lundi 7 décembre 2015

En état de choc, mais toujours en résistance !

Les résultats des élections du 6 décembre 2015 plongent le pays dans un chaos politique inégalé depuis le début de la Vème république. L’inconcevable il y a encore quelques années vient de se produire, le Front national se hisse en tête des suffrages dans 6 régions sur 13 avec 6 millions d’électrices et électeurs.

Notre association Femmes solidaires, mouvement féministe, laïque, d’éducation populaire est en état de choc. Nous, nées il y a 70 ans de la victoire contre le fascisme et issues des comités féminins de la Résistance, connaissons les réelles intentions du FN et son double discours. Si le Front national se défend aujourd’hui d’appartenir à l’extrême droite française, nous savons que cette imposture sera malheureusement démasquée s’il gouverne demain. Elles et ils renverront les femmes dans leur foyer, plébisciteront des politiques natalistes et écarteront les femmes de toute maitrise de leur fécondité notamment en déremboursant l’IVG et en supprimant toute subvention aux centres de planification comme annoncé par l’une de ses cheffes de file, Marion Maréchal Le Pen.

Nous appelons les femmes, où qu’elles se trouvent, à se mobiliser pour faire barrage au Front national par les moyen qu’elles jugeront les plus opportuns : le tout premier étant de faire reculer le vote FN lui même. Nous savons combien dans certaines régions, il sera difficile pour elles de choisir entre une droite extrême et l’extrême droite.

Cette situation n’est pas un hasard ou une gageure de l’histoire de notre pays, elle s’inscrit dans une progression régulière de l’extrême droite qui n’a pu être enrayée par une offre politique crédible. Le vote FN est avant tout un vote de rupture, il doit être analysé comme tel par les dirigeant-es politiques de notre pays dont la responsabilité est immense.

Femmes solidaires va redoubler d’efforts pour rassembler les femmes de notre pays afin qu’elles ne s’isolent pas davantage. Nous appelons notamment à un front républicain pour combattre ces idéologies de la peur et réaffirmons haut et fort le message lancé au lendemain des attentats du 13 novembre dernier :

Notre position est sans équivoque : ni les extrémismes religieux, ni l’extrême droite : nous voulons vivre libres.

mercredi 25 novembre 2015

lundi 16 novembre 2015

Nous voulons vivre libres

En ces jours de deuil national, l’association Femmes solidaires tient à s’exprimer en ces moments difficiles pour notre pays. Nos premières pensées vont aux 129 personnes qui ont perdu la vie vendredi soir et à leurs familles, leurs proches. Notre soutien va également au 352 blessé-es.

La plupart des victimes sont jeunes et elles ont été frappées alors qu’elles vivaient pleinement leur vie dans des cafés, entre ami-es, dans une salle de concert ou encore près de notre emblématique Stade de France. Ces terroristes ont frappé la France au cœur, dans sa capitale et dans ce qu’elle a de plus cher, son goût de la liberté, de la vie, de la solidarité et de l’amitié dans un quartier qui reste un bel exemple de mixité sociale et culturelle.

Bien sûr, nous ne devons pas céder à la peur mortifère qu’attendent ces terroristes à l’idéologie basée sur le fondamentalisme religieux. Ils véhiculent un projet de société contraire aux principes inspirant notre République. Nous devons nous mobiliser pour nous soutenir les un-es les autres et surtout, pour que notre société ne cède pas à la haine de l’autre, à l’exclusion de certains de nos citoyen-nes en raison de leur origines, de leur religion. Dans ce travail difficile qui est devant nous, les femmes joueront un rôle très important. Dans tous les quartiers où elles participent activement à la vie de la Cité, dans la manière dont elles aborderont l’avenir avec leurs enfants, piliers de la majorité des familles monoparentales, dans l’énergie qu’elles déploient pour tisser du lien social dans les activités auxquelles elles participent. Femmes solidaires, association féministe, présente sur tout le territoire français, les soutiendra dans cette tâche et se fixe l’objectif d’être à l’initiative de nombreuses rencontres dans ce sens dans toute la France.

Depuis des décennies, Femmes solidaires a misé sur l’éducation populaire comme vecteur d’émancipation pour les femmes et toute la société. Nous continuerons d’intervenir dans les lycées, les centres sociaux pour aider la jeunesse à faire le choix de la vie et de la solidarité face au travail d’embrigadement des groupes communautaristes et intégristes qui sévissent dans les quartiers populaires.

Nous sommes plus que jamais déterminées également à combattre le Front national et l’extrême droite française qui se servent déjà des attentats pour monter les citoyen-nes de notre pays les uns contre les autres. Notre position est sans équivoque : ni les extrémismes religieux, ni l’extrême droite : nous voulons vivre libres. Nous appelons notamment à un front républicain pour combattre ces idéologies de la peur. Mais nous attendons des pouvoirs politiques d’être moins complaisants envers ceux qui distillent un discours de haine dans certains quartiers, leurs associations, leurs lieux de culte ou sur les marchés des villes en instrumentalisant la religion. Ils remettent en cause le socle républicain sans jamais en être inquiétés, cela doit cesser.

