jeudi 14 avril 2016

10:18

Disparition de Maya Surduts, le mouvement des femmes est en deuil


Une profonde tristesse vient de nous assaillir à la nouvelle de la disparition de notre amie Maya Surduts porte-parole du CNDF mais aussi présidente de la CADAC. Les mots nous manquent tant nous sommes en état de choc. Maya incarnait la lutte des femmes et savoir qu’elle n’est plus est presque une abstraction.

Le mouvement Femmes solidaires partage l’ensemble des valeurs que Maya défendait depuis son enfance, en premier lieu le refus du racisme, de l’antisémitisme et du fascisme qui faillit couter la vie à sa famille durant la seconde guerre mondiale. Puis le droit à disposer de son corps qui fut la clé de voûte de toutes les actions militantes dans lesquelles Maya déploya son énergie. Pionnière dans la lutte pour l’avortement auquel elle consacra la majeure partie de sa vie militante, Maya ne se résigna jamais aux diktats politico-religieux qui emprisonnent les femmes. Abolitionniste, elle nous quitte une semaine jour pour jour après l’adoption de la loi pour la pénalisation des clients prostitueurs, loi pour laquelle elle s’était beaucoup mobilisée. Avec Femmes solidaires les discussions furent toujours franches, le dialogue jamais interrompu et beaucoup d’entre nous ont appris au contact de cette grande militante dont les actes étaient toujours portés par une réflexion exigeante sur les enjeux de son époque. Enfin elles furent, avec son amie Suzy Rojtman, pour qui nous avons une pensée, à l’avant-garde de la lutte contre les violences faites aux femmes portant des années durant l’ambition d’une loi-cadre contre ces violences quand celle-ci était inenvisageable par le monde politique.

Nous nous souviendrons des colères de Maya, ces colères qui ne duraient jamais très longtemps, mais dont les raisons profondes portaient souvent les grands combats émancipateurs pour les femmes. Enfin l’irrévérence de Maya nous manquera, cette irrévérence qui nous lâche à l’âge adulte et que Maya conserva jusqu’à son dernier souffle. Il ne s’agissait pas de plaire mais de convaincre, il ne s’agissait pas de complaire mais de rester juste et fidèle à la cause des femmes, et toujours avec une grande élégance.

Sabine Salmon, Présidente Nationale de Femmes solidaires
et les militantes du mouvement Femmes solidaires

mardi 12 avril 2016

16:27

Soutien au droit à l'IVG en Pologne

vendredi 8 avril 2016

22:36

#stopvioldjibouti

14:19

Rassemblement de soutien au droit à l'IVG en Pologne

Le Collectif de défense de l'IVG dans le Rhône, dont notre association est membre, appelle à un rassemblement de soutien aux Polonaises en lutte pour conserver le peu d'accès à l'IVG encore possible dans leur pays.

Rdv lundi 11 avril à 19h devant le consulat de Pologne, 
79 rue de Crillon, 69006 Lyon

Apportez vos pancartes avec vos mots de soutien pour les Polonaises !
Venez avec vos vieux cintres pour les accrocher aux portes du Consulat polonais et faire un arbre à cintres !

 

samedi 2 avril 2016

13:02

« Nous avons faim, nous avons soif, mais nous irons jusqu’au bout » #stopvioldjibouti


Le Comité des Djiboutiennes contre le Viol et l’Impunité et Femmes solidaires annoncent qu’une des grévistes de la faim, qui terminait sa 8e journée de jeûne, a dû être évacuée le vendredi 1er avril dans la soirée. En effet, après avis de l’équipe médicale sur place, son état de santé a été jugé trop détérioré pour continuer. La décision a donc été prise en concertation avec ses camarades et les ONG du COFEDVI et de Femmes solidaires qu’elle quitte l’action, la poursuite de la grève engageant à tout moment son pronostic vital.

Cette décision a été particulièrement difficile à prendre pour cette jeune femme dont le combat pour dénoncer son viol date déjà de plusieurs années. Elle souhaite cependant créer les conditions de porter plus loin la parole des femmes djiboutiennes contre les viols des soldats de l’armée gouvernementale, le risque de son décès en début de grève pouvant compromettre l’action longue et déterminée dans laquelle elles sont engagées.

Que cette interruption pour elle de la grève ne soit pas considérée par les auteurs des viols et le gouvernement djiboutien comme un renoncement mais bien comme la détermination encore plus grande de poursuivre l’action pour ses 9 autres camarades. « Nous ne sommes qu’au début de la dénonciation : nous avons faim, nous avons soif mais nous irons jusqu’au bout ».

#stopvioldjibouti

samedi 26 mars 2016

09:56

Participez à notre campagne #stopvioldjibouti

Nous vous proposons de participer à une campagne sur Twitter et Facebook afin de soutenir les femmes djiboutiennes en grève de la faim depuis hier (voir notre message précédent à ce sujet) : #stopvioldjibouti
 
Pour cela : 
- imprimez l'image ci-dessous
- prenez vous en photo avec
- mettez cette photo directement sur votre compte Twitter et/ou votre page Facebook
- relayez l'information pour que d'autres puissent aussi participer


vendredi 25 mars 2016

15:48

Contre les viols par l’armée djiboutienne et l'impunité - Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes

Dix femmes de Djibouti, résidant en France et en Belgique, entament une grève de la faim le 25 mars 2016, pour dénoncer les viols des Femmes Afar par des soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.

Elles entendent protester contre ces violences et briser le mur de silence érigé autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise.
A Djibouti comme dans d'autres régions d'Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l'identité des communautés. L'impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.
Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.
Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Aucune plainte n'a pu aboutir jusqu'à ce jour.
L'actuel Chef de l'Etat, Ismael Omar Guelleh, qui s’apprête à briguer un 4ème mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé, Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l'impunité des soldats violeurs.
Cette grève de faim se déroule dans un contexte préélectoral, très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016 (arrestations, tortures, exécutions extra-judiciaires, et toujours les viols des femmes).
L'Association Femmes Solidaires et le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l'Impunité lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.

Nous exigeons :
· La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
· L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions commises à
l’encontre des femmes en République de Djibouti
· Le jugement des soldats coupables des viols
· Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti
dont la CEDAW

#stopvioldjibouti

samedi 19 mars 2016

10:40

Pas de salon de l'armement à Paris !

Femmes solidaires signataire de cette pétition contre la tenue du salon de l'armement à Paris en juin prochain.
La résistance à l'armement est issue d'une tradition pacifiste et non-violente de notre Mouvement depuis sa création en 1945 et qui se manifeste aussi par son adhésion à la campagne ICAN.
Pour signer et diffuser la pétition autour de vous, c'est ici.