jeudi 17 septembre 2015

07:57

Appel des Féministes ! Exilé-e-s bienvenu-e-s !

Nous, femmes et féministes exprimons avec force notre indignation devant la faiblesse des réponses des pouvoirs publics face à la nécessité d’accueil de milliers de femmes d’hommes et d’enfants fuyant les guerres, les persécutions et l’extrême misère qui en résulte toujours.
Assez de ces morts en mer ou dans le désert, de cette errance entre les frontières européennes, de ces expulsions violentes d’un endroit à un autre, de ces campements de fortune, de la réponse policière aux demandes d’humanité !
Notre pays ne peut se contenter du chiffre dérisoire de 24 000 réfugié-e-s en 2 ans alors que la situation actuelle de crise en exige bien davantage. La 6ème puissance mondiale qu’est la France en a les moyens ! Les pouvoirs publics doivent se mobiliser, mettre en place des services d’accueil, soutenir toutes les initiatives solidaires et se montrer à la hauteur des valeurs qui fondent notre Etat de droit.

L’ASILE EST UN DROIT ! NOUS DEVONS LES ACCUEILLIR DIGNEMENT !

La demande d’asile est toujours à la fois politique et économique ! Pas de distinction entre les exilés-es !

Femmes et féministes, nous appelons à la défense des droits et de la vie des femmes migrantes et exilées.

• Le droit d’asile : des femmes sont persécutées ou menacées parce que ce sont des femmes qui veulent vivre libres et égales ; des femmes sont cibles de violences sexuelles, de viols de guerre, menacées de mort, de réduction en esclavage, de mutilation, parce que ce sont des femmes : l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est censé prendre en compte ces persécutions liées au genre, donc il doit agir, tout de suite ! engager tous les moyens nécessaires pour informer ces femmes de leurs droits et répondre aux demandes d’asile.
• L’hébergement : d’abord et dans l’urgence, un hébergement qui permette aux femmes d’être autonomes sans être isolées et privées de contacts avec les associations et mouvements de solidarité. Sortir immédiatement les femmes et les enfants des divers campements actuellement installés dans Paris et la région parisienne . Ouvrir des hôtels sociaux, des centres d’hébergement où l’on puisse cuisiner et nourrir les enfants !
• La sécurité doit être assurée face aux violences et intimidations : certaines femmes sont sous la menace de passeurs –proxénètes qui se font payer à l’arrivée les frais du voyage.
• Le travail : le délai légal d’attente de 9 mois pour les réfugié-e-s doit être supprimé !
• L’accès aux droits à la santé et aux soins : actuellement dans les centres d’hébergement et encore moins dans les squats, l’accès aux soins et aux droits n'est pas assuré.
- Les modalités de l’obtention de l’Aide Médicale d’Etat doivent être revues d’urgence. ABROGATION DES 3 MOIS D’ATTENTE pour obtenir l’AME !
- Mise en place de permanences sanitaires dans tous les centres d’ hébergement : les femmes enceintes doivent pouvoir être suivies normalement, l’information sur la contraception, les IVG, la prévention médicale doivent être assurée.
- Nombre de femmes ont subi durant leur migration des violences et des traumatismes de toute nature. Elles doivent être écoutées et soignées par des professionnel-les.
• L’accès à la langue : augmenter les crédits en formation linguistique pour les exilé-e-s

Donnons la parole aux femmes exilées !
Les femmes étrangères doivent pouvoir prendre elles-mêmes la parole ! raconter leurs parcours, exprimer directement leurs revendications ! Donnons-leur cette possibilité ! Développons les lieux d’écoute avec des professionnels-lles et des militantes formées.
La question des femmes étrangères doit s’inscrire dans la lutte pour les droits des femmes qui doit croiser les luttes pour les droits des étrangers.

La migration est d’abord une révolte et donc d’abord un acte de vie !
Les exiles-es ont droit au Droit !
 
Paris le 9 septembre 2015
Premières signataires : Association Mémoire Traumatique et Victimologie, Marche Mondiale des Femmes, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Fédération IFAFE, Femmes Solidaires, Osez le Féminisme !, Institut Emilie du Chatelet, Coordination lesbienne en France, Initiative Féministe pour une autre Europe, Féminisme Enjeux, Théâtre de l'Opprimé, Collectif National pour les Droits des Femmes, Maison des Femmes de Paris, Femmes Migrantes Debout !, RAJFIRE , Muriel Cohen, Enseignante, Zahra Agsous, photographe, Fathia Chaari, militante féministe, Clémentine Verschave, Collectif La Chapelle en lutte, Forum Femmes Méditerranée, Femmes solidaires, Féminisme et géopolitique, FIT Une femme un toit, Régine Azria EHESS….

lundi 7 septembre 2015

06:29

Forum des associations - suite

Nous serons présentes samedi 12 septembre aux forums des associations de
  • Lyon 3ème de 10h à 17h sur la place Guichard
  • Vaulx en Velin de 14h à 18h au parc Elsa Triolet
Nous vous attendons sur nos stands pour échanger, vous découvrir nos actions, nos engagements et vous informer sur l'égalité femmes-hommes.