Ne restons pas seules avec nos peurs, nos doutes, notre tristesse, rencontrons-nous !
Femmes solidaires est aux côtés des femmes et des hommes de notre pays qui continuent de défendre une société fondée sur l’égalité, la mixité, la laïcité et la liberté.

mardi 27 octobre 2015

Lettre ouverte aux responsables syndicaux : Ne signez pas l’accord sur les retraites complémentaires !

Vous pouvez consulter ici la lettre envoyée par plusieurs associations et organisations, dont Femmes solidaires, pour les alerter des impacts pénalisant pour les femmes de l'accord proposé sur les retraites complémentaires.

mercredi 21 octobre 2015

Communiqués de Femmes solidaires

Notre association a réagi en début de semaine à plusieurs phénomènes qui touchent directement la vie des femmes et leurs droits, en France et dans le monde :

- en soutien aux femmes de Djibouti  : Arrestations arbitraires des civils et répression à l’encontre des femmes : Que cesse l’impunité ! 


 
- suite à la décision de l'Assemblée nationale refusant la TVA à 5,5% pour les tampons et serviettes hygiéniques : Non Messieurs les Députés, les tampons ce n’est pas du luxe !
 
Nous vous remercions de diffuser ces informations à vos réseaux et vous souhaitons bonne lecture de nos communiqués.

lundi 12 octobre 2015

samedi 3 octobre 2015

Exposition "C'est mon genre" au Centre socio-culturel du Point du Jour

Dans le cadre de la Quinzaine de l'égalité entre les femmes et les hommes de la Région Rhône-Alpes, vous pouvez découvrir l'exposition de Femmes solidaires et Clara-magazine "C'est mon genre" jusqu'au 17 octobre au Centre socio-culturel du Point du Jour (Lyon 5ème).


Cette exposition, sur le poids des stéréotypes dès le plus jeune âge, est destinée aux enfants comme aux adultes.

jeudi 17 septembre 2015

Appel des Féministes ! Exilé-e-s bienvenu-e-s !

Nous, femmes et féministes exprimons avec force notre indignation devant la faiblesse des réponses des pouvoirs publics face à la nécessité d’accueil de milliers de femmes d’hommes et d’enfants fuyant les guerres, les persécutions et l’extrême misère qui en résulte toujours.
Assez de ces morts en mer ou dans le désert, de cette errance entre les frontières européennes, de ces expulsions violentes d’un endroit à un autre, de ces campements de fortune, de la réponse policière aux demandes d’humanité !
Notre pays ne peut se contenter du chiffre dérisoire de 24 000 réfugié-e-s en 2 ans alors que la situation actuelle de crise en exige bien davantage. La 6ème puissance mondiale qu’est la France en a les moyens ! Les pouvoirs publics doivent se mobiliser, mettre en place des services d’accueil, soutenir toutes les initiatives solidaires et se montrer à la hauteur des valeurs qui fondent notre Etat de droit.

L’ASILE EST UN DROIT ! NOUS DEVONS LES ACCUEILLIR DIGNEMENT !

La demande d’asile est toujours à la fois politique et économique ! Pas de distinction entre les exilés-es !

Femmes et féministes, nous appelons à la défense des droits et de la vie des femmes migrantes et exilées.

• Le droit d’asile : des femmes sont persécutées ou menacées parce que ce sont des femmes qui veulent vivre libres et égales ; des femmes sont cibles de violences sexuelles, de viols de guerre, menacées de mort, de réduction en esclavage, de mutilation, parce que ce sont des femmes : l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est censé prendre en compte ces persécutions liées au genre, donc il doit agir, tout de suite ! engager tous les moyens nécessaires pour informer ces femmes de leurs droits et répondre aux demandes d’asile.
• L’hébergement : d’abord et dans l’urgence, un hébergement qui permette aux femmes d’être autonomes sans être isolées et privées de contacts avec les associations et mouvements de solidarité. Sortir immédiatement les femmes et les enfants des divers campements actuellement installés dans Paris et la région parisienne . Ouvrir des hôtels sociaux, des centres d’hébergement où l’on puisse cuisiner et nourrir les enfants !
• La sécurité doit être assurée face aux violences et intimidations : certaines femmes sont sous la menace de passeurs –proxénètes qui se font payer à l’arrivée les frais du voyage.
• Le travail : le délai légal d’attente de 9 mois pour les réfugié-e-s doit être supprimé !
• L’accès aux droits à la santé et aux soins : actuellement dans les centres d’hébergement et encore moins dans les squats, l’accès aux soins et aux droits n'est pas assuré.
- Les modalités de l’obtention de l’Aide Médicale d’Etat doivent être revues d’urgence. ABROGATION DES 3 MOIS D’ATTENTE pour obtenir l’AME !
- Mise en place de permanences sanitaires dans tous les centres d’ hébergement : les femmes enceintes doivent pouvoir être suivies normalement, l’information sur la contraception, les IVG, la prévention médicale doivent être assurée.
- Nombre de femmes ont subi durant leur migration des violences et des traumatismes de toute nature. Elles doivent être écoutées et soignées par des professionnel-les.
• L’accès à la langue : augmenter les crédits en formation linguistique pour les exilé-e-s

