mardi 11 juillet 2017

Cet été c'est respect à la Guill' en fêtes

Nous étions cette fin d'après-midi place Guichard pour la Guill' en fêtes afin d'échanger avec le public dans le cadre de notre campagne #CetEteCRespect


samedi 8 juillet 2017

Préparation de notre Congrès

Ce matin, nous étions à St Priest pour la deuxième réunion de préparation de notre Congrès départemental qui aura lieu le samedi 23 septembre.

Nous avons échangé autour du thème "la vie digne" pour les femmes ; des débats riches sur le logement, l'accès à la santé, l'emploi, la culture,...

vendredi 7 juillet 2017

Arrestations arbitraires en Turquie: Liberté pour Ilknur et Nalan !

La Coalition des Femmes en Turquie nous informe que 10 militant.e.s pour les droits humains ont été arrêtées le 5 juillet dernier, sans que le motif de leur arrestation ne leur soit pour l’heure communiqué. Femmes solidaires, association féministe et laïque, s’oppose fermement à ces détentions arbitraires et est très préoccupée par les nouvelles que nous recevons de Turquie. 

Le gouvernement d’Erdogan, qui a annoncé qu’il dérogerait à la Convention européenne des droits de l’homme le temps de l’état d’urgence, montre une fois de plus des signes préoccupants de sa dérive anti-démocratique. 

Deux féministes font partie des 10 militant.e.s actuellement en détention : Ilknur Üstün, fondatrice que la coordination du lobby européen des femmes en Turquie et Nalan Erkem, toutes deux membres de la Coalition des Femmes en Turquie

Elles ont selon toute vraisemblance été ciblées en raison de leur engagement féministe de longue date, dans un contexte où ces droits sont dans la ligne de mire du gouvernement d’Erdogan. 

Femmes solidaires soutient et partage l’appel de la Coalition des Femmes en Turquie pour une libération immédiate d’Ilknur Üstün et Nalan Erkem et salue leur volonté implacable de poursuivre leur engagement indéfectible à la défense des droits des femmes.

Maintenant c’est leur Tour !

Après avoir fait les grands titres de la presse locale, des radios Nostalgie et Chérie FM, hier les militantes de Femmes solidaires de Saône-et-Loire étaient les premières à avoir accueilli à Nuits-Saint-Georges les 11 cyclistes de Donnons des elles au vélo dans leur Tour de France effectué un jour avant les hommes. 

Arrivée à 14h, elles sont allées à la rencontre des habitant.e.s et des commercant.e.s puis des camping-caristes du Tour pour les inviter à l’arrivée des coureuses. L’accueil fut un succès. Résultat : 100 personnes à l’arrivée avec la présence d’élu.e.s.

Le public et militantes féministes de cette arrivée ont certes regretté la faible prise en compte de cette initiative par la ville, alors que l’accueil des hommes ce jour est largement encadré par les représentants locaux, mais les sportives ont fait part de leur enthousiasme et de leur joie devant cette belle arrivée.

Ce fut un très beau succès, un moment de partage, d’échanges et de promotion du sport féminin, en présence de média (journal l’Equipe, une radio locale...) d’habitant.e.s, d’élu.e.s du Conseil régional et de la municipalité.e.s et de personnes, qui bien qu’étant venues initialement soutenir les coureurs hommes le lendemain, étaient heureux.ses d’accueillir les coureuses. 

Relayer leur performance sportive !
 
Prochaines étapes avec la présence de Femmes solidaires :
– 10 juillet, départ de Périgueux ; rdv 8h, Eglise St Jean Baptiste, 616, av. Henri de Cumond, Boulazac
– 15 juillet, arrivée au Puy-en-Velay ; rdv entre 18h30-19h30, Bv. Du Breuil, Le Puy-en-Velay
– 17 juillet, arrivée à Romans-sur-Isère ; rdv entre 17h-18h, Place Jean Jaurès à Romans-sur-Isère
– 20 juillet, arrivée à Salon-de-Provence ; rdv entre 18h30-19h30, Bv. Du Maréchal Foch, Salon-de-Provence
– 22 juillet, dernière étape avec deux rdv fixes
• Départ de Montgeron 9h45, Parking Buffalo Grill ou Réveil matin, Av. Jean Jaurès
• Passage à Montrouge à 12h15 (Metro de Montrouge, rue Gabriel Peri) puis dans Paris

mardi 4 juillet 2017

Aux grandes Femmes, les féministes reconnaissantes

Alors que la France honorera Simone Veil, le mercredi 5 juillet 2017 aux Invalides, le mouvement Femmes solidaires souhaite également rendre hommage à la jeune fille survivante de la barbarie nazie, à la combattante pour les droits des femmes, à la pacifiste européenne, enfin à l'académicienne. Peu de femmes ont autant que Simone Veil marqué dans toutes les étapes de leur existence la vie des français.e.s, la destinée de la France.

