Facebook : https://www.facebook.com/events/977068802639818/

dimanche 16 juin 2019

18:17

Clara Magazine du mois de mai-juin est sorti