dimanche 8 juillet 2018

17:41

Départ de "Donnons des elles au vélo"

© Donnons des elles au vélo


Nos amies cyclistes "Donnons des elles au vélo" sont parties vendredi pour leur Tour de France.

Elles vont parcourir l’intégralité des étapes de la Grand Boucle, un jour avant les hommes et vont pouvoir compter sur le soutien de Femmes solidaires.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de Femmes solidaires.
Retrouvez tous nos communiqués en cliquant ici.


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Sur le Tour de Fance, pas de fille hors jeu !

En 1989, l’organisation du Tour de France supprime la course féminine qui se déroulait alors sur 3 semaines, juste avant la course masculine. Les deux tours, féminins et masculins, bénéficiaient à cette époque des mêmes moyens et d’une couverture médiatique similaire.

Cette année, un groupe de onze femmes cyclistes de l’association « Donnons des elles au vélo J-1 », organise et participe à un nouveau tour de France féminin. Elles vont parcourir l’intégralité des étapes de la Grand Boucle, 1 jour avant les hommes et vont pouvoir compter sur le soutien de Femmes solidaires.

Femmes solidaires est un mouvement féministe qui a pour ambition de changer la société notamment en déconstruisant les stéréotypes sexistes qui perdurent dans notre société et qui sont sources de discriminations et donc de violences.

Au fil des régions traversées, ce soutien se verra régulièrement renforcée par des femmes et des hommes partageant les mêmes valeurs de mixité, d’égalité et d’universalité pour les droits des femmes, renforçant ainsi la portée du message.

Femmes solidaires sera présente tout au long de leur course pour échanger, débattre sur la place des femmes dans le sport et les encourager dans leur démarche.

Nous les accueillerons et les rejoindrons sur 6 étapes avec les dégluée aux droit des femmes de chacun de ces territoires.
  • 8 juillet, contre la montre à Cholet : RDV entre 11h et 13h,
  • 11 juillet, arrivée à Mur-de-Bretagne : RDV entre 18h30 – 19h30
  • 13 juillet, arrivée à Amiens : RDV entre 18h30-19h30,
  • 19 juillet, arrivée à Valence : RDV entre 17h30-18h30,
  • 21 juillet, arrivée à Carcassonne : RDV entre 19h30-20h30,
  • 28 juillet, dernière étape à Paris
Le sport est un révélateur du taux de mixité dans l’espace public et du degré de liberté des femmes à disposer de leur corps.

Paris, le 5 juillet 2018




mardi 12 juin 2018

13:09

#Musique #NINIskaNICantat


#Musique #NINIskaNICantat


Femmes solidaires est un mouvement féministe d’éducation populaire implantée dans 190 territoires, villes, quartiers et zones rurales traversés par des réalités diverses. Nous avons lancé une campagne il y a quelques jours intitulée #GénérationNonSexiste pour aller à la rencontre des festivaliers et  articipant.e.s aux fêtes de villes et de villages. A cet effet, nous souhaitons donner sans ambigüité notre position quant à la venue du rappeur Niska à la fête d’Ivry (94) le samedi 16 juin, suite aux différentes déclarations et prises de parole des derniers jours et notamment des déclarations de la municipalité.

Nous souhaitons tout d’abord remettre au centre du débat les propos sexistes et violents des chansons du chanteur Niska qui semblent aujourd’hui passer au second plan. On nous dit qu’il plait à la jeunesse et que ce seul fait justifie qu’on le programme. Un grand service public de la culture doit avoir d’autres ambitions. Rappelons ces paroles que nous rejetons :

« Elle a mal aux reins quand je la démonte
Quand je la monte en l’air... » (…)
« C’est moi qui fait l’oseille,
Pétasse, fais le ménage. Ramasse ! »
« Ma femme c’est ma princesse, ma Naomi
Campbell. Y’a pas d’égalité, on frappe à la pelle »
ou encore…
« Il y a tous les vautours en bas de la tour Et dans l’escalier c’est chacun son tour Copine rentre dans le bloc On te fera du X et non pas l’amour », « Les filles égarées se prennent pour Madonna Faut les enfermer à coup de cadenas »

Les actions de notre association pour déconstruire les rapports de domination sexistes incluent aussi bien un accompagnement de femmes victimes de violences que des actions de prévention auprès des adolescent.e.s et des adultes. Partout, et auprès de tous et toutes, nous maintenons la même exigence de respect des droits des femmes. Nous ne nous taisons pas plus en banlieue que dans les quartiers d’affaires ou les bars branchés. Le sexisme persiste dans tous les domaines de la société, et nous le combattrons partout. Sans complaisance pour qui que ce soit.

Nous avons manifesté notre opposition aux concerts de Bertrand Cantat et à une rétrospective concernant Woody Allen à Paris et avons attaqué en justice Orelsan… À chaque fois que les auteurs de violences sexistes, y compris verbales, sont programmés, on banalise davantage les violences faites aux femmes. Et nos militantes retournent dans les classes expliquer que non, une femme victime d’un viol ne l’a pas « cherché ». Les violences faites aux femmes ne sont pas des faits divers, ils s’inscrivent dans un continuum qui commence par accepter les propos sexistes et finit par légitimer les pires crimes.

La création urbaine, dans toutes ses composantes, n’a pas plus de légitimité à être sexiste que toute autre expression artistique. Il nous a été opposé dans la presse que « la création française » regorge d’exemples de cette nature, c’est oublier un peu vite que la banlieue n’est pas moins française que le reste des territoires de notre pays. Les lois de la République s’y appliquent et la liberté d’expression en droit français est restreinte en matière de propos racistes mais aussi sexistes. Faudrait-il fermer les yeux, et murmurer avec condescendance que la violence est inévitable lorsque l’on est en « banlieue » ?