Femmes solidaires salue l'infatigable travailleuse de la mémoire. Elle qui, ayant survécu aux horreurs perpétrées par les nazis à Auschwitz et Bergen Belsen, écrit et prononce de nombreux discours et témoignages dans les écoles, les rendez vous officiels pour dénoncer mais aussi rappeler les liens étroits entre l'extrême droite française et la France de Vichy jusqu'aux camps nazis.

Femmes solidaires salue la combattante pour les droits des femmes et notamment le droit à disposer de son corps. Elle qui, par son courage, sa détermination, sa force de conviction, accompagnée par les mobilisations du mouvement féministe, permet de faire adopter la loi autorisant l’IVG qui change concrètement la vie des femmes en desserrant l’étau du patriarcat qui les étouffe depuis des siècles et des siècles. Même si ce droit reste, encore aujourd’hui, fragile voir remis en cause en France et dans le monde.

Au delà de nos différences d'appréciation sur l’Europe, Femmes solidaires salue l'européenne humaniste qui voyait dans la construction de cet espace politique les fondements d’une paix durable, devenant en 1979 la première femme présidente du Parlement européen.

Enfin, Femmes solidaires salue la femme de lettres dont l'oeuvre, Une vie, lui ouvre les portes de l’Académie française en 2008 et lui permet une fois de plus de féminiser une assemblée représentant notre pays une fois de plus au masculin.

En perdant Simone Veil, la France perd une femme d’une grande rigueur intellectuelle, une femme de courage et une femme des grandes lumières de la nation. Les femmes perdent une alliée, une sœur, de celles qui ouvrent des portes de leur libération et ont gagné à jamais leur place au Panthéon des féministes.

vendredi 30 juin 2017

Accès à la PMA pour toutes, une loi maintenant !

Femmes solidaires salue la décision, rendue publique le 27 juin dernier, du Comité consultatif d'éthique d'émettre un avis favorable sur l'ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. Cette prise de position était largement attendue, notamment par les associations féministe et LGBTQI+.

Femmes solidaires, opposée à la marchandisation des corps des femmes et donc à la Gestation Pour Autrui ou GPA, salue la position du CCNE sur le maintien de l'interdiction de cette violence faite aux femmes.

L'ouverture de la PMA à toutes est une question d'égalité entre les femmes, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur situation personnelle. Il ne s'agit pas d'instituer un "droit à l'enfant" mais bien de remédier à une injustice qui poussait des milliers de femmes à se rendre à l'étranger pour fonder une famille.

Femmes solidaires exige que l'exercice de ce droit se fasse dans les meilleurs conditions ; cela passe notamment par le remboursement de la PMA qui n'est pas tranché dans l'avis du comité. Nous regrettons le ton employé par le CCNE pour parler des familles homoparentales et particulièrement monoparentales et lui rappelons que la stigmatisation de ces familles reste un problème majeur de notre société.

Le président Macron avait déclaré que la décision du CCNE serait déterminante dans l'inscription de la PMA au calendrier législatif de son quinquennat, ce qui est par ailleurs une de ses promesses de campagne. Il est indispensable que cette décision soit retranscrite par une loi qui ferait entrer l'accès à la PMA pour toutes dans notre droit.

La consultation a eu lieu ; maintenant, place à l'action !

mercredi 28 juin 2017

Sur le Tour de France, pas de fille hors jeu

Femmes solidaires est un mouvement féministe qui a pour ambition de changer la société notamment en déconstruisant les stéréotypes sexistes qui perdurent dans notre société et qui sont sources de discriminations et donc de violences.
La féminisation du sport et des pratiques sportives viennent en écho de cette déconstruction. Pour nous, la pratique sportive pour les femmes est un enjeu féministe car ceux qui veulent éloigner les femmes des terrains de sport sont ceux qui les bâillonnent et réduisent systématiquement leurs libertés à coup de dogme fondé sur un implacable patriarcat. Dans chaque pays, le sport est un révélateur du taux de mixité dans l’espace public et du degré de liberté des femmes à disposer de leur corps.

