vendredi 29 novembre 2013

Communiqué du Collectif de défense de l’IVG dans le Rhône


DANGER : LES ANTI-IVG A L’OFFENSIVE
Alors que l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est fondamental pour garantir l’exercice de ce droit par les femmes dans de bonnes conditions, les anti-choix se mobilisent encore et toujours sur Internet (multiplication de pseudos sites d’informations qui sont des sites anti-IVG) et dans la rue.

Et depuis la publication par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes d’un « rapport relatif à l’accès à l’IVG » en deux volets : « Information sur IVG sur internet » le 12 septembre 2013, « Accès à l’IVG dans lesterritoires » le 7 novembre 2013, les anti-choix se lâchent et contre attaquent.

Dans ce rapport, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a recommandé la création de toute urgence d’un site internet institutionnel dédié à l’avortement à destination des femmes et des professionnel-le-s. Cette recommandation a été suivie d’effet puisque le 30 septembre dernier un site officiel www.ivg.gouv.fr a été créé et nous le recommandons. Ce site permet de contrebalancer les sites des anti-IVG qui encore récemment occupaient les premières places en termes de référencement dans les moteurs de recherche.

De plus, pour améliorer l’accès à l’avortement en France, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a soumis plusieurs propositions et recommandations à la Ministre des droits des femmes afin de :

- Faire de l’IVG un droit à part entière.

- Développer un dispositif global d’information et de communication afin de faciliter l’orientation et le parcours des femmes.

- Développer une offre de soins permettant aux femmes un accès rapide et de proximité à l’IVG et leur garantissant le choix de la méthode, la gratuité et la confidentialité. A Lyon, la mise en place de cette recommandation doit se traduire par l’arrêt des restructurations et faire de nouveau des Centres IVG de Lyon Sud et de la Croix Rousse des CIVG autonomes.

- Clarifier les responsabilités, organiser un véritable suivi de l’activité et permettre la coordination des professionnel-le-s.

Les recommandations de ce rapport et la mobilisation pour garantir le droit à l’avortement en France n’est pas du goût de la nébuleuse anti-IVG qui a appelé à manifester dans différentes villes françaises le samedi 30 novembre prochain.

A Lyon « J’aime la vie » et « Université pour la vie » soutenus par le Cardinal Barbarin appellent à une «Grande Marche pour la vie» sous titrée « pour une écologie humaine ». Le tract d’appel, sous une communication bon enfant, dénonce le droit à l’IVG, l’IMG, la PMA, la recherche sur les cellules souches, le mariage pour tous, l’homoparentalité, …

Des groupuscules d’extrême droite ont appelé à rejoindre cette marche.


Nous, Collectif de défense de l’IVG dans le Rhône, dénonçons les attaques des anti-IVG.

Nous sommes pour la reconnaissance de l’IVG comme faisant partie du parcours des femmes et rappelons que 1 femme sur 3 a recours à un avortement dans sa vie.
Nous nous battons pour que le droit des femmes à disposer de leur corps, conquis par nos luttes et sans cesse remis en cause, soit garanti !

L’abolitionnisme, une lutte d’émancipation

Tribune dans Mediapart cosignée par Sabine Salmon, notre Présidente Nationale, Marion Lafon et Huayra Llanque d'Attac, Sandra Rigoni de la Fondation Copernic à lire ici.

lundi 25 novembre 2013

Tribune de Femmes solidaires à l'occasion du 25 novembre et de l'examen à l'Assemblée nationale de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel


Libérez notre pays...