Donnons la parole aux femmes exilées !
Les femmes étrangères doivent pouvoir prendre elles-mêmes la parole ! raconter leurs parcours, exprimer directement leurs revendications ! Donnons-leur cette possibilité ! Développons les lieux d’écoute avec des professionnels-lles et des militantes formées.
La question des femmes étrangères doit s’inscrire dans la lutte pour les droits des femmes qui doit croiser les luttes pour les droits des étrangers.

La migration est d’abord une révolte et donc d’abord un acte de vie !
Les exiles-es ont droit au Droit !
 
Paris le 9 septembre 2015
Premières signataires : Association Mémoire Traumatique et Victimologie, Marche Mondiale des Femmes, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Fédération IFAFE, Femmes Solidaires, Osez le Féminisme !, Institut Emilie du Chatelet, Coordination lesbienne en France, Initiative Féministe pour une autre Europe, Féminisme Enjeux, Théâtre de l'Opprimé, Collectif National pour les Droits des Femmes, Maison des Femmes de Paris, Femmes Migrantes Debout !, RAJFIRE , Muriel Cohen, Enseignante, Zahra Agsous, photographe, Fathia Chaari, militante féministe, Clémentine Verschave, Collectif La Chapelle en lutte, Forum Femmes Méditerranée, Femmes solidaires, Féminisme et géopolitique, FIT Une femme un toit, Régine Azria EHESS….

lundi 7 septembre 2015

Forum des associations - suite

Nous serons présentes samedi 12 septembre aux forums des associations de
  • Lyon 3ème de 10h à 17h sur la place Guichard
  • Vaulx en Velin de 14h à 18h au parc Elsa Triolet
Nous vous attendons sur nos stands pour échanger, vous découvrir nos actions, nos engagements et vous informer sur l'égalité femmes-hommes.

jeudi 3 septembre 2015

Forum des associations

Nous serons présentes aux forums des associations de
  • Chaponost, samedi 5 septembre de 10h à 17h à l'espace François Perraud
  • Saint-Priest, dimanche 6 septembre de 13h30 à 17h dans le parc du Château
Venez vous informer, échanger, découvrir nos actions et engagements !

mardi 1 septembre 2015

Permanences

Nous tenons des permanences d'accueil, d'écoute, d'accompagnement et d'intervention qui sont ouvertes à toutes les femmes, sur tous les sujets qui les touchent :
  • à Lyon, tous les mardis, de 16h à 19h, au 218 rue Garibaldi dans le 3ème arrondissement
  • à Vaulx en Velin, le deuxième jeudi du mois de 14h30 à 16h30, Espace Carco, 20 rue Robert Desnos
  • à Saint-Priest le premier mercredi du mois de 16h à 18h, 1bis rue Laurent Bonnevay, Bel Air 1
N'hésitez pas à venir nous rencontrer !

samedi 8 août 2015

Contre le choix pro-prostitution d'Amnesty International

Vous pouvez lire ici cette tribune parue ce jour et soutenue notamment par Femmes solidaires

samedi 1 août 2015

Non à la légalisation de la prostitution ! Femmes Solidaires signe

Femmes Solidaires a signé la lettre ouverte de la CATW pour contrer la proposition d’Amnesty International de légaliser la prostitution.

Vous pouvez lire le contenu de cette lettre ici.

samedi 25 juillet 2015

Avortement : hier l’Espagne, aujourd’hui le Portugal, et demain ?

Femmes solidaires est signataire de ce communiqué collectif :

Le 21 juillet, le Parlement portugais a voté une loi restreignant l’accès des femmes à l’avortement, marquant ainsi un recul sur le terrain de la libre disposition de son corps. Nous condamnons le vote de cette loi inique, qui non seulement marque un retour en arrière, mais est aussi dangereuse pour la vie de milliers de femmes portugaises.

Alors que les Portugaises pouvaient depuis 2007 avorter librement et gratuitement, elles devront dorénavant payer tous les actes médicaux liés à l’interruption de grossesse, et se soumettre à des entretiens préalables qui visent ni plus ni moins à les empêcher d’avorter (en détaillant les allocations auxquelles elles pourraient prétendre en cas de naissance).

A l’instar de l’Espagne en 2014, le Portugal est passé d’une législation progressiste à une législation réactionnaire, qui cède sous le poids des conservatismes et considère les femmes comme des êtres inférieurs, qui ne sauraient prendre une décision de manière libre et éclairée. Nous le rappelons, encore et toujours : une femme qui veut avorter sait ce qu’elle fait. Tenter de l’empêcher de le faire est une violence.

Les avortements clandestins tuent 47000 femmes par an dans le monde. Sur 46 millions d’avortements réalisés chaque année, 20 millions le sont dans des conditions illégales et dangereuses. La conséquence c’est que toutes les 9 minutes, une femme meurt des suites d’un avortement clandestin (chiffres de l’OMS). Le Portugal, avec sa nouvelle législation ne va faire qu’alourdir le bilan ! Restreindre le droit d’avorter, c’est donc pousser les femmes dans la clandestinité. Les plus riches iront avorter dans des pays où c’est autorisé. Les autres devront s’en remettre aux méthodes à risque, dont on connaît trop bien les conséquences sanitaires désastreuses.

Nous nous inquiétons des nombreuses menaces qui pèsent sur l’avortement en Europe. C’est la Pologne qui a adopté en 1993 une législation drastique en la matière, et qui n’autorise l’avortement qu’en cas de viol ou de risques vitaux pour la femme. C’est l’Espagne qui a récemment restreint l’accès à l’avortement pour les mineures, après avoir échoué dans leur tentative de le restreindre pour toutes les femmes. C’est l’Irlande qui, malgré de très timides tentatives d’évolutions législatives en la matière, continue de l’interdire, condamnant ainsi des femmes littéralement à mort. C’est l’Italie, dénoncée en 2012 par le Conseil de l’Europe, où en moyenne 70% des médecins (voire 90 à 95% selon les régions) sont objecteurs de conscience/évoquent l’objection de conscience pour ne pas pratiquer d’avortement. C’est la Hongrie, dont l’actuel gouvernement finance des campagnes anti-avortement. C’est Malte, qui l’interdit en toutes circonstances. Les Européennes sont inégales en la matière. Allons-nous tolérer cette situation encore longtemps ? L’Union européenne va-t-elle continuer de faire la sourde oreille sur ce sujet ?

Le 17 janvier dernier, alors que nous célébrions les 40 ans de la loi autorisant l’avortement en France, nous avons pris l’engagement de nous battre pour que l’avortement soit légalisé à l’échelle de l’UE, que toutes les femmes soient libérées du poids d’une grossesse non désirée, partout. Le droit des femmes à disposer de leur corps ne doit plus être l’angle mort des politiques européennes !

Des informations supplémentaires ainsi que la liste des organisations signataires sont disponibles ici.

mercredi 8 juillet 2015

Arrêt de nos permanences pour l'été

Comme chaque année, nos permanences s'arrêtent durant la période estivale.

Elles reprendront début septembre.

mercredi 17 juin 2015

Projection-débat : IVG 40 ans après


Le droit à l’interruption de grossesse est-il perçu aujourd’hui comme un droit à part entière ? Comment les femmes vivent-elles le "parcours de l’IVG" ? Les politiques d’austérité dans le domaine de la santé menacent-elles le droit à l’IVG ? Quels centres d’IVG voulons-nous ?


Le Collectif de Défense de l’IVG du Rhône vous propose d’aborder toutes ces questions lors d’une projection-débat le lundi 22 juin 2015 à 19H30 au Palais du travail, 9 Place Lazare Goujon à Villeurbanne (métro Gratte-Ciel).

Projection du documentaire « IVG, 40 ans après » (2015, 52 min.)
Des femmes nous font face, elles témoignent. Elles posent un regard sur leur IVG. Elles parlent du regard des autres sur leur histoire.
Est-ce qu’aujourd’hui encore être une femme accomplie, nécessite d’être mère ?
Des médecins, gynécologues, conseillères, chercheuse, parlent des fragilités et des à-priori qui perdurent, et du nécessaire accompagnement des femmes, pour sortir l’IVG de la culpabilité, du tabou.
Quand est-ce que la pensée générale arrêtera de faire croire que l’IVG est à « éradiquer » ?

Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs du film Yves Campagna et Jean-François Raynaud et des membres du Collectif de défense de l’IVG du Rhône

mardi 9 juin 2015

Libération anticipée d’Oscar Pistorius : La vie des femmes ne vaut-elle rien dans ce monde ?



Femmes Solidaires, association féministe qui lutte contre toutes formes de discriminations et de violences faites aux femmes est profondément choquée d’apprendre que les autorités sud-africaines recommandent la sortie de prison d’Oscar Pistorius le 21 août prochain. Ce dernier a pourtant été reconnu coupable du meurtre de sa fiancée Reeva Steenkamp. Condamné à 5 ans de prison, il n’effectuera finalement que 10 mois de sa peine. 

