jeudi 5 décembre 2013

Femmes solidaires manifeste pour la dignité et l'égalité des droits pour toutes et tous !


Femmes solidaires est un mouvement féministe composé de femmes de toutes origines, de toutes cultures, unies pour défendre leurs droits et leurs libertés, ensemble contre toutes formes de discriminations, de violences. Depuis sa création le mouvement s’inscrit dans une solidarité avec les femmes immigrées.

Nous sommes engagées dans des actions de lutte contre le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, l’homophobie, le communautarisme et toutes les forces rétrogrades développées par des groupements politiques et/ou religieux.

Bien sûr, le racisme trouve plus facilement sa place dans une société où le chômage et la misère, frappent des jeunes, des femmes, des hommes en manque de perspectives, mais il ne doit jamais être excusé, banalisé. Nous devons de ce fait être plus que jamais déterminées à lui faire barrage sur les grands boulevards, dans les quartiers les plus populaires, dans les médias comme dans les salons cossus du monde politique. Pour se faire, nous invitons les femmes à se rencontrer au-delà de leurs différences, à animer des lieux de solidarité, d’échanges et d’actions, en refusant la violence, le racisme et la haine.

Lorsque nous exigeons l’égalité des droits, nous les femmes, nous savons de quoi nous parlons.
Racisme et sexisme vont de pair. Ceux qui développent et entretiennent le racisme sont ceux qui remettent en cause nos droits, veulent interdire l’IVG, s’en prennent au travail des femmes, encouragent la propagation d’idées rétrogrades sur les rapports entre femmes et hommes. Le féminisme et la laïcité sont les remparts les plus solides contre les actes racistes et xénophobes sur notre continent, sur notre planète. Les récentes attaques contre la garde des sceaux ciblent bien les valeurs et principes républicains combattus par ces mouvements et partis néo-fascistes à travers les insultes proférées à l’encontre de Christiane Taubira : femme noire, engagée en politique, figure de la vie publique, porteuse de combats émancipateurs, de la loi pour la reconnaissance de la traite et de l’esclavage comme crimes contre l’Humanité, de la loi pour le mariage des personnes homosexuelles…

Héritière des comités féminins de la Résistance et du combat contre le fascisme, Femmes solidaires refuse de banaliser le racisme, le sexisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’homophobie, qui ne sont pas des opinions, mais constituent des délits inscrits et condamnés par la loi française.
Pour la dignité et l’égalité des droits pour toutes et tous,
Femmes solidaires appelle à participer aux différentes initiatives organisées en région et à la manifestation nationale contre le racisme à Paris
le Samedi 7 décembre 2013 à 14h

vendredi 29 novembre 2013

Communiqué du Collectif de défense de l’IVG dans le Rhône


DANGER : LES ANTI-IVG A L’OFFENSIVE
Alors que l’accès à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est fondamental pour garantir l’exercice de ce droit par les femmes dans de bonnes conditions, les anti-choix se mobilisent encore et toujours sur Internet (multiplication de pseudos sites d’informations qui sont des sites anti-IVG) et dans la rue.

Et depuis la publication par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes d’un « rapport relatif à l’accès à l’IVG » en deux volets : « Information sur IVG sur internet » le 12 septembre 2013, « Accès à l’IVG dans lesterritoires » le 7 novembre 2013, les anti-choix se lâchent et contre attaquent.

Dans ce rapport, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a recommandé la création de toute urgence d’un site internet institutionnel dédié à l’avortement à destination des femmes et des professionnel-le-s. Cette recommandation a été suivie d’effet puisque le 30 septembre dernier un site officiel www.ivg.gouv.fr a été créé et nous le recommandons. Ce site permet de contrebalancer les sites des anti-IVG qui encore récemment occupaient les premières places en termes de référencement dans les moteurs de recherche.

De plus, pour améliorer l’accès à l’avortement en France, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes a soumis plusieurs propositions et recommandations à la Ministre des droits des femmes afin de :

- Faire de l’IVG un droit à part entière.

- Développer un dispositif global d’information et de communication afin de faciliter l’orientation et le parcours des femmes.

