mercredi 24 octobre 2012

Manifestation pour la défense de l'IVG à Lyon

Femmes solidaires, comme l'ensemble des organisations du Collectif de défense de l'IVG à Lyon, appelle à participer massivement à la manifestation

samedi 27 octobre à 14h30
départ de l'hôpital de la Croix-Rousse, rue Hénon

Il faut que nous soyons nombreuses et nombreux si nous voulons faire reculer les projets de restructuration des centres IVG de Croix-Rousse et Lyon Sud qui sont une atteinte de fait au droit des femmes à accéder à l'IVG dans de bonnes conditions.

La mobilisation en 2009 du Collectif et des citoyen-nes avait permis de maintenir 4 centres à Lyon en faisant transférer le centre IVG de l'Hôtel-Dieu à Edouard Herriot plutôt que le fermer ; nous pouvons une nouvelle fois faire changer les choses si nous nous mobilisons !

Vous pouvez aussi nous soutenir en signant la pétition sur le sujet ici

samedi 20 octobre 2012

Pétition pour la défense de l'IVG à Lyon

Le Collectif de défense de l'IVG à Lyon, dont notre association fait partie, vous propose de signer sa pétition afin que les Hospices Civils de Lyon reviennent sur leur décision de restructurer les Centres IVG des hôpitaux de Lyon Sud et de la Croix-Rousse.

L'accès à l'IVG est mis en danger par ces projets de restructuration.

Pour signer, c'est ici. Merci de votre soutien.

mardi 16 octobre 2012

dimanche 14 octobre 2012

Rassemblement suite au verdict de la cour d'Assises de Créteil



A LA SUITE DU VERDICT DE LA COUR D’ASSISES DE CRÉTEIL
RASSEMBLEMENT A LYON
LUNDI 15 OCTOBRE 18H30
DEVANT LE PALAIS DE LA JUSTICE

Le verdict de la cour d’Assises de Créteil soulève une vague de révolte et d’indignation.

Parce qu’il a montré que la justice est incapable de comprendre et d’entendre les victimes de viol,
Parce qu’il leur dénie le droit de déposer plainte des années après alors qu’elles disposent de 10 ans pour le faire,
Parce que même si le viol est reconnu, il n’est pas cher payé, du sursis en majorité,
Parce qu’il envoie un message très clair aux victimes : continuez à ne pas déposer plainte car sinon vous risquez gros,
Parce qu’il envoie un message très clair aux violeurs : en fait, vous ne risquez pas grand-chose !

Cela fait plus de 40 ans que les féministes se battent contre les violences faites aux femmes, est-ce pour en arriver là ? Quand la société française sera-t-elle capable de prendre au sérieux les violences faites aux femmes ?
Les lois votées doivent être appliquées. Les professionnels doivent être formés. Les victimes, toutes les victimes, doivent être soutenues, hébergées, protégées, entendues. Les associations doivent avoir les moyens de fonctionner. Les jeunes scolarisés doivent être informés, éduqués, entendus aussi quand ils sont eux- mêmes victimes. Enfin la loi doit être modifiée pour être à la hauteur du défi ainsi posé : éradiquer les violences faites aux femmes. C’est une nécessité pour une société qui se veut démocratique.

Les associations signataires appellent à un rassemblement lundi 15 octobre à 18h30 devant le Palais de Justice, 67 rue Servient, Lyon 3ème.

vendredi 12 octobre 2012

Verdict du procès pour viols en réunion à Fontenay-Sous-Bois : Femmes solidaires s'indigne !

Pour nous, Femmes solidaires, association de défense des droits des femmes et de lutte contre les violences faites aux femmes, le procès des viols collectifs commis sur deux mineures à Fontenay-sous-Bois, s’achève sur un verdict désastreux et inadmissible pour les victimes en premier lieu mais également pour toutes les femmes.

Le viol en réunion est un crime et les peines encourues pour de tels crimes peuvent aller jusqu’à 20 ans de réclusion. Dans cette affaire, qu’est-ce qui a retenu la justice de faire appliquer des peines plus lourdes et qu’est-ce qui a permis d’en arriver à l’acquittement de 10 des 14 accusés? Quel message envoyons-nous à la jeunesse ? Un message d’impunité aux violeurs et un message de découragement aux victimes. Pensons à Nina et Stéphanie qui ont déjà été très éprouvées et font preuve d’un courage incroyable depuis douze années, mais aussi à toutes celles qui n’osent encore parler, et ne sont en aucun cas encouragées à le faire avec ce verdict. Alors que nos militantes interviennent chaque semaine dans les établissements scolaires pour faire reculer les viols et violences sexistes et encourager les victimes à oser une parole, la justice nous rend la tâche encore plus difficile aujourd’hui avec une telle décision, au lieu de légitimer notre action. Les avocat-es des deux parties se retrouvent pour dire que le procès a été « bâclé ». Comment est-il possible aujourd’hui de bâcler une telle affaire, qui a des répercussions sur l’ensemble de la société ?

Rappelons qu’aujourd’hui une femme est violée toutes les 7 minutes, que 25 % des victimes osent porter plainte et que seulement 2% des violeurs seraient condamnés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et montrent le problème plus global et profond auquel doit faire face notre société.

