mardi 17 juillet 2012

Femmes solidaires s’indigne du sort réservé aux footballeuses du monde

Le jeudi 5 juillet 2012, l’International Football Association Board (IFAB) réuni au Siège de la FIFA à Zurich a pris, selon le site officiel de la FIFA trois décisions historiques à l’unanimité. Si deux d’entre elles concernent le jeu, la troisième a une portée beaucoup plus large. « L’IFAB a convenu d’approuver à l’unanimité – de façon temporaire pour une période d’essai – le port du foulard. Le design, la couleur et le matériel autorisés seront définis et confirmés à l’issue de la réunion annuelle de travail de l’IFAB à Glasgow en octobre 2012. Actuellement, il n’existe aucune littérature médicale concernant des blessures dues au port d’un foulard et par conséquent, la décision prise aujourd’hui sera passée en revue lors de l’Assemblée générale annuelle de l’IFAB en 2014.»
Même si la FIFA souligne que les motivations à l’origine de cette autorisation ont toujours été culturelles et non religieuses, personne n’a été dupe et la presse a titré unanimement « les joueuses autorisées à porter le foulard islamique.»

La charte olympique en vigueur précise qu' «Aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique
La Fédération Française de Football quant à elle a immédiatement réagi en interdisant le port du voile pour le football féminin en France en rappelant son souci de respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité qui prévalent dans notre pays.

Nous nous félicitons de la prise de position de la FFF sur ce point, sans oublier que nous sommes encore loin d’une égalité de traitement entre le «Foot» et le «foot féminin». Mais nous condamnons fermement la position adoptée par l’IFAB qui enfreint une règle fondamentale du sport, la neutralité interdisant toute expression politique ou religieuse. L’IFAB a accepté les exigences des régimes islamistes qui veulent perpétuer à travers le sport la stigmatisation du corps des femmes. Cette décision loin de se limiter au monde sportif, acceptant le relativisme des règles internationales, met en danger les femmes des pays musulmans qui tentent de résister en respectant la règle universelle.

Parce que nous aimons le sport, parce que nous aimons le sport féminin, nous seront présentes le jeudi 19 juillet au stade Charlety à 17 h pour le dernier match de l’équipe de France féminine de football avant son départ pour les Jeux Olympiques de Londres. Nous leur souhaitons d’aller le plus loin possible, de jouer en femmes libres un football de haut niveau qui nous donnera autant de plaisir qu’elles en prennent sur le terrain.

dimanche 15 juillet 2012

En route pour Londres

Plusieurs militantes de notre association étaient présentes ce matin pour saluer le départ des membres de l'Assemblée des Filles du Sport de Vaulx en Velin qui vont rallier Londres à vélo en 2 semaines et assister à plusieurs épreuves des Jeux Olympiques. 



Tous les détails de ce périple dans les numéros de mai et juillet de Clara magazine.

 
photos : C. Rousset

mardi 10 juillet 2012

Femmes solidaires sur la route du Tour de France


Nous serons présentes demain dans l'Ain sur l'étape du Tour de France pour faire signer la pétition "A la télé, pas de filles hors jeu" pour la médiatisation du sport féminin de haut niveau sur les chaines de télévision publiques françaises et échanger avec le public.

lundi 9 juillet 2012

Le Collectif de défense de l’IVG à Lyon réactivé et en alerte

Le Collectif de défense de l’IVG à Lyon, créé en mai 2009 suite à l’annonce de la fermeture du CIVG (centre d’interruption volontaire de grossesse) de l’Hôtel-Dieu et qui a lutté avec succès aux côtés des personnels et des habitant-es de l’agglomération pour le transfert de ce CIVG à l’hôpital Edouard Herriot, s’est à nouveau réuni le 20 juin dernier.

Ce collectif a été alerté sur des projets de restructuration de services hospitaliers qui seraient envisagés par les Hospices Civils de Lyon (HCL), notamment à Lyon Sud et à la Croix-Rousse. Ces projets entraineraient réorganisation et transfert de certaines structures, dont les CIVG. Ceci fragiliserait la prise en charge des femmes en demande d’IVG ainsi que le personnel les accueillant.

Le Collectif a contacté la Direction Générale des HCL afin de la rencontrer à ce sujet début juillet.

Dans l’attente de cette rencontre, le Collectif rappelle la nécessité de conserver dans l’ensemble des CIVG de l’agglomération lyonnaise :
- Le choix des modalités de l’IVG, tel que défini dans la loi : IVG médicamenteuse, sous anesthésie locale ou générale, prise en charge des femmes de 12 à 14 semaines de grossesse
- Un personnel dédié et pluridisciplinaire
- Un lieu autonome préservant la spécificité de la prise en charge des IVG

Ces éléments sont primordiaux pour le maintien d’une prise en charge de qualité des femmes, dépendant aussi de conditions de travail acceptables pour le personnel des CIVG.
Nous veillerons à ce que soit respecté l’un des engagements du nouveau gouvernement : tous les centres hospitaliers doivent être dotés d’un centre d’interruption volontaire de grossesse et donc des moyens pour le faire fonctionner parce que le droit à l’IVG ne doit pas être un droit théorique mais un droit effectif.

Le Collectif de défense de l’IVG à Lyon est composé des organisations suivantes : Planning Familial du Rhône, Femmes solidaires du Rhône, Femmes Egalité, Cabiria, Association des Familles Laïques, Sud Santé Sociaux, CGT Santé, CGA, Gauche Unitaire, Solidaires Rhône, Lutte Ouvrière, PCF, Europe Ecologie les Verts, NPA

jeudi 5 juillet 2012

Le numéro d'été de Clara magazine disponible


132ème numéro de Clara magazine avec notamment au sommaire :

un article sur la bataille pour une loi juste contre le harcèlement sexuel
un portrait de Magda Sayeg, reine du tricot version très moderne

Bonne lecture estivale !

lundi 2 juillet 2012

Communiqué du collectif Pas de bébés à la consigne !

A lire ici le nouveau communiqué du collectif Pas de bébé à la consigne auquel participe Femmes solidaires : 

Il faut abroger le décret « Morano », 
premier signal emblématique en faveur de modes d’accueil de qualité