- Développer une offre de soins permettant aux femmes un accès rapide et de proximité à l’IVG et leur garantissant le choix de la méthode, la gratuité et la confidentialité. A Lyon, la mise en place de cette recommandation doit se traduire par l’arrêt des restructurations et faire de nouveau des Centres IVG de Lyon Sud et de la Croix Rousse des CIVG autonomes.

- Clarifier les responsabilités, organiser un véritable suivi de l’activité et permettre la coordination des professionnel-le-s.

Les recommandations de ce rapport et la mobilisation pour garantir le droit à l’avortement en France n’est pas du goût de la nébuleuse anti-IVG qui a appelé à manifester dans différentes villes françaises le samedi 30 novembre prochain.

A Lyon « J’aime la vie » et « Université pour la vie » soutenus par le Cardinal Barbarin appellent à une «Grande Marche pour la vie» sous titrée « pour une écologie humaine ». Le tract d’appel, sous une communication bon enfant, dénonce le droit à l’IVG, l’IMG, la PMA, la recherche sur les cellules souches, le mariage pour tous, l’homoparentalité, …

Des groupuscules d’extrême droite ont appelé à rejoindre cette marche.


Nous, Collectif de défense de l’IVG dans le Rhône, dénonçons les attaques des anti-IVG.

Nous sommes pour la reconnaissance de l’IVG comme faisant partie du parcours des femmes et rappelons que 1 femme sur 3 a recours à un avortement dans sa vie.
Nous nous battons pour que le droit des femmes à disposer de leur corps, conquis par nos luttes et sans cesse remis en cause, soit garanti !

L’abolitionnisme, une lutte d’émancipation

Tribune dans Mediapart cosignée par Sabine Salmon, notre Présidente Nationale, Marion Lafon et Huayra Llanque d'Attac, Sandra Rigoni de la Fondation Copernic à lire ici.

lundi 25 novembre 2013

Tribune de Femmes solidaires à l'occasion du 25 novembre et de l'examen à l'Assemblée nationale de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel


Libérez notre pays...

Une fois de plus cette année, le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égarddes femmes, n’est malheureusement pas célébré en vain. Cette journée, proclamée officiellement comme telle le 17 décembre 1999 par la résolution 54/134 de l’Assemblée générale des Nations unies, se tiendra cette année dans une situation paradoxale. Personne ne peut nier que depuis plusieurs années les violences faites aux femmes sont mieux prises en compte collectivement par les institutions et le grand public. Cependant, dans le même temps, des attaques extrêmement coordonnées sont portées à l’encontre des femmes, remettant en cause leur parole, banalisant les violences dont elles sont régulièrement la cible, violences verbales, physiques, postures humiliantes dans lesquelles on les cantonne. Ne nous méprenons pas, ces menaces ne sont pas le fait d’individus isolés : nous assistons à la structuration d’un mouvement masculiniste. Par divers modes de communication (télévision, net, réseaux sociaux…), ce mouvement tente de renforcer son audience et, par là-même, le système patriarcal et ce pour ne pas perdre son pouvoir et ses privilèges bien installés dans notre société.
Ainsi, en 2013, des offensives successives ont été rendues publiques toujours soutenues par les mêmes personnalités. Du haut des grues, des pères de famille connus pour avoir été violents à l’encontre de leur ex-conjointe sont venus demander la garde alternée systématique lors des séparations. Durant la présentation au Parlement de la loi pour une égalité entre les femmes et hommes, de nombreux amendements rétrogrades ont été soutenus par des élus conquis à cette cause. Il y a quelques semaines, une pétition était rendue publique sous le nom de « Touche pas à ma pute ». Il y a quelques jours, des artistes se sont rassemblés pour demander au Gouvernement de reconnaître que certaines personnes prostituées le sont volontairement et donc de faire de la prostitution un métier.
C’est dans ce contexte extrêmement préoccupant que la loi sur l’abolition du système prostitutionnel sera présentée au Parlement les 27 et 29 novembre prochains. Cette loi, si elle voit le jour, sera l’aboutissement de deux siècles de batailles des abolitionnistes pour faire reculer le système prostitutionnel, système pointé par les humanistes du 19e siècle comme le dernier bastion de l’esclavage dans notre pays. Il s’agira de trouver un cadre législatif à l’abolition de la prostitution et répondre de façon spécifique aux fléaux qu’elle engendre en premier lieu pour les personnes prostituées : stigmatisation, difficultés à se réinsérer, impunité des clients. Depuis ses prémices, le mouvement abolitionniste n’a cessé de dénoncer la criminalisation des personnes prostituées et l’impunité des clients : il est temps que la donne change. Si la prostitution est une violence, cessons la démagogie, pénalisons les auteurs de ces violences : les trafiquants, les proxénètes mais aussi les clients, même s’ils sont footballeurs, artistes, présentateurs d’émissions, ou hommes politiques… Le gouvernement doit avoir le courage d’aller au bout de sa démarche sans complaisance.
Nous, féministes, ne sommes pas des puritaines. Si nous voulons l’abolition de la prostitution et nous opposons à l’industrie du sexe et de la pornographie, c’est parce qu’aujourd’hui celles-ci font leur fortune en passant sur le corps des femmes les plus vulnérables, les plus pauvres, et proposent à notre jeunesse une vision déformée de ce qu’est une sexualité libre et épanouie.
Nous nous revendiquons de ces mouvements de libération des femmes qui ont permis la libération sexuelle. Mais cette libération sexuelle ne peut exister sans rapport d’égalité, sans estime de soi entre partenaires. Celui qui achète le corps d’une femme lui impose un rapport d’inégalité, un cadre indigne d’un rapport humain.
Nous en appelons aux députés, aux sénateurs, aux ministres et au Président de la République. Votre action est décisive pour libérer notre pays de cette barbarie qu’est la prostitution, pour franchir un pas vers plus d’égalité. Nous appelons spécifiquement les députés à supprimer les amendements masculinistes adoptés par le Sénat lors du vote de la Loi pour une égalité entre les femmes et les hommes. Comme toutes les grandes batailles émancipatrices, l’avancée des droits d’une minorité visible ou sociale libère toute la société.