Cette décision envoie un signal effroyable à la société, à la jeunesse sud-africaine et finalement au monde sur la manière dont la justice de ce pays considère les féminicides : leurs auteurs bénéficient comme dans beaucoup de pays d’une quasi impunité. Lorsqu’il est permis à un homme de tuer sa compagne et que la sanction en soit réduit à une seule assignation à résidence au bout de 10 mois d’emprisonnement pour bonne conduite, il est tout simplement affirmé que la vie d’une femme n’a aucune valeur. La peine encourue en cas de meurtre est pourtant la réclusion criminelle à perpétuité en Afrique de Sud, mais la grande popularité dont bénéficie Oscar Pistorius, athlète professionnel très connu, ne l’a déjà que trop protégé de la justice. Après avoir déqualifiée son acte de meurtre en homicide involontaire, la justice vient alléger sa peine.

Convaincues de la nécessité de sanctionner sévèrement les féminicides, quels qu’en soient les auteurs, Femmes Solidaires s’oppose à ce choix grave de conséquences et dénonce la libération anticipée d’Oscar Pistorius. 5 ans de prison pour un assassinat, c’est déjà scandaleux, mais mépriser à ce point les victimes est insupportable.

vendredi 5 juin 2015

Participez au concours national d’affiches organisé par Femmes solidaires

A l’occasion de ses 70 ans, notre association organise un grand concours national de création d’affiches sur le thème : 

« UNE = UN »
NON, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin.
OUI, l’égalité entre les sexes marquée dans les mots est possible.
Alors pour que les femmes puissent être des docteures, pompières, élues, professeures, etc. et que les hommes puissent être des assistants paternels, des sages-hommes...
L’égalité entre les sexes est dans les mots !

Ce concours se déroulera en 2 étapes :
- une première sélection de 2 à 3 affiches dans le Rhône par un jury composé de militantes de Femmes solidaires du Rhône et de personnalités féministes qui se réunira autour du 10 septembre prochain ; chaque comité Femmes solidaires participant fera de même ; 70 affiches seront ainsi sélectionnées dans toute la France.
- une seconde sélection le 11 octobre 2015 à Paris au Cabaret Sauvage à l’occasion de la célébration du 70ème anniversaire de Femmes Solidaires. Les 70 créations feront l’objet d’une exposition durant laquelle le jury, constitué de toutes les femmes solidaires participantes à l’évènement, sélectionnera les 12 meilleures créations.

Pour participer, il vous suffit de prendre connaissance du règlement du concours et de nous renvoyer votre fiche d’inscription complétée et signée par courrier d’ici le 31 juillet.

Vous devrez déposer votre création à Femmes solidaires du Rhône entre le 31 août et le 5 septembre 2015 (des modalités précises de dépôt seront fournies aux personnes inscrites au concours).

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou besoin d’informations complémentaires.

Nous vous remercions de diffuser cette information autour de vous afin que notre concours le plus grand nombre de personnes possible.

mercredi 27 mai 2015

Entrée au Panthéon : une juste reconnaissance qui en appelle d’autres

Ce 27 mai 2015, deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, entrent au Panthéon avec deux hommes Jean Zay et Pierre Brossolette.

Ces personnalités choisies par le Président de la République représentent la France dans ce qu’elle a de plus beau. La France de la Résistance, la France qui lutte contre le fascisme, le France des libertés et des valeurs républicaines.

Femmes solidaires est une association née il y a 70 ans à la sortie de la guerre, issue des Comités féminins de la Résistance. Elle a été créée sous l’impulsion de résistantes et de femmes déportées à Ravensbrück, compagnes de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.

En cette année du 70e anniversaire, le symbole est grand d’honorer ces résistantes et résistants. Femmes solidaires accompagne cette décision avec une grande satisfaction.

Cependant, aussi juste que soit cette décision, elle ne peut occulter une des grandes injustices perpétrée à l’encontre des femmes par cette Nation si reconnaissante aux hommes : avec Marie Curie, elles ne seront que 3 femmes -pour 73 hommes- à avoir reçu cet hommage suprême.

Nous demandons donc au Président de la République de s’engager solennellement à faire entrer plusieurs autres femmes au Panthéon d’ici la fin de son mandat.

Femmes solidaires fera dans ce sens des propositions dans les prochaines jours
.

samedi 25 avril 2015

Message de Femmes solidaires pour le 70e anniversaire de la libération des camps

Il y a 70 ans, l’Europe découvrait l’horreur du système concentrationnaire et de la solution finale. Encore aujourd’hui, la blessure est immense, le deuil inachevé.

Le 19 avril dernier, une délégation de Femmes solidaires participait à la cérémonie officielle de la libération du camp de femmes de Ravensbrück dans l’enceinte même du camp, ouvert en 1939 par les nazis.

Dans les blocks de ce camp de concentration, des femmes résistantes de toute l’Europe connurent le travail forcé, les humiliations, les violences sexuelles, la famine et pour un grand nombre d’entre elles la mort. De nombreux enfants déportés avec leur maman ou nés au camp furent également tués à la naissance ou maltraités par les nazis dans la tristement célèbre Kinderzimmer, chambre des enfants. Nous nous souvenons également des souffrances particulières des femmes juives et tziganes sur lesquelles des expérimentations furent faites les laissant mutilées à vie pour celles qui survécurent jusqu’à la libération.

