Le droit à l’interruption de grossesse est-il perçu aujourd’hui comme un droit à part entière ? Comment les femmes vivent-elles le "parcours de l’IVG" ? Les politiques d’austérité dans le domaine de la santé menacent-elles le droit à l’IVG ? Quels centres d’IVG voulons-nous ?
Le Collectif de Défense de l’IVG du Rhône vous propose d’aborder toutes ces questions lors d’une projection-débat le lundi 22 juin 2015 à 19H30 au Palais du travail, 9 Place Lazare Goujon à Villeurbanne (métro Gratte-Ciel).
Projection du documentaire « IVG, 40 ans après » (2015, 52 min.) Des femmes nous font face, elles témoignent. Elles posent un regard sur leur IVG. Elles parlent du regard des autres sur leur histoire. Est-ce qu’aujourd’hui encore être une femme accomplie, nécessite d’être mère ? Des médecins, gynécologues, conseillères, chercheuse, parlent des fragilités et des à-priori qui perdurent, et du nécessaire accompagnement des femmes, pour sortir l’IVG de la culpabilité, du tabou. Quand est-ce que la pensée générale arrêtera de faire croire que l’IVG est à « éradiquer » ?
Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs du film Yves Campagna et Jean-François Raynaud et des membres du Collectif de défense de l’IVG du Rhône
Femmes Solidaires, association féministe qui lutte contre
toutes formes de discriminations et de violences faites aux femmes est
profondément choquée d’apprendre que les autorités sud-africaines recommandent
la sortie de prison d’Oscar Pistorius le 21 août prochain. Ce dernier a
pourtant été reconnu coupable du meurtre de sa fiancée Reeva Steenkamp. Condamné
à 5 ans de prison, il n’effectuera finalement que 10 mois de sa peine.
Cette décision envoie un signal effroyable à la société, à la
jeunesse sud-africaine et finalement au monde sur la manière dont la justice de
ce pays considère les féminicides : leurs auteurs bénéficient comme dans
beaucoup de pays d’une quasi impunité. Lorsqu’il est permis à un homme de tuer
sa compagne et que la sanction en soit réduit à une seule assignation à
résidence au bout de 10 mois d’emprisonnement pour bonne conduite, il est tout
simplement affirmé que la vie d’une femme n’a aucune valeur. La peine encourue
en cas de meurtre est pourtant la réclusion criminelle à perpétuité en Afrique
de Sud, mais la grande popularité dont bénéficie Oscar Pistorius, athlète
professionnel très connu, ne l’a déjà que trop protégé de la justice. Après
avoir déqualifiée son acte de meurtre en homicide involontaire, la justice
vient alléger sa peine.
Convaincues de la nécessité de sanctionner sévèrement les féminicides, quels qu’en soient les auteurs, Femmes Solidaires s’oppose à ce choix grave de conséquences et dénonce la libération anticipée d’Oscar Pistorius. 5 ans de prison pour un assassinat, c’est déjà scandaleux, mais mépriser à ce point les victimes est insupportable.
A
l’occasion de ses 70 ans, notre association organise un grand concours national
de création d’affiches sur le thème :
« UNE
= UN »
NON, le
masculin ne l’emporte pas sur le féminin.
OUI,
l’égalité entre les sexes marquée dans les mots est possible.
Alors pour
que les femmes puissent être des docteures, pompières, élues, professeures,
etc. et que les hommes puissent être des assistants paternels, des sages-hommes...
L’égalité entre les sexes est dans les mots
!
Ce concours se déroulera en 2 étapes :
- une première sélection de 2 à
3 affiches dans le Rhône par un jury composé de militantes de Femmes
solidaires du Rhône et de personnalités féministes qui se réunira autour du 10
septembre prochain ; chaque comité Femmes solidaires participant fera de
même ; 70 affiches seront ainsi sélectionnées dans toute la France.
- une seconde sélection le 11
octobre 2015 à Paris au Cabaret Sauvage à l’occasion de la célébration du
70ème anniversaire de Femmes Solidaires. Les 70 créations feront l’objet d’une
exposition durant laquelle le jury, constitué de toutes les femmes solidaires
participantes à l’évènement, sélectionnera les 12 meilleures créations.
Pour participer, il vous
suffit de prendre connaissance du règlement du concourset de nous renvoyer votre fiche d’inscription complétée et signée par courrier d’ici le 31 juillet.
Vous devrez déposer votre
création à Femmes solidaires du Rhône entre le 31 août et le 5 septembre 2015
(des modalités précises de dépôt seront fournies aux personnes inscrites au
concours).
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou besoin
d’informations complémentaires.
Nous vous remercions de diffuser cette information autour de vous afin
que notre concours le plus grand nombre de personnes possible.
Ce 27 mai 2015, deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion, entrent au Panthéon avec deux hommes Jean Zay et Pierre Brossolette.
Ces personnalités choisies par le Président de la République représentent la France dans ce qu’elle a de plus beau. La France de la Résistance, la France qui lutte contre le fascisme, le France des libertés et des valeurs républicaines.