dimanche 24 novembre 2013

Réunion d'information sur la Convention d'Istanbul


Dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, nous vous invitons à venir vous informer et échanger sur la Convention d'Istanbul, Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.

Cette rencontre aura lieu mercredi 27 novembre à 18h30 à la Maison des Associations - Château Sans Souci, salle Rostaing (1er étage), 36 avenue Lacassagne, 69003 Lyon.

mercredi 20 novembre 2013

Film et débat pour la Journée Internationale contre les violences faites aux femmes

Femmes solidaires, membre du Collectif Droits des Femmes de Vaulx en Velin, vous invite


dimanche 3 novembre 2013

La parité dans les élections territoriales : quels impacts sur la vie associative ?

Femmes solidaires, en tant que membre du CRLCAFF Rhône-Alpes, vous invite à participer à une journée d'échanges et de réflexion le mardi 19 novembre à la Préfecture du Rhône :

La parité dans les élections territoriales : quels impacts sur la vie associative ?

Le nouveau mode de gouvernance du binôme Femme/Homme interroge sur les modalités de la gouvernance territoriale ainsi que les mesures transversales de l’égalité Femmes/Hommes pour toutes les institutions. Les corps intermédiaires de la société civile largement représentés par les associations doivent appliquer l’égalité au sein de leurs instances. Il nous paraît nécessaire de faire le point avec tous les acteurs pendant cette journée en partenariat avec la DRDFE qui suit les déclinaisons territoriales des lois sur l'égalité en lien avec le Ministère des Droits des femmes et les institutions nationales et régionales.

Réservation obligatoire /Places limitées : crlccaff.ra@gmail.com
Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée


mardi 1 octobre 2013

La féminisation de la pauvreté

Nous vous invitons à venir vous informer et échanger sur le thème de la féminisation de la pauvreté : les raisons de la pauvreté croissante des femmes quel que soit leur âge, la situation des familles monoparentales, les moyens de changer la situation,...