En 1989, l’organisation du Tour de France supprime la course féminine qui se déroulait alors sur 3 semaines, juste avant la course masculine. Les deux tours, féminins et masculins, bénéficiaient à cette époque des mêmes moyens et d’une couverture médiatique similaire.
Cette année, un groupe de onze femmes cyclistes de l’association « Donnons des elles au vélo », organise et participe à un nouveau tour de France féminin. Elles vont parcourir l’intégralité des étapes de la Grand Boucle, 1 jour avant les hommes et vont pouvoir compter sur le soutien de Femmes solidaires, de Femix’ sports.
Au fil des régions traversées, ce groupe se verra régulièrement renforcée par des femmes et des hommes partageant les mêmes valeurs de mixité, d’égalité et d’universalité pour les droits des femmes, en grossissant le peloton et renforçant la portée du message.
Femmes solidaires sera présente tout au long de leur course pour échanger, débattre sur la place des femmes dans le sport et les encourager dans leur démarche.


Grâce au concours de la Fédération française de cyclisme, quelques femmes solidaires auront le plaisir de pouvoir rencontrer les équipes féminines professionnelles lors du contre la montre le 22 juillet à Marseille.
Et bien sûr, le 23 juillet aux côtés de 2024 femmes, Femmes solidaires sera présente sur les Champs Élysées.

mercredi 31 mai 2017

Femmes solidaires interroges les candidat.e.s aux élections législatives

Notre association a contacté par mail une vingtaine de candidat-es aux élections législatives qui se présentent dans les circonscriptions du Rhône où nous menons la plupart de nos actions.

Voici un exemple d'email envoyé :

Madame, 

Femmes solidaires, mouvement féministe laïque d’éducation populaire présent dans de nombreuses régions de France à travers ses 190 comités, est allée en mars et avril à la rencontre des femmes dans une centaine de villes dont Lyon pour leur demander ce qu’elles feraient prioritairement pour les femmes si elles étaient Présidentes de la République.

Trois sujets ont été particulièrement cités par les femmes :

- L’arrêt du temps partiel imposé

- La défense de la laïcité

- La présence de référent.e.s violences dans toutes les collectivités locales et les services publics

Nous pensons que des mesures concrètes et des budgets conséquents dans ces trois domaines permettraient de tendre vers une égalité réelle entre les femmes et les hommes dans notre pays.

Vous êtes candidate aux élections législatives. Nous souhaiterions donc savoir quelles réponses vous compter apporter à ces demandes si vous êtes élue.

Nous sommes bien sûr disponibles pour vous rencontrer et échanger avec vous.

Nous vous remercions par avance de votre réponse que nous transmettrons aux adhérent.e.s de notre association dans le Rhône et que nous pourrons éventuellement rendre publiques.

Cordialement,
Denise Margery
Présidente
Femmes solidaires du Rhône

samedi 29 avril 2017

L’extrême droite au pouvoir ? Ne vous dites pas : « On verra bien ! » Dites vous « On a déjà vu ! »

« Nous formulons le vœu que nos enfants veuillent considérer l’existence libre des êtres humains comme valeur suprême, que le droit à la vie, le droit à la dignité personnelle et le droit à la liberté ne puissent plus jamais être violés. Dans la coexistence des peuples, l’égalité sociale et la justice doivent remplacer toutes les aspirations à la domination »
Le testament des femmes de Ravensbrück, Avril 1944
 
Femmes solidaires est un mouvement féministe, laïque, d’éducation populaire implanté dans 190 quartiers en France. Notre association est riche de la diversité des femmes qui la constituent depuis sa création : femmes françaises, femmes de France, immigrées, issues de l’immigration, femmes d’ici et d’ailleurs. Nous sommes nées des comités féminins de la Résistance, de la lutte contre le fascisme, de la victoire sur le nazisme. Le serment des femmes de Ravensbrück, aujourd’hui encore, guide notre action et chaque parole que nous posons. La lutte contre le fascisme est dans notre ADN. Voilà pourquoi, au-delà de toutes circonstances historiques, économiques ou sociales, nous ferons toujours barrage au Front national dont les dirigeant.e.s sont les enfants de Pétain.