Femmes solidaires est une association née il y a 70 ans à la sortie de la guerre, issue des Comités féminins de la Résistance. Elle a été créée sous l’impulsion de résistantes et de femmes déportées à Ravensbrück, compagnes de Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion.
En cette année du 70e anniversaire, le symbole est grand d’honorer ces résistantes et résistants. Femmes solidaires accompagne cette décision avec une grande satisfaction.
Cependant, aussi juste que soit cette décision, elle ne peut occulter une des grandes injustices perpétrée à l’encontre des femmes par cette Nation si reconnaissante aux hommes : avec Marie Curie, elles ne seront que 3 femmes -pour 73 hommes- à avoir reçu cet hommage suprême.
Nous demandons donc au Président de la République de s’engager solennellement à faire entrer plusieurs autres femmes au Panthéon d’ici la fin de son mandat.
Femmes solidaires fera dans ce sens des propositions dans les prochaines jours.
Il y a 70 ans, l’Europe découvrait l’horreur du système
concentrationnaire et de la solution finale. Encore aujourd’hui, la
blessure est immense, le deuil inachevé.
Le 19 avril dernier, une délégation de Femmes solidaires participait à
la cérémonie officielle de la libération du camp de femmes de
Ravensbrück dans l’enceinte même du camp, ouvert en 1939 par les nazis.
Dans les blocks de ce camp de concentration, des femmes résistantes
de toute l’Europe connurent le travail forcé, les humiliations, les
violences sexuelles, la famine et pour un grand nombre d’entre elles la
mort. De nombreux enfants déportés avec leur maman ou nés au camp furent
également tués à la naissance ou maltraités par les nazis dans la
tristement célèbre Kinderzimmer, chambre des enfants. Nous nous
souvenons également des souffrances particulières des femmes juives et
tziganes sur lesquelles des expérimentations furent faites les laissant
mutilées à vie pour celles qui survécurent jusqu’à la libération.
Que ce soit à Ravensbrück, mais aussi à Auschwitz, à Birkenau, à
Bergen-Belsen ou dans tous les camps de concentration et d’extermination
du IIIe Reich, nous rappelons le sort
des femmes et des enfants morts dans les chambres à gaz ou tués au
travail pour le compte de grandes entreprises allemandes comme Siemens
et Krups.
L’histoire de ces femmes, déportées, survivantes ou disparues, mais
toutes résistantes, est intimement liée à la création de l’UFF, née des
comités féminins de la Résistance, qui deviendra Femmes solidaires. La
résistance et le courage de ces femmes doivent être honorés à l’occasion
de ce 70e anniversaire de la libération des camps.
Aujourd’hui encore, comme dans toutes les guerres, les femmes et les
enfants sont en première ligne des conflits et des génocides, le viol
est systématiquement utilisé comme arme de guerre. Nous souhaitons par
ce message lutter contre l’invisibilité des femmes dans l’histoire,
rappeler leur participation à la Résistance.
« Je ne peux penser à la libération, sans penser à toutes celles que
j’ai laissé en chemin », déclarait Marie-Claude Vaillant-Couturier en
1995. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. N’oublions
jamais ces femmes, notre regard tourné vers l’avenir, avenir qu’elles
nous ont offert par leur engagement.
Venez voter et échanger : - le 24 avril de 9h30 à
11h30au marché Buissonà Saint Priest - le
25 avril de 9h30 à 11h30 au marché de Mermoz à Lyon 8ème - le 25 avril de 14h à 18h au local de Femmes solidaires du Rhône 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème - le 26 avril de 9h30 à
11h30 au marché Salengro à Saint Priest - le 1er mai à la fin de manifestation place
Bellecour - le 4 mai de 14h à 18h à l'espace Carco, 20 rue Robert Desnos, Vaulx en Velin
A l’occasion du 70e
anniversaire de la libération du camp de déportation de Ravensbrück,
une délégation de 42 Femmes Solidaires se rend sur place avec l’amicale
de Ravensbrück du 16 au 20 avril 2015.
230 femmes résistantes ont été déportées depuis la France avec le
convoi des « 31 000 ». La plupart d’entre elles ont été longuement
internées au Fort de Romainville (camp allemand) et dans plusieurs
prisons.
Parties le 27 Janvier 1943 du camp de Romainville à destination
d’Auschwitz-Birkenau, déportées ensuite à Ravensbrück, dont 49 d’entre
elles seulement sont revenues au jour de la capitulation allemande.
Femmes Solidaires participe au programme officiel, avec
interventions, dépôt de gerbe au nom de Femmes Solidaires, inauguration
de la roseraie, temps de partage et d’échanges sur l’histoire de Femmes
Solidaires.
Nous sommes les dignes héritières de ces femmes admirables,
résistantes et déportées. C’est pour leur rendre hommage et ne pas
oublier notre histoire que Femmes Solidaires prend part à cet
anniversaire.
Notre Présidente départementale fait partie de cette délégation.
Femmes Solidaires soutient et relaie la pétition "Droit d’être soignées
et protégées pour toutes les victimes de violences sexuelles !" portée
par Muriel Salmona, Psychiatre et Présidente de l’association
Mémoire Traumatique et Victimologie.