mardi 25 novembre 2014

Simplement vivre libres les filles

Cette année la Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes se tiendra à la veille de rendez-vous qu’il ne faudra pas manquer pour réaffirmer le droit des femmes à vivre libre.

Prostitution une loi maintenant
En effet, depuis un an les féministes, les abolitionnistes ont exigé l’inscription au Sénat de la proposition de loi de « lutte contre le système prostitutionnel » votée par l'Assemblée nationale fin novembre 2013. (cf ; Clara-magazine n°146 de novembre 2014). Il est temps que la France mette en adéquation sa position abolitionniste avec ses lois. Malheureusement, le gouvernement reste frileux au mépris des promesses de campagne de notre Président et les portes du Sénat sont closes. Pourtant, cette loi est centrale dans le processus de lutte contre les violences faites aux femmes. Le jour où acheter le corps des femmes sera puni, la honte et la peur changeront de camp et la justification de toutes les autres violences sera plus difficile.

Avorter c’est notre droit
En janvier 2015, nous fêterons les 40 ans de la loi Veil sur la légalisation de l’avortement en France. Face aux attaques des lobbies politico-religieux les plus rétrogrades, cet anniversaire ne doit pas avoir des allures de commémoration mais d’affirmation du droit à disposer de son corps. D’une part, il ne faut rien lâcher fasse à ceux qui pensent que le droit des femmes est un champ de bataille et qu’ils peuvent en disposer. D’autre part, il faut retrouver un niveau de service public capable de répondre aux besoins de toutes les femmes sans distinction d’âge d’origine sociale ou culturelle.

Ne laissons pas la jeunesse entre les bras des fondamentalistes
Femmes solidaires réaffirme à l’occasion de cette journée son attachement aux politiques de prévention envers la jeunesse. Il est important de prendre en charge les victimes de violences sexistes et sexuelles mais les violences faites aux femmes sont un continuum. Avec des politiques éducatives ambitieuses, nous éradiquerons ces violences avant qu’elles ne se développent. Aujourd’hui dans tous les milieux, le manque de perspectives des jeunes les pousse dans les bras des intégristes de toutes les religions qui replongent les femmes dans le moyen âge.
Ne laissons pas notre jeunesse s’engager dans la voie du désespoir. Les féministes ont un rôle à jouer dans le monde éducatif, c’est pourquoi depuis plusieurs années. Femmes solidaires intervient à tous les niveaux pour entrer en contact avec la jeunesse.

En ce 25 novembre, Femmes solidaires ne souhaitent pas baisser les bras. A cette occasion nous annonçons le lancement de notre nouveau site, un espace d’information et d’engagement pour toutes et tous.

A travers le monde nous saluons l’engagement de toutes celles et ceux qui luttent contre toutes les formes de violences, celles et ceux qui font avancer le monde.

mardi 18 novembre 2014

Rencontre - débat avec l'association La Voix des Jummas

Nous vous donnons rendez-vous samedi 22 novembre à 9h30 dans notre local départemental, 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème pour rencontrer, écouter et échanger avec Gopa Chakma, Sukhy Clochon-Chakma, Nipunika Chakma de l'association La Voix des Jummas qui nous parleront de la situation du peuple Jummas, notamment au Bangladesh.

Cette rencontre aura lieu dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.

lundi 17 novembre 2014

Gérard Ducray condamné pour agressions sexuelles

Le 17 novembre 2014, Gérard Ducray est à nouveau face aux juges à la demande du Procureur général près la cour d’appel de Lyon pour faits d’agressions sexuelles sur Aline Rigaud. Procès dans lequel Femmes solidaires est de nouveau partie civile.

Par arrêt du 15 mars 2011, la Cour d’Appel de Lyon, chambre correctionnelle, avait condamné Gérard Ducray pour harcèlement sexuel à 3 mois d’emprisonnement avec sursis, 5 000 euros et 3 ans d’interdiction d’exercer une fonction ou un emploi public.

Gérard Durcray, ancien secrétaire d’Etat au Tourisme, ancien député et ancien adjoint au maire de Villefranche-sur-Saône en charge de la sécurité, a cru être sorti d’affaire en sollicitant et en obtenant l’abrogation du délit de harcèlement sexuel par le Conseil constitutionnel le 4 mai 2012.

La nouvelle loi protégeant les femmes victimes de harcèlement sexuel est très rapidement votée le 6 Août 2012 après la mise en forme d’un projet de loi fait par le Ministère des Droits des Femmes, avec les associations féministes dont Femmes solidaires.

Une femme active sur cinq (20 %) a dû faire face en France, à une situation de harcèlement sexuel et agressions sexuelles au cours de sa vie professionnelle. 5 % seulement des cas sont portés devant la justice (enquête Mars 2014) et près de neuf actifs sur dix (89 %) considèrent que le harcèlement sexuel n’est pas suffisamment reconnu sur le lieu de travail.

Aujourd’hui, la cour d'appel de Lyon (4ème chambre) vient de déclarer coupable Gérard Ducray des faits d'atteinte sexuelle avec violence, surprise et contrainte sur Aline Rigaud d'octobre 2007 à 2009. Il a été condamné à la peine de 1 mois d'emprisonnement avec sursis et 3 000 euros d'amende.

La cour a dispensé le condamné d'inscription au FIJAIS - fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.

Monsieur Ducray est enfin reconnu coupable des faits d’atteinte sexuelle et non de harcèlement. Cependant, on s’étonne de la légèreté de la peine au regard du délit commis !