samedi 26 mars 2016

Participez à notre campagne #stopvioldjibouti

Nous vous proposons de participer à une campagne sur Twitter et Facebook afin de soutenir les femmes djiboutiennes en grève de la faim depuis hier (voir notre message précédent à ce sujet) : #stopvioldjibouti
 
Pour cela : 
- imprimez l'image ci-dessous
- prenez vous en photo avec
- mettez cette photo directement sur votre compte Twitter et/ou votre page Facebook
- relayez l'information pour que d'autres puissent aussi participer


vendredi 25 mars 2016

Contre les viols par l’armée djiboutienne et l'impunité - Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes

Dix femmes de Djibouti, résidant en France et en Belgique, entament une grève de la faim le 25 mars 2016, pour dénoncer les viols des Femmes Afar par des soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.

Elles entendent protester contre ces violences et briser le mur de silence érigé autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise.
A Djibouti comme dans d'autres régions d'Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l'identité des communautés. L'impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.
Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.
Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Aucune plainte n'a pu aboutir jusqu'à ce jour.
L'actuel Chef de l'Etat, Ismael Omar Guelleh, qui s’apprête à briguer un 4ème mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé, Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l'impunité des soldats violeurs.
Cette grève de faim se déroule dans un contexte préélectoral, très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016 (arrestations, tortures, exécutions extra-judiciaires, et toujours les viols des femmes).
L'Association Femmes Solidaires et le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l'Impunité lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.

Nous exigeons :
· La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
· L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à
l’encontre des femmes en République de Djibouti
· Le jugement des soldats coupables des viols
· Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti
dont la CEDAW

#stopvioldjibouti

samedi 19 mars 2016

Pas de salon de l'armement à Paris !

Femmes solidaires signataire de cette pétition contre la tenue du salon de l'armement à Paris en juin prochain.
La résistance à l'armement est issue d'une tradition pacifiste et non-violente de notre Mouvement depuis sa création en 1945 et qui se manifeste aussi par son adhésion à la campagne ICAN.
Pour signer et diffuser la pétition autour de vous, c'est ici.

mardi 8 mars 2016

Projet de loi de réforme du droit du travail : non à la double peine pour les femmes !

Femmes solidaires fait partie des organisation signataires de cette tribune que vous pouvez lire en cliquant ici.

lundi 7 mars 2016

Femmes solidaires sur tous les fronts

Entrent dans la notion de crime contre l’Humanité : « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre. » Tribunal de Nuremberg, automne 1946.

« Le tribunal précise que les représentants d’un État ne pourront être protégés s’ils sont reconnus comme criminels par le droit international. » Article 7 du traité de mise en place du Tribunal de Nuremberg. 1946.

C’est avec beaucoup d’inquiétudes mais aussi beaucoup de courage et de détermination que le mouvement Femmes solidaires aborde cette Journée internationale des droits des femmes. Notre constat est effroyable.

En cette année 2016 où nous célébrons le 70e anniversaire du Procès de Nuremberg ayant établi la notion de crime contre l’Humanité, nous souhaitons attirer l’attention sur le fait qu’une minorité sociale est dans ce monde la proie de crimes contre l’Humanité constants en raison de son genre. Cette minorité sociale représente la moitié de cette même Humanité, ce sont les femmes et, avec elles, leurs enfants.

Vendues, marchandées sur des marchés par des Daesh et des sectes intégristes barbares, femmes migrantes victimes sur les routes de la migration de passeurs sans scrupules qui les violent et les pillent, victimes encore de prostitution dans les camps de la honte sur notre sol aux portes de l’Angleterre, asservies dans toutes les cultures, promises et livrées aux mariages préférentiels, trafiquées par la mafia pour être prostituées sur les trottoirs du monde mais aussi d’Europe, victimes de mutilations sexuelles, butins de guerre des armées de tous les pays, enfin victimes de violences conjugales car la famille constitue toujours la première prison, celle où s’exerce en premier lieu les lois sanglantes du patriarcat... Quand pourrons-nous espérer que l’Humanité se révèle aux quatre coins du monde pour changer le sort des femmes ? L’indignation vaut pour toutes les minorités persécutées, pour tous les groupes discriminés et pourtant quand il s’agit des femmes victimes de féminicide les voix se font rares. Notre monde ne protège ni les femmes ni leurs enfants, il les livre aux plus offrants.

Enfin, dans ce monde, là où à force de batailles acharnées elles ont acquis des droits, le patriarcat les remet en cause sans cesse et, en premier lieu, ce droit fondamental à disposer de son corps. Remise en cause de l’IVG, promotion de la gestation pour autrui, réglementation de cette violence extrême qu’est la prostitution. Dans toutes les cultures, les femmes ne sont jamais tranquilles. 

Contre les intégrismes religieux, contre les trafiquants, les mafieux, contre les Etats qui transigent avec les pouvoirs les plus rétrogrades envers les femmes et ce pour vendre des Rafales ou des armes, nous restons mobilisées sur tous les fronts, féministes et laïques.

Cette année encore, Femmes solidaires sera présente aux Nations Unies pour la 60e Commission sur le statut des femmes, toujours du côté des femmes ici et là-bas pour faire avancer leurs droits.

vendredi 4 mars 2016

Projection-débat à la MJC de Saint Rambert

La MJC de Saint Rambert Ile Barbe organise vendredi 4 mars à 20h la projection du film "We want sex equality" suivie d'un débat qui sera animé par Femmes solidaires et d'un pot convivial.
Entrée libre et gratuite
 

mercredi 2 mars 2016

L'invisibilité des femmes dans la sphère publique

C'est le thème de l'échange que nous animons jeudi 3 mars à 19h au Centre Social Moulin à Vent à Vénissieux. 
Nous vous attendons nombreuses et nombreux !

mardi 1 mars 2016

Exposition "Violences elles disent non" à Brignais

Le Centre Social et Socioculturel de Brignais accueille durant tout le mois de mars notre exposition dans la cadre de leur projet "Parlons d'ELLES