Que ce soit à Ravensbrück, mais aussi à Auschwitz, à Birkenau, à Bergen-Belsen ou dans tous les camps de concentration et d’extermination du IIIe Reich, nous rappelons le sort des femmes et des enfants morts dans les chambres à gaz ou tués au travail pour le compte de grandes entreprises allemandes comme Siemens et Krups.

L’histoire de ces femmes, déportées, survivantes ou disparues, mais toutes résistantes, est intimement liée à la création de l’UFF, née des comités féminins de la Résistance, qui deviendra Femmes solidaires. La résistance et le courage de ces femmes doivent être honorés à l’occasion de ce 70e anniversaire de la libération des camps.

Aujourd’hui encore, comme dans toutes les guerres, les femmes et les enfants sont en première ligne des conflits et des génocides, le viol est systématiquement utilisé comme arme de guerre. Nous souhaitons par ce message lutter contre l’invisibilité des femmes dans l’histoire, rappeler leur participation à la Résistance.

« Je ne peux penser à la libération, sans penser à toutes celles que j’ai laissé en chemin », déclarait Marie-Claude Vaillant-Couturier en 1995. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. N’oublions jamais ces femmes, notre regard tourné vers l’avenir, avenir qu’elles nous ont offert par leur engagement.

mardi 21 avril 2015

Votation citoyenne et féministe


Venez voter et échanger :
- le 24 avril  de 9h30 à 11h30 au marché Buisson à Saint Priest
- le 25 avril de 9h30 à 11h30 au marché de Mermoz à Lyon 8ème
- le 25 avril de 14h à 18h au local de Femmes solidaires du Rhône 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème 
- le 26 avril  de  9h30 à 11h30 au marché Salengro à  Saint Priest
- le 1er mai  à la fin de manifestation place Bellecour  
- le 4 mai de 14h à 18h à l'espace Carco, 20 rue Robert Desnos, Vaulx en Velin

vendredi 17 avril 2015

Femmes Solidaires à Ravensbrück

A l’occasion du 70e anniversaire de la libération du camp de déportation de Ravensbrück, une délégation de 42 Femmes Solidaires se rend sur place avec l’amicale de Ravensbrück du 16 au 20 avril 2015.

230 femmes résistantes ont été déportées depuis la France avec le convoi des « 31 000 ». La plupart d’entre elles ont été longuement internées au Fort de Romainville (camp allemand) et dans plusieurs prisons. 
Parties le 27 Janvier 1943 du camp de Romainville à destination d’Auschwitz-Birkenau, déportées ensuite à Ravensbrück, dont 49 d’entre elles seulement sont revenues au jour de la capitulation allemande.

Femmes Solidaires participe au programme officiel, avec interventions, dépôt de gerbe au nom de Femmes Solidaires, inauguration de la roseraie, temps de partage et d’échanges sur l’histoire de Femmes Solidaires. 

Nous sommes les dignes héritières de ces femmes admirables, résistantes et déportées. C’est pour leur rendre hommage et ne pas oublier notre histoire que Femmes Solidaires prend part à cet anniversaire.

Notre Présidente départementale fait partie de cette délégation.

samedi 4 avril 2015

Pétition « Droit d’être soignées et protégées pour toutes les victimes de violences sexuelles ! »

Femmes Solidaires soutient et relaie la pétition "Droit d’être soignées et protégées pour toutes les victimes de violences sexuelles !" portée par Muriel Salmona, Psychiatre et Présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie.

Vous pouvez consulter et signer la pétition ici.

lundi 16 mars 2015

Women are heroes

 Dans le cadre du festival "Quand les souris dansent"
MERCREDI 18 MARS à 20 h 30 | “Women Are Heroes”
Projection suivie d’un débat avec Denise Margery, présidente de l’association “Femmes Solidaires”
au Cinéma Saint-Denis – durée 1 h 25 (Version Orignale sous-titrée)
Tarif Unique 5,50 € – préventes +0,95 cts
77 Grande rue de la Croix-rousse, 69004 Lyon
(métro C – Hénon – parking Théâtre de la Croix-Rousse)

lundi 9 mars 2015

Exposition "çà nous est ég=les" à Saint Priest

Présentation de l'exposition au Centre Social Louis Braille de Saint-Priest du 9 au 13 mars dans le cadre de la Semaine des Femmes.

Vernissage lundi 9 mars à 17h

samedi 7 mars 2015

La laïcité est le seul cadre politique dans lequel peut se construire l’égalité et donc la liberté

A l’occasion du 8 mars, Femmes solidaires tient à réaffirmer son attachement aux principes d’universalité et de laïcité pour les droits des femmes. Dans le monde, les femmes sont toujours les premières victimes des archaïsmes, des fondamentalismes et des fanatismes, politiques ou religieux, qui n’ont de cesse de limiter voire de réduire leurs libertés, notamment celle de disposer de leur corps.