L’incapacité de la justice à faire face à ce type de dossier nous alerte, une fois de plus, sur les difficultés toujours réelles pour établir la preuve et entendre la parole des femmes victimes. Quelle justice voulons-nous pour les femmes ? Nous savons que les droits des femmes sont toujours difficiles à faire respecter, l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel en mai, nous l’a rappelé : nous ne pouvons donc minimiser une telle décision juridique, tant elle aura de retentissement sur la vie et l’intégrité physique et psychique des femmes.

Rien ne devrait permettre d’innocenter un violeur et de banaliser des crimes commis à l’encontre des femmes. Pas d’impunité pour les violeurs !

Malgré le climat hostile aux femmes victimes de violences, nous les encourageons à ne pas se taire. Ensemble, associations féministes aux côtés des femmes, nous nous battrons pour faire avancer nos droits.

Paris, le 11 octobre

mardi 9 octobre 2012

Les femmes face au Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance

En cet automne 2012, le Parlement, l’Assemblée nationale puis le Sénat, examineront le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dit TSCG, traité signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en décembre 2011.

Durant la campagne 2012, le candidat François Hollande s’était engagé à la renégociation de ce traité. Conscientes des efforts développés par le gouvernement, les féministes que nous sommes jugeons les modifications obtenues par le Président insuffisantes.

Depuis le débat sur le projet de constitution européenne qui donna lieu au référendum de 2005, nous n’avons jamais cessé de demander un alignement par le haut des droits des femmes en Europe. Ainsi, le TSCG ne répond pas au projet de société féministe pour lequel nous œuvrons chaque jour avec les femmes de toutes les régions de notre pays.

Sur le plan économique, ce traité est un fléau pour les femmes qui, nous le rappelons, constituent 80 % des pauvres en France et dans le monde. Nous ne pouvons nous contenter de donner aux femmes comme réponses à leurs maux, l’accélération des politiques d’austérité qui risquent de porter un coup fatal à leur autonomie et à leur émancipation, tout en étant inefficaces. Le système financier mondial et européen actuellement géré par les banques, détériore notre industrie, ferme nos entreprises et nos usines pour contenter certains actionnaires. Le gouvernement doit reconnaitre que la sauvagerie de ce système n’est pas dû à ses excès mais bien à son fonctionnement intrinsèque. Ce traité, qui favorise le monde de la finance, condamne les familles, les femmes à vivre pour des décennies dans la pauvreté et la désespérance. Dans certaines des villes où nous avons des associations, le chômage atteint 50 %. Que fera ce traité pour l’avenir des femmes de ces villes sinistrées ?

Sur le plan social, alors que les services publics constituent un réel soutien pour les femmes, les règles financières de ce traité prévoit la réduction du déficit public à 3%, imposant la gestion de ces services comme des services marchands. Ils ne tiendraient plus compte des besoins des femmes en matière d’accueil de la petite enfance, d’encadrement à l’Ecole, de santé publique, d’accès notamment à l’IVG et à la contraception. Nous craignons également de graves attaques sur les dispositifs de prévention (violences, addictions, planification, dépistages, obésité…), dispositifs publics indispensables à l’épanouissement des femmes.

Sur le plan démocratique, en transférant des pouvoirs de décision à la commission européenne, organisme non élu par les peuples, ce traité prévoit un système de contrôle des politiques budgétaires de chaque pays au mépris de leurs parlements nationaux et donc de la souveraineté des électrices et électeurs. Depuis sa création, notre association a toujours œuvré pour que toutes et tous puissent exercer librement et sans contrainte leur citoyenneté à travers le scrutin. Nous ne pouvons accepter cette attaque d’un droit constitutionnel. Nous nous positionnons naturellement pour un référendum. Nous devons entendre les électrices et électeurs sur cette question fondamentale pour notre avenir. Notre gouvernement doit être à l’initiative d’un débat qui précédera le référendum. En tant que mouvement d’éducation populaire, nous y participerons et engagerons les femmes de notre réseau à y être présentes.

Sur le plan environnemental, ces dispositions budgétaires réduiraient considérablement nos chances d’accéder à des politiques de développement durable. En effet, en livrant la planification écologique à la logique financière (il n’y a aucune raison qu’elle y échappe), nous nous trouverons esclaves de la notion de rentabilité en matière de production et maitrise d’énergie, d’agro-alimentaire ou d’agriculture. Les femmes, notamment dans les foyers monoparentaux, veulent nourrir leur famille sainement, se chauffer à des coûts abordables sans porter atteinte à la planète qu’elles laisseront aux générations futures.

Nous croyons en l’Europe de la solidarité réciproque, de la coopération des femmes et non de la concurrence. Ce sont ces valeurs que nous plaçons au cœur de tous les projets que nous développons à travers le monde.

Pour toutes ces raisons, Femmes solidaires demande aux député-es et sénateurs et sénatrices de rejeter ce traité lors de son passage au Parlement et de proposer un référendum, seul acte démocratique pouvant ouvrir un large débat dans notre pays.

Femmes solidaires, Paris le 8 octobre 2012