jeudi 3 septembre 2015

16:17

Forum des associations

Nous serons présentes aux forums des associations de
  • Chaponost, samedi 5 septembre de 10h à 17h à l'espace François Perraud
  • Saint-Priest, dimanche 6 septembre de 13h30 à 17h dans le parc du Château
Venez vous informer, échanger, découvrir nos actions et engagements !

mardi 1 septembre 2015

06:26

Permanences

Nous tenons des permanences d'accueil, d'écoute, d'accompagnement et d'intervention qui sont ouvertes à toutes les femmes, sur tous les sujets qui les touchent :
  • à Lyon, tous les mardis, de 16h à 19h, au 218 rue Garibaldi dans le 3ème arrondissement
  • à Vaulx en Velin, le deuxième jeudi du mois de 14h30 à 16h30, Espace Carco, 20 rue Robert Desnos
  • à Saint-Priest le premier mercredi du mois de 16h à 18h, 1bis rue Laurent Bonnevay, Bel Air 1
N'hésitez pas à venir nous rencontrer !

samedi 8 août 2015

12:18

Contre le choix pro-prostitution d'Amnesty International

samedi 1 août 2015

10:19

Non à la légalisation de la prostitution ! Femmes Solidaires signe

Femmes Solidaires a signé la lettre ouverte de la CATW pour contrer la proposition d’Amnesty International de légaliser la prostitution.

Vous pouvez lire le contenu de cette lettre ici.

samedi 25 juillet 2015

12:28

Avortement : hier l’Espagne, aujourd’hui le Portugal, et demain ?

Femmes solidaires est signataire de ce communiqué collectif :

Le 21 juillet, le Parlement portugais a voté une loi restreignant l’accès des femmes à l’avortement, marquant ainsi un recul sur le terrain de la libre disposition de son corps. Nous condamnons le vote de cette loi inique, qui non seulement marque un retour en arrière, mais est aussi dangereuse pour la vie de milliers de femmes portugaises.

Alors que les Portugaises pouvaient depuis 2007 avorter librement et gratuitement, elles devront dorénavant payer tous les actes médicaux liés à l’interruption de grossesse, et se soumettre à des entretiens préalables qui visent ni plus ni moins à les empêcher d’avorter (en détaillant les allocations auxquelles elles pourraient prétendre en cas de naissance).

A l’instar de l’Espagne en 2014, le Portugal est passé d’une législation progressiste à une législation réactionnaire, qui cède sous le poids des conservatismes et considère les femmes comme des êtres inférieurs, qui ne sauraient prendre une décision de manière libre et éclairée. Nous le rappelons, encore et toujours : une femme qui veut avorter sait ce qu’elle fait. Tenter de l’empêcher de le faire est une violence.

Les avortements clandestins tuent 47000 femmes par an dans le monde. Sur 46 millions d’avortements réalisés chaque année, 20 millions le sont dans des conditions illégales et dangereuses. La conséquence c’est que toutes les 9 minutes, une femme meurt des suites d’un avortement clandestin (chiffres de l’OMS). Le Portugal, avec sa nouvelle législation ne va faire qu’alourdir le bilan ! Restreindre le droit d’avorter, c’est donc pousser les femmes dans la clandestinité. Les plus riches iront avorter dans des pays où c’est autorisé. Les autres devront s’en remettre aux méthodes à risque, dont on connaît trop bien les conséquences sanitaires désastreuses.

Nous nous inquiétons des nombreuses menaces qui pèsent sur l’avortement en Europe. C’est la Pologne qui a adopté en 1993 une législation drastique en la matière, et qui n’autorise l’avortement qu’en cas de viol ou de risques vitaux pour la femme. C’est l’Espagne qui a récemment restreint l’accès à l’avortement pour les mineures, après avoir échoué dans leur tentative de le restreindre pour toutes les femmes. C’est l’Irlande qui, malgré de très timides tentatives d’évolutions législatives en la matière, continue de l’interdire, condamnant ainsi des femmes littéralement à mort. C’est l’Italie, dénoncée en 2012 par le Conseil de l’Europe, où en moyenne 70% des médecins (voire 90 à 95% selon les régions) sont objecteurs de conscience/évoquent l’objection de conscience pour ne pas pratiquer d’avortement. C’est la Hongrie, dont l’actuel gouvernement finance des campagnes anti-avortement. C’est Malte, qui l’interdit en toutes circonstances. Les Européennes sont inégales en la matière. Allons-nous tolérer cette situation encore longtemps ? L’Union européenne va-t-elle continuer de faire la sourde oreille sur ce sujet ?

Le 17 janvier dernier, alors que nous célébrions les 40 ans de la loi autorisant l’avortement en France, nous avons pris l’engagement de nous battre pour que l’avortement soit légalisé à l’échelle de l’UE, que toutes les femmes soient libérées du poids d’une grossesse non désirée, partout. Le droit des femmes à disposer de leur corps ne doit plus être l’angle mort des politiques européennes !

Des informations supplémentaires ainsi que la liste des organisations signataires sont disponibles ici.

mercredi 8 juillet 2015

20:39

Arrêt de nos permanences pour l'été