Femmes solidaires agit pour faire avancer l’égalité des droits, la mixité et l’éducation non sexiste en France et dans le monde. Nos 190 comités locaux et départementaux se mobilisent toute l’année, partout en France, pour ces valeurs et bien sûr plus particulièrement autour de la Journée Internationale des Droits des Femmes.

Notre engagement se manifestera aussi par la participation d’une délégation de Femmes solidaires à New-York à la 59ème session de l’ONU sur le statut des femmes, notre association y bénéficiant d’un statut consultatif. Nos déléguées seront accompagnées de plusieures représentantes du Réseau International Féministe Laïque, créé en 2013, afin de porter ensemble la voix des femmes de notre planète et leur volonté de vivre dans un monde libéré des inégalités de genre.

Face aux attentats qui ont frappé notre pays, notre République en plein cœur, nous devons nous mobiliser contre le repli sur soi qu’il soit religieux, communautaire ou identitaire. Les femmes savent que la laïcité est le seul cadre politique dans lequel peut se construire l’égalité et donc la liberté. Femmes solidaires se fait le porte-voix de celles qui ne peuvent l’exprimer, en France et dans le monde.

vendredi 6 mars 2015

Projection du film Kimbidalé

Le comité Femmes Solidaires de Chaponost-Oullins vous invite à la projection du film Kimbidalé le samedi 7 mars 2015 à 14h30 à la salle socio-culturelle - Place Clémenceau - à Chaponost.
 

jeudi 5 mars 2015

De l’importance de la sémantique dans les droits des femmes ou 10 mots-clés pour faire avancer l’égalité et les droits des femmes

Des associations féministes (Les Chiennes de garde, La CLEF, Femmes Solidaires, Libres Mariannes, Mouvement HF–égalité dans les arts et la culture, Osez le Féminisme!) se mobilisent à l’occasion du 8 mars, vitrine médiatique pour les droits des Femmes, afin que le vocabulaire médiatique rende justice aux droits des femmes. Pour cela, elles ont réalisé un petit bréviaire journalistique des 10 expressions clés à bannir des ondes !

Cette année, comme tous les 8 mars, de nombreuses chaînes parleront de l’égalité femmes-hommes et des problématiques qui touchent les femmes. Comme tous les 8 mars, on observera un vocabulaire qui tend à minimiser les violences contre les femmes. Les termes discriminants symboliques visent à rendre les femmes invisibles et à légitimer leur exclusion de l’espace public.
La langue n’est pas neutre. Elle est le véhicule de la pensée, c’est elle qui donne le sens. Les euphémisations ont un caractère politique. Employons donc les mots justes ! Sans reconnaissance de la place des femmes dans la société, sans reconnaissance des violences quelles subissent et des causes de ces violences, pas d’égalité, pas de démocratie !

PETIT BREVIAIRE JOURNALISTIQUE

1/ 8 mars : Journée internationale DES DROITS DES femmes au lieu de journée internationale de la femme
La Femme est un concept, un fantasme « idéal », bien loin des réalités des femmes dans la vie quotidienne. Le 8 mars est un moment important pour faire le point sur les avancées pour les droits des femmes.

2/ Droits humains au lieu de droits de l’Homme 
Cf. la campagne de ZéroMacho sur le sujet
Cette terminologie date de la Révolution française qui a exclu volontairement les femmes de la citoyenneté. Seuls les pays francophones parlent de droits de l’Homme, tous les autres pays du monde évoquent les droits humains. Au nom de quoi l’Homme même avec un grand H (que l’on n’entend pas, même si on le lit) engloberait toutes les femmes?

3/ User du féminin pour les noms de métiers, les grades, les titres et les fonctions occupés/portés par des femmes : artisane, compositrice, etc… les noms de métiers, grades, titres et fonctions existent dans la langue française, il faut les utiliser quand on parle d’une femme (cf. Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin d’Eliane Viennot aux éditions iXe (2014). À l’inverse, user du neutre lorsqu’il s’agit de stéréotypes féminins « 4h30, à l’école, c’est l’heure des mamans parents ».

4/ Gestion raisonnable au lieu de gestion en bon père de famille
Notion dépassée du droit français qui a disparu le 21 janvier 2015 du droit français.

5/ Violence contre les femmes au lieu de violences à l’égard des femmes
Contre = opposition à quelqu’un = à l’encontre de
À l’égard de = avoir de la considération pour quelqu’un = respect, attention, etc…

6/ Viols au lieu d’agressions sexuelles / Elle a été violée, il a violé une femme, au lieu de elle s’est fait violer.
Les viols sont des crimes, les agressions sexuelles des délits : parler d’agression est une minimisation. Par ailleurs les victimes subissent. Elles ne sont pas actrices du viol, elles ne l’ont pas « cherché ». (Cf. la différence entre « se faire tatouer » et « être tatouée » ou « il a tatoué »)

7/ Agression sexuelle, agresser sexuellement au lieu de abus, abuser

8/ Mutilations sexuelles féminines au lieu de mutilations génitales féminines
Cette expression ne prenant pas en compte la sexualité des femmes comme droit fondamental mais reléguant les femmes à leur fonction physiologique de procréation. 

9/ Féminicide au lieu de meurtre d’une femme
Meurtre d’une femme en raison de son sexe (ex : une joggeuse violée puis tuée par un inconnu). Plusieurs pays d’Amérique latine et d’Europe (Chili, Costa Rica, Colombie, Salvador, Guatemala, Mexique, Pérou, Italie et Espagne) font ainsi du machisme la circonstance aggravante du meurtre, comme cela existe pour le racisme ou l’antisémitisme.

10/ Meurtre (machiste) au lieu de crime passionnel ou drame intra-familial
Ces crimes – également des féminicides- souvent motivés par la jalousie inhérente au machisme, montrent une situation dans laquelle l’homme considère que la femme –et parfois les enfants- est son objet, et non un sujet autonome. Parler de crime « passionnel » revient à penser « il l’aimait trop ». Or la violence –et encore moins le meurtre- n’est jamais une preuve d’amour.

lundi 2 mars 2015

Femmes solidaires signataire de l'appel "Droits humains pour tou-te-s"

Le collectif Droits humains, créé par des actrices et acteurs de la société civile, a lancé la campagne Droits humains pour tou-te-s. Elle vise à obtenir l’abandon par les institutions de la République française de l’expression « droits de l’Homme » pour la remplacer par celle de « droits humains ».

Vous pouvez consulter l'appel et signer la pétition ici.

vendredi 27 février 2015

Exposition "C'est mon genre" à la MJC Duchère

Du 2 au 13 mars, vous pouvez découvrir l'exposition "C'est mon genre" de Femmes solidaires et Clara-magazine à la MJC Duchère dans le 9ème arrondissement de Lyon.

Tous les détails sont disponibles ici.

lundi 26 janvier 2015

Porte ouverte

Nous vous attendons samedi 31 janvier de 14h à 17h dans notre local, 218 rue Garibaldi à Lyon.

Venez nous rencontrer, échanger et découvrir les engagements de notre association, ses actions ainsi que son journal Clara-magazine et des expositions sur les droits des femmes, l'égalité, les stéréotypes sexistes...

 

mercredi 14 janvier 2015

Vernissage de l'exposition ça nous est égales

Nous vous invitons vendredi 16 janvier à 18h à la MJC Laënnec-Mermoz, 21 rue Genton, dans le 8ème arrondissement, à venir découvrir la nouvelle exposition de notre association :


La présentation sera suivie d'une représentation de la pièce "Fille de" par le théâtre du Grabuge.

samedi 10 janvier 2015

Le combat pour la laïcité continue

Le combat pour la laïcité continue aujourd’hui, demain, après-demain…

L’attentat meurtrier du 7 janvier 2015 qui a visé les journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo dont Charb, Cabu, Tignous, Wolinski, Honoré et Bernard Maris est une attaque au cœur de la résistance à l’extrémisme religieux. Malheureusement, ce crime terroriste vient juste d’ouvrir les yeux de ceux et celles qui avaient l’outrecuidance depuis des années de qualifier ces « insoumis », ces « libres penseurs » de racistes, d’islamophobes et de laïcards.

Le combat mené par Charlie Hebdo n’est pas seulement celui pour la liberté d’expression mais aussi celui pour la réaffirmation de la liberté de conscience de chacun et chacune en République. Ces deux libertés fondamentales, piliers de la démocratie sont inaliénables et ne peuvent souffrir d’aucun accommodement au nom de quelque croyance ou religion que ce soit.

Femmes solidaires et Clara-magazine rendent hommage à leurs camarades tombés sous les balles de l’obscurantisme religieux et expriment leur solidarité envers les familles et proches de ces victimes de la barbarie.

Le combat pour la laïcité continue aujourd’hui et devra être mené de façon encore plus déterminée demain, après-demain et dans les mois et années qui viennent. Il ne doit pas s’essouffler et nous ne devons pas le perdre de vue. C’est celui pour lequel sont tombés ces hommes et cette femme : occulter ce combat, ce serait les tuer une seconde fois. C’est le sens de notre participation à la marche silencieuse du dimanche 11 janvier 2015.

Dans le monde, les femmes demeurent les premières victimes des archaïsmes et fanatismes religieux. Elles savent que la laïcité est le seul cadre politique dans lequel peut se construire l’égalité et donc la liberté. Féministes, éprises de liberté pour notre corps et notre pensée, la laïcité est notre combat.

dimanche 4 janvier 2015

Demandons un tribunal pénal international pour le Congo

Femmes solidaires vous propose de vous joindre à son action pour la création d'un tribunal pénal international pour le Congo dans le cadre de la campagne des 52 marraines contre le viol comme arme de guerre.

Vous trouverez les informations pour participer ici

Nous vous remercions par avance de votre participation et pour la diffusion de cette information autour de vous.