Cette rencontre aura lieu mardi 15 octobre à 18h30 dans notre local départemental, 218 rue Garibaldi, 69003 Lyon.
Elle est ouverte aux membres de notre association ainsi qu'à toute personne intéressée.

dimanche 22 septembre 2013

Faire enfin reculer la prostitution en France et engager la société auprès de ses victimes : le principe est acquis, place à la loi !

Communiqué des associations membres d'Abolition 2012
 
Pour la troisième fois en deux ans, les député-es de tous bords s’accordent autour d’une refonte globale et cohérente des politiques publiques en matière de prostitution : après le rapport Bousquet-Geoffroy et la résolution réaffirmant la position abolitionniste de la France, le rapport d’information Olivier vient en effet d’être adopté à l’unanimité des membres de la délégation aux droits des femmes.

Nos 55 associations de soutien aux personnes prostituées, de lutte contre les violences faites aux femmes et de promotion de l’égalité femmes-hommes s’en félicitent vivement et prennent date : la prostitution étant la dernière des violences faites aux femmes dont les victimes sont encore pénalisées et les auteurs impunis, nous exigeons l’adoption effective d’une loi pour le 25 novembre 2013 !

Nous prendrons le temps d’analyser avec attention chacune des 40 recommandations du rapport Olivier et les confronterons à l’expertise de terrain et de fond de chacune de nos associations. Mais nous saluons solennellement dès aujourd'hui les 4 grands axes du rapport :
- Mieux lutter contre les réseaux de traite et de proxénétisme
- Accompagner globalement les personnes prostituées, notamment en les aidant à sortir de la prostitution
- Renforcer l'éducation à la sexualité et la prévention
- Responsabiliser les clients et pénaliser l'achat d'actes sexuels
Transposés en dispositions législatives, ces 4 axes permettraient d’engager toute la société auprès des victimes de cette forme particulièrement violente d'exploitation que représente la prostitution.

Nous veillerons donc à ce que chacune de nos recommandations ci-dessous soient reprises à l’occasion de l’examen d’une grande loi globale abolitionniste.

I- L’ inversion de la charge pénale : une exigence de justice et de protection des femmes ! 

1- Abrogation du délit de racolage qui, depuis 1939, pèse injustement sur les personnes prostituées alors que sa rédaction permettrait d’interpeller les clients prostitueurs. 

2- Création d’un délit sanctionnant tout achat d’un acte sexuel pour mettre fin aux droits des hommes à imposer un rapport sexuel par l’argent
 
II- Le renforcement de la politique pénale de lutte contre le proxénétisme et l’indemnisation de ses victimes 
3- L’arsenal juridique français en la matière est très bon mais doit être mieux utilisé, notamment en confisquant systématiquement les biens du proxénétisme en plus des peines de prison prononcées. 

4- Inclure le proxénétisme dans la liste des crimes les plus graves ouvrant le droit à une indemnisation (art 7 06-3 du Code de procédure pénale)

III- De véritables alternatives à la prostitution, y compris pour les personnes étrangères. 

5- Lancement d’un plan Marshall pour les alternatives à la prostitution et financement d’un accompagnement social global vers une insertion socio professionnelle 

6- Mise en place d’un partenariat de confiance « Etat, association, personne prostituée » pour octroyer un titre de séjour aux personnes étrangères qui ne peuvent pas dénoncer leur proxénète (peur des représailles, menaces sur la famille au pays) mais qui ont effectivement rompu avec le milieu prostitutionnel et s’engagent dans un programme de sortie de la prostitution, avec un accompagnement associatif.

IV- Une politique ambitieuse d’éducation à l’égalité et à la sexualité, de prévention et d’information. 

7- Développement d’une politique ambitieuse d’éducation à la sexualité et à l’égalité entre les filles et les garçons incluant une lutte contre le sexisme. 

8- Mise en place d’une politique de prévention des risques prostitutionnels. 
9- Mise en place de la formation des professionnels (police, justice, travail social, professionnels de la santé) 

10- Mise en œuvre de campagnes de sensibilisation à la violence que constitue la prostitution et dénonciation de l’achat de tout acte sexuel (tel que prévu dans le plan interministériel de lutte contre les violences 2011-2013.