dimanche 6 avril 2014

Rencontre sur les femmes et la culture

Nous vous proposons de venir vous informer, débattre et échanger sur le thème des femmes et de la culture le samedi 12 avril de 9h30 à 11h30 dans notre local départemental, 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème.

Cette rencontre est ouverte à toutes et tous, adhérent-es ou non de Femmes solidaires.

mardi 18 mars 2014

A quand une Europe garantie sans conservateurs ?

Sabine Salmon, Présidente nationale de Femmes solidaires, est cosignataire de cette tribune que vous pouvez lire ici

samedi 8 mars 2014

Nos droits avancent, nos corps reculent…

Personne ne peut nier que les droits des femmes progressent dans notre société. La prise en compte des violences faites aux femmes est meilleure même si le volet préventif reste à coordonner en termes d’éducation non sexiste et non violente avec des moyens d’Etat à engager pour une réelle égalité territoriale. Depuis 15 ans et la loi sur la parité, les femmes investissent davantage l’espace public grâce à la pédagogie et aux actions des féministes.

Cependant, plus les revendications féministes avancent, moins le corps des femmes est libre. Le droit à disposer de son corps subit des attaques d’une violence inouïe. La liberté du corps des femmes serait-elle le dernier grand défi de civilisation à notre portée mais tant combattu, l’étape ultime de l’établissement d’une société féministe ? Bien sûr, comme toutes les féministes, Femmes solidaires lutte pour faire avancer les droits des femmes mais ce n’est plus suffisant. Notre mouvement, avec les femmes qui le composent, souhaite un changement de société et se positionne comme l’outil de transformation sociale et sociétale durable au service de toutes et tous. Il y a quelques semaines, nous étions dans la rue en France, en Espagne pour combattre le gouvernement espagnol dans sa remise en cause de l’Ivg. Il y a une semaine, l’IFAB, organisme qui fixe le cadre des lois du football au niveau mondial, autorisait le port du voile sur les terrains de foot féminin. Depuis des mois, une polémique sur le genre, montée de toute pièce par la droite et l’extrême droite françaises, tend à remettre en cause le fait que notre sexe ne doit pas conditionner nos choix de vie, nos envies, nos ambitions.


Nous ne pouvons plus nous contenter d’une égalité institutionnelle dans des sociétés où les attaques sur les corps se multiplient et le droit à disposer de son corps est sans arrêt remis en cause.
Pour ce 8 mars, nous affichons aux yeux et à la barbe de tous les patriarches, la solidarité des femmes du monde comme un rempart contre la barbarie et le patriarcat. Quelles que soient nos origines, notre religion – ou notre choix de ne pas en avoir -, l’endroit où nous vivons, la terre qui nous a vues naître, nous refusons le relativisme culturel, le multiculturalisme qui renvoie chaque communauté à ses règles sans prendre en compte l’universalité des droits des femmes.

Ce que nous ne voulons pas pour nous, ne l’acceptons pas pour les autres. Nous ne voulons pas être prostituées, agissons pour l’abolition de la prostitution. Nous ne voulons pas être voilées, arrêtons de banaliser le port du voile dans l’espace public et notamment sur les terrains de sport. C’est un objet politico-religieux d’oppression du corps des femmes, n’ayons pas peur de le dire. Nous voulons choisir d’avoir un enfant ou pas, défendons le droit à l’avortement et la contraception sans réserve.
Les forces rétrogrades s’en donnent à coeur joie pour nous faire rentrer dans nos foyers et incarner les mères et les épouses idéales à leurs yeux, nous affichons notre envie de liberté, de maîtriser notre sexualité, notre fécondité et finalement notre plaisir de vivre. Nous l’affichons pour nous et toutes celles qui ne peuvent pas le faire.

mercredi 5 mars 2014

8 mars à Vaulx en Velin

Le comité Femmes solidaires de Vaulx en Velin-Décines vous invite à partager le 8 mars du Collectif Droits des Femmes de Vaulx en Velin :


dimanche 2 mars 2014

Rencontre avec le comité de Saint Priest

A l'occasion de la Journée internationale des Droits des Femmes, le comité Femmes solidaires de Saint-Priest vous invite mercredi 5 mars de 15h à 18h dans son local, 1bis rue Laurent Bonnevay, à venir rencontrer et échanger autour sur le thème de la situation actuelle des femmes en France et dans le monde.

vendredi 7 février 2014

Report sine die de la loi sur la famille : nous voilà mariées, mais sans enfant.

Pour faire passer la loi sur le mariage pour tous, dans un climat qui n’était pas à la hauteur de cette France que l’on se plaît à croire comme l’héritière des Lumières, des ajustements ont été faits. La question de la procréation médicale assistée (PMA) a été éludée et la loi sur la famille enterrée. Nous voilà donc mariées, mais sans enfant.

La décision de l’exécutif de reporter le texte et le veto sur la PMA heurte notre association qui se bat pour faire reconnaître les droits des femmes et toutes les formes de familles. Faut-il être en couple pour avoir un enfant ? Pourquoi une femme célibataire ne pourrait-elle pas recourir à la PMA alors que 2,84 millions d’enfants de moins de 25 ans (Insee - 2005) vivent dans une famille monoparentale ? Faut-il être en couple hétérosexuel pour avoir un enfant ? Cela reviendrait à dire que certains couples «valent» plus que d’autres, ont plus de reconnaissance de l’Etat. Cela reviendrait aussi à dire que les enfants déjà nés de la PMA n’ont pas le droit d’avoir leurs deux parents à leurs côtés. N’est-ce pas une grande injustice faite aux familles à l’heure où la « familiphobie » fait des ravages ?

Nous savons bien que les lois arrivent toujours trop tard, nous savons que les évolutions sociétales sont en marche avant même que le législateur n’en ait connaissance. Nous savons aussi que faire machine arrière sur de tels sujets alors que les débats ont été déjà bien engagés - et houleux - c’est clouer au pilori des avancées qui auraient pu faire la fierté d’un gouvernement de gauche. Peut-être pas tout de suite, peut-être dans 10 ans, mais la politique ne se joue-t-elle pas sur le long terme ? En privilégiant la voie électorale et la voix des «manifestants pour tous», ce sont toutes les voix progressistes qui sont étouffées, les voix de 57% des français-es qui se disent favorables à autoriser la PMA (sondage Louis Harris). La réflexion de fond a déjà lieu, place aux actes. Repensons la famille, sinon, il paraîtrait qu’«à des maux étranges on applique d’étranges remèdes » et ce serait beaucoup de bruit pour rien.