Nous vivons un entre deux tours terrifiant. D’un côté, les femmes en première ligne des politiques publiques d’austérité craignent du social-libéralisme de Macron. De l'autre, elles seront les premières victimes des politiques de préférence nationale, sexistes et racistes de Marine Le Pen. Cependant les femmes pourront décider au lendemain de l'élection et de façon démocratique de combattre les dispositions de Macron. Pourront-elles vivre ou survivre aux politiques nationale et internationale de Marine Le Pen, meurtrières pour les peuples ?

Ceux et celles qui placent les deux candidats sur le même plan de dangerosité font une erreur historique. Si Marine Le Pen est élue, ce ne sera pas parce qu’elle aura beaucoup plus de voix qu’au premier tour mais parce qu’une grande partie des électeurs et électrices ne se sera pas exprimée au second tour par le fait d’un rejet souvent légitime de la politique d’austérité à laquelle a participé Emmanuel Macron.

Marine Le Pen au pouvoir, c’est le déremboursement de l’IVG et certainement de la contraception, la disparition des mouvements d'éducation populaire, une politique de préférence nationale qui catégoriserait les citoyennes en deux groupes, les françaises et les autres, le retour à la clandestinité des LGBTQ+ et des féministes, la fin de l’organisation de notre « République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». La mise en place de son programme est incompatible avec notre Constitution qui prône l’égalité des citoyen.ne.s quelles que soient leur origine, leur religion ou leur absence de religion, leur sexe et leur orientation sexuelle.

Dans d’autres temps, il a fallu du courage mais surtout de la clairvoyance pour que des femmes politiquement opposées s’unissent dans la Résistance pour vaincre leur adversaire commun, le fascisme. Nous sommes de nouveau à ce moment de l’Histoire.

C’est pourquoi, avant de ne plus pouvoir le faire, nous appelons les femmes, les hommes, dimanche 7 mai à faire barrage au Front national par leur vote. Nous devons également discuter échanger, créer des espaces pour convaincre un.e voisin.e, un.e proche de ne pas succomber aux sirènes populistes de la candidate de l’extrême droite qui ne protégera ni les emplois, ni les plus vulnérables. Ne vous dites pas : « On verra bien ! » Dites vous « On a déjà vu ! ».

Pourrons-nous seulement encore vous écrire, communiquer librement ? Féministes, la nature a horreur du vide : si vous vous taisez, d’autres parleront à votre place.

Paris, le 28 avril 2017

mardi 21 mars 2017

Participez à notre campagne "Si j'étais présidente"

https://femmes-solidaires.org/sijetaispresidente/

« Si j’étais présidente en mai 2017 » est une action portée par Femmes solidaires, mouvement d’éducation populaire et laïque. Cette campagne se décline sur le terrain à travers les 190 antennes locales de Femmes solidaires et sur internet.

Donner la parole aux femmes, les entendre et porter leur voix à travers une question simple « Si j’étais présidente en mai 2017, pour changer concrètement ma vie, la vie des femmes, je prendrais la mesure suivante … ».

jeudi 9 mars 2017

Projection et débat à Saint Foy les Lyon

Vendredi 10 mars à 20h au Ciné Mourguet
Nous animerons le débat qui suivra la projection du film "Les figures de l'ombre"

Débat sur l'évolution des droits des femmes

Nous animerons ce soir à partir de 19h un débat sur l'évolution des droits des femmes au Centre Social et Culturel de Grigny.


mercredi 8 mars 2017

Si j'étais présidente en mai 2017

La séquence électorale actuelle est très préoccupante, en particulier pour les droits des femmes : le risque que les forces réactionnaires et/ou libérales prennent le pouvoir, à l’Elysée ou une place plus importante au Parlement, est grand. La montée des extrémismes et des conservatismes génère une grande incertitude quant à notre avenir.
Nous ne savons que trop bien que rien n’est acquis. Le discours toxique selon lequel la gauche et la droite se confondent nuit gravement aux droits des femmes. Devrons-nous choisir entre les libéraux qui exploitent nos corps par appât du gain et les réactionnaires qui les contrôlent par soif du pouvoir ? Nous qui sommes féministes et laïques, nous qui défendons un projet de société fondé sur l’égalité, contre le relativisme culturel, nous refusons l’extrême droite comme les fondamentalistes religieux. Ni la peste, ni le choléra.

Et dans tout cela, où sont les voix des femmes ? Monopolisée par Marine Le Pen, la parole des femmes n’est pas entendue dans sa vérité et sa diversité. Pour vous entendre, parce que les droits des femmes sont une priorité, nous lançons une campagne : Si j’étais présidente. Vous, si vous étiez présidente en 2017, quelle serait votre première mesure pour les droits des femmes, pour changer votre vie ?
Venez nous rencontrer, faire entendre votre vision, mobilisez-vous. Prenez la parole, faites entendre votre voix : femmes-solidaires.org/sijetaispresidente/

Le moment est historique et nous ne pouvons passer à côté.
 
Alors…aux urnes citoyennes !

lundi 6 mars 2017

Projection et débat à Corbas

Mardi 7 mars à 20h au Polaris de Corbas projection du film "Les Suffragettes" suivie d'un débat animé par notre association.


dimanche 5 mars 2017

Soirée contre le sexisme sur France 4 pour soutenir Femmes solidaires

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, France 4 diffuse lundi 6 mars à 20h50 une soirée contre le sexisme " Une fois pour Toutes" animée par Laury Thilleman en présence d’Elie Semoun, Julie Ferrier….... et bien d'autres encore.

Femmes solidaires sera mise à l'honneur pendant cet événement. Les téléspectrices-teurs pourront notamment découvrir notre mouvement tout au long de la soirée et faire un don pour soutenir nos actions en direction des jeunes pour déconstruire les stéréotypes et réaliser nos expos et vidéos contre le sexisme.
Pour plus d’informations sur ce projet c'est ici

http://www.france4.fr/emission/une-fois-pour-toutes-rire-contre-le-sexisme/diffusion-du-06-03-2017-21h00

vendredi 17 février 2017

Interview suite à notre communiqué #ThéoStopviolimpunité

Interview de Carine Delahaie, membre de la Direction nationale de Femmes solidaires, à écouter ici
http://www.radioorient.com/affaire-theo-lassociation-femmes-solidaires-intervient-en-soutien-aux-victimes-de-viols/

mercredi 15 février 2017

#ThéoStopviolimpunité

Ce que nous dit le crime perpétré à l’encontre du jeune Théo est que lorsqu’un homme veut humilier et dominer un autre homme, il a recours au même type de brutalité que pour une femme : le viol. Ce que nous disent la société et les médias sur ce crime est que lorsqu’une victime dénonce le viol subi, celui-ci est trop souvent déqualifié en agression sexuelle. Ainsi, depuis 15 jours, les médias et les experts dénoncent les violences policières subies par le jeune homme. Très peu d’entre eux ont le courage de nommer le crime qui, s’il est retenu, pourrait faire condamner le policier auteur à 15 ans de réclusion criminelle. La réclusion peut aller jusqu’à 20 ans, l’auteur étant dépositaire de l’autorité. L’a-t-il traité de « pédé » ? Crime homophobe. Ou de « salope » ? crime sexiste… Bien sûr qu’une démocratie ne peut accepter les violences policières comme un acte de justice vite prononcé, vite exécuté. Mais l’intention et l’acte d’introduire un objet dans le rectum d’un jeune garçon restent un crime bien plus grave qu’une perte de sang froid meurtrière dans un contrôle d’identité.

Les féministes doivent nommer à chaque fois que l’on parle de Théo ce crime sexiste dont il a été victime, le nommer pour ce qu’il est, un viol : Viol : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise. » selon le code pénal.

En plus de la blessure physique que gardera ce jeune homme, il devra affronter l’humiliation, la peur. L’auteur d’un viol ne cherche pas seulement à brutaliser sa victime, il cherche à la dominer à porter durablement atteinte à son intégrité psychique et physique. Que la victime soit un homme ou une femme, le viol est le crime des lâches, le crime de ceux qui se sauvent en pensant qu’ils ne craignent rien, que l’impunité sera toujours leur meilleur allié.

Comme toutes les violences, les viols sont le résultat du continuum des violences sexistes. Pour les garçons, ça commence souvent par des blagues homophobes, ça se termine par des sévices, des tortures, des crimes. Le viol n’est que le stade le plus violent, le plus traumatisant d’une homophobie latente qui prend sa source dans des dizaines de blagues articulées autour du mot « enculé » avec lequel on éduque les garçons à la virilité.

Théo n’est pas seulement victime de violences policières, de délit de faciès, de violences sexistes. Les féministes sont là pour vous le rappeler. Théo est la proie du sexisme ordinaire, la « victime collatéral » des violences patriarcales quotidiennes.

Ne fermons pas les yeux sur ce crime. Le silence torture, l’impunité tue, l’invisibilité condamne à revivre perpétuellement les mêmes crimes.