Une fois de plus cette année, le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égarddes femmes, n’est malheureusement pas célébré en vain. Cette journée, proclamée officiellement comme telle le 17 décembre 1999 par la résolution 54/134 de l’Assemblée générale des Nations unies, se tiendra cette année dans une situation paradoxale. Personne ne peut nier que depuis plusieurs années les violences faites aux femmes sont mieux prises en compte collectivement par les institutions et le grand public. Cependant, dans le même temps, des attaques extrêmement coordonnées sont portées à l’encontre des femmes, remettant en cause leur parole, banalisant les violences dont elles sont régulièrement la cible, violences verbales, physiques, postures humiliantes dans lesquelles on les cantonne. Ne nous méprenons pas, ces menaces ne sont pas le fait d’individus isolés : nous assistons à la structuration d’un mouvement masculiniste. Par divers modes de communication (télévision, net, réseaux sociaux…), ce mouvement tente de renforcer son audience et, par là-même, le système patriarcal et ce pour ne pas perdre son pouvoir et ses privilèges bien installés dans notre société.
Ainsi, en 2013, des offensives successives ont été rendues publiques toujours soutenues par les mêmes personnalités. Du haut des grues, des pères de famille connus pour avoir été violents à l’encontre de leur ex-conjointe sont venus demander la garde alternée systématique lors des séparations. Durant la présentation au Parlement de la loi pour une égalité entre les femmes et hommes, de nombreux amendements rétrogrades ont été soutenus par des élus conquis à cette cause. Il y a quelques semaines, une pétition était rendue publique sous le nom de « Touche pas à ma pute ». Il y a quelques jours, des artistes se sont rassemblés pour demander au Gouvernement de reconnaître que certaines personnes prostituées le sont volontairement et donc de faire de la prostitution un métier.
C’est dans ce contexte extrêmement préoccupant que la loi sur l’abolition du système prostitutionnel sera présentée au Parlement les 27 et 29 novembre prochains. Cette loi, si elle voit le jour, sera l’aboutissement de deux siècles de batailles des abolitionnistes pour faire reculer le système prostitutionnel, système pointé par les humanistes du 19e siècle comme le dernier bastion de l’esclavage dans notre pays. Il s’agira de trouver un cadre législatif à l’abolition de la prostitution et répondre de façon spécifique aux fléaux qu’elle engendre en premier lieu pour les personnes prostituées : stigmatisation, difficultés à se réinsérer, impunité des clients. Depuis ses prémices, le mouvement abolitionniste n’a cessé de dénoncer la criminalisation des personnes prostituées et l’impunité des clients : il est temps que la donne change. Si la prostitution est une violence, cessons la démagogie, pénalisons les auteurs de ces violences : les trafiquants, les proxénètes mais aussi les clients, même s’ils sont footballeurs, artistes, présentateurs d’émissions, ou hommes politiques… Le gouvernement doit avoir le courage d’aller au bout de sa démarche sans complaisance.
Nous, féministes, ne sommes pas des puritaines. Si nous voulons l’abolition de la prostitution et nous opposons à l’industrie du sexe et de la pornographie, c’est parce qu’aujourd’hui celles-ci font leur fortune en passant sur le corps des femmes les plus vulnérables, les plus pauvres, et proposent à notre jeunesse une vision déformée de ce qu’est une sexualité libre et épanouie.
Nous nous revendiquons de ces mouvements de libération des femmes qui ont permis la libération sexuelle. Mais cette libération sexuelle ne peut exister sans rapport d’égalité, sans estime de soi entre partenaires. Celui qui achète le corps d’une femme lui impose un rapport d’inégalité, un cadre indigne d’un rapport humain.
Nous en appelons aux députés, aux sénateurs, aux ministres et au Président de la République. Votre action est décisive pour libérer notre pays de cette barbarie qu’est la prostitution, pour franchir un pas vers plus d’égalité. Nous appelons spécifiquement les députés à supprimer les amendements masculinistes adoptés par le Sénat lors du vote de la Loi pour une égalité entre les femmes et les hommes. Comme toutes les grandes batailles émancipatrices, l’avancée des droits d’une minorité visible ou sociale libère toute la société.

dimanche 24 novembre 2013

Réunion d'information sur la Convention d'Istanbul


Dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, nous vous invitons à venir vous informer et échanger sur la Convention d'Istanbul, Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Cette rencontre aura lieu mercredi 27 novembre à 18h30 à la Maison des Associations - Château Sans Souci, salle Rostaing (1er étage), 36 avenue Lacassagne, 69003 Lyon.

mercredi 20 novembre 2013

Film et débat pour la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes

Femmes solidaires, membre du Collectif Droits des Femmes de Vaulx en Velin, vous invite


dimanche 3 novembre 2013

La parité dans les élections territoriales : quels impacts sur la vie associative ?

Femmes solidaires, en tant que membre du CRLCAFF Rhône-Alpes, vous invite à participer à une journée d'échanges et de réflexion le mardi 19 novembre à la Préfecture du Rhône :

La parité dans les élections territoriales : quels impacts sur la vie associative ?

Le nouveau mode de gouvernance du binôme Femme/Homme interroge sur les modalités de la gouvernance territoriale ainsi que les mesures transversales de l’égalité Femmes/Hommes pour toutes les institutions. Les corps intermédiaires de la société civile largement représentés par les associations doivent appliquer l’égalité au sein de leurs instances. Il nous paraît nécessaire de faire le point avec tous les acteurs pendant cette journée en partenariat avec la DRDFE qui suit les déclinaisons territoriales des lois sur l'égalité en lien avec le Ministère des Droits des femmes et les institutions nationales et régionales.

Réservation obligatoire /Places limitées : crlccaff.ra@gmail.com
Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée