vendredi 30 juin 2017

Accès à la PMA pour toutes, une loi maintenant !

Femmes solidaires salue la décision, rendue publique le 27 juin dernier, du Comité consultatif d'éthique d'émettre un avis favorable sur l'ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Cette prise de position était largement attendue, notamment par les associations féministe et LGBTQI+.

Femmes solidaires, opposée à la marchandisation des corps des femmes et donc à la Gestation Pour Autrui ou GPA, salue la position du CCNE sur le maintien de l'interdiction de cette violence faite aux femmes.

L'ouverture de la PMA à toutes est une question d'égalité entre les femmes, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur situation personnelle. Il ne s'agit pas d'instituer un "droit à l'enfant" mais bien de remédier à une injustice qui poussait des milliers de femmes à se rendre à l'étranger pour fonder une famille.

Femmes solidaires exige que l'exercice de ce droit se fasse dans les meilleurs conditions ; cela passe notamment par le remboursement de la PMA qui n'est pas tranché dans l'avis du comité. Nous regrettons le ton employé par le CCNE pour parler des familles homoparentales et particulièrement monoparentales et lui rappelons que la stigmatisation de ces familles reste un problème majeur de notre société.

Le président Macron avait déclaré que la décision du CCNE serait déterminante dans l'inscription de la PMA au calendrier législatif de son quinquennat, ce qui est par ailleurs une de ses promesses de campagne. Il est indispensable que cette décision soit retranscrite par une loi qui ferait entrer l'accès à la PMA pour toutes dans notre droit.

La consultation a eu lieu ; maintenant, place à l'action !

mercredi 28 juin 2017

Sur le Tour de France, pas de fille hors jeu

Femmes solidaires est un mouvement féministe qui a pour ambition de changer la société notamment en déconstruisant les stéréotypes sexistes qui perdurent dans notre société et qui sont sources de discriminations et donc de violences.
La féminisation du sport et des pratiques sportives viennent en écho de cette déconstruction. Pour nous, la pratique sportive pour les femmes est un enjeu féministe car ceux qui veulent éloigner les femmes des terrains de sport sont ceux qui les bâillonnent et réduisent systématiquement leurs libertés à coup de dogme fondé sur un implacable patriarcat. Dans chaque pays, le sport est un révélateur du taux de mixité dans l’espace public et du degré de liberté des femmes à disposer de leur corps.

En 1989, l’organisation du Tour de France supprime la course féminine qui se déroulait alors sur 3 semaines, juste avant la course masculine. Les deux tours, féminins et masculins, bénéficiaient à cette époque des mêmes moyens et d’une couverture médiatique similaire.
Cette année, un groupe de onze femmes cyclistes de l’association « Donnons des elles au vélo », organise et participe à un nouveau tour de France féminin. Elles vont parcourir l’intégralité des étapes de la Grand Boucle, 1 jour avant les hommes et vont pouvoir compter sur le soutien de Femmes solidaires, de Femix’ sports.
Au fil des régions traversées, ce groupe se verra régulièrement renforcée par des femmes et des hommes partageant les mêmes valeurs de mixité, d’égalité et d’universalité pour les droits des femmes, en grossissant le peloton et renforçant la portée du message.
Femmes solidaires sera présente tout au long de leur course pour échanger, débattre sur la place des femmes dans le sport et les encourager dans leur démarche.


Grâce au concours de la Fédération française de cyclisme, quelques femmes solidaires auront le plaisir de pouvoir rencontrer les équipes féminines professionnelles lors du contre la montre le 22 juillet à Marseille.
Et bien sûr, le 23 juillet aux côtés de 2024 femmes, Femmes solidaires sera présente sur les Champs Élysées.