Nos militantes, nos associations sont implantées dans de nombreux quartiers sensibles où nous travaillons à la déconstruction de ce discours préjudiciable aux femmes et aux jeunes filles qui y vivent. Ce n’est pas pour nous y conformer aujourd’hui.

Il est vrai que la variété n’est pas plus irréprochable que le rap et que beaucoup de chansons sont à dénoncer dans les décennies passées. Mais voulons-nous vivre en nous référant à des titres d’il y a trente ans ou en espérant des normes sociétales plus émancipatrices pour l’avenir ? Les chansons de Niska sont contemporaines et elles sont chantées en ce moment. Nous les regardons avec les yeux du présent.

Nous n’appelons pas à la déprogrammation du concert Niska à Ivry-sur-seine, mais proposons juste une réflexion universaliste sur les droits des femmes.

Enfin, il est préoccupant de marquer notre désaccord contre ces violences comme un risque d’encouragement à troubler l’ordre public. On a, de tout temps, tenté de faire pression sur les femmes qui résistent au patriarcat en les accusant de bouleverser dangereusement l’ordre établi. Mais nous continuerons pour notre part, à nous opposer pacifiquement à toutes les manifestations de la culture du viol et des violences.

#NiNiskaNiCantat, nous voulons des #GénérationsNonSexistes.

Paris, le 12 juin 2018

jeudi 24 mai 2018

17:24

Le nouveau numéro de Clara Magazine est paru !

lundi 14 mai 2018

22:45

Communiqué : Projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles





Vous trouverez ci-dessous le communiqué de Femmes Solidaires concernant le"Projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, gardons les avancées et gardons-nous des reculs"

Ce communiqué est envoyé aux député-es.

Retrouvez tous nos communiqués en cliquant ici.


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Projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles
Gardons les avancées et gardons-nous des reculs


Femmes Solidaires, mouvement féministe universaliste, laïque, et d’éducation populaire, est engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes et reçoit régulièrement des femmes victimes de violences pour les accompagner dans leurs démarches et les informer sur leurs droits.

Nous souhaitons solliciter l’attention notamment des parlementaires sur le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexiste porté par la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa. Il présente conjointement des avancées importantes et des régressions préoccupantes.

Nous saluons en particulier les avancées de ce projet de loi, relatif à
L’allongement du délai de prescription de 20 à 30 ans pour les viols sur mineur.e.s. La parole de toutes les victimes ne se libère pas de la même façon, dans la même temporalité ou les mêmes circonstances. En accordant aux victimes 10 ans supplémentaires pour porter plainte, on leur laisse un temps qui pourra faire toute la différence dans leur parcours traumatique.
La reconnaissance de l’outrage sexiste est une bonne chose. Les agresseurs de rue ont trop longtemps bénéficié de l’impunité et de la tolérance de la société.
La condamnation des raids numériques est une avancée importante : le (cyber)harcèlement que nous combattons au quotidien, y compris dans nos interventions en milieu scolaire, est un fléau sexiste.
Contrairement à ces dispositions législatives nouvelles, l’article 2 du projet de loi qui porte sur la création d’un délit « d’atteinte sexuelle sur mineur avec pénétration » est particulièrement dangereux et préoccupant. Nous exprimons notre désaccord avec cet article. Tout acte de pénétration commis par « violence, contrainte, menace ou surprise » est un viol. La déqualification du viol, un crime, en agression sexuelle, un délit, est déjà un phénomène récurrent que nous dénonçons avec force.

Nous soutenons par ailleurs la fixation d’un âge minimum de consentement à 15 ans. Nous regrettons que la présomption de non consentement n’ait pas été retenue lors du passage du projet de loi devant la commission des lois de l’assemblée nationale le mercredi 9 mai 2018. Indépendamment des difficultés constitutionnelles, la protection des mineur.e.s devrait être une priorité absolue de l’Etat.

Pour continuer à protéger les femmes et les mineur.e.s des violences sexuelles, dans la logique de notre lutte, nous demandons au gouvernement de revenir sur la suppression de la création de ce nouveau délit, que nous jugeons contre-productif à la protection des mineur.e.s. S’il était finalement maintenu, nous demandons aux parlementaires de faire échec aux mesures préoccupantes de ce texte.

Paris, le 11 mai 2018


22:00

Loi asile et immigration : Liberté, égalité, sororité



Vous trouverez ci-dessous notre communiqué "Loi asile et immigration : Liberté, égalité, sororité"
Ce texte de loi est en discussion au Sénat, nous leur adressons également ce communiqué.

Retrouvez tous nos communiqués en cliquant ici.


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Loi asile et immigration : Liberté, égalité, sororité


Femmes solidaires est une association féministe universaliste constituée de 190 antennes et comités sur le territoire national. Nous accompagnons des femmes en situation de violence, indépendamment de leur statut national.

Le 22 avril dernier, l’Assemblée nationale a voté la loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Cette loi sera examinée prochainement au Sénat. Si nous saluons l’engagement des député.e.s progressistes de plusieurs partis qui ont proposé des amendements pour protéger les personnes bénéficiant d’une protection subsidiaire ou d’un statut d’asile, la loi contient des mesures qui détériorent les droits des femmes.

L’article 6 prévoit ainsi que le délai de recours passe d’1 mois à 15 jours en cas de rejet d’une demande par l’OFPRA. Les personnes qui déposent une demande d’asile, de statut de réfugiée ou de protection subsidiaire ont subi des violences profondément traumatisantes qui les ont contraintes, pour survivre, à partir. Les premiers entretiens sont intimidants et la parole s’y libère difficilement. La
plupart des femmes que nous accompagnons dans ces procédures obtiennent en recours le statut qui leur avait été initialement refusé. Diviser de moitié le délai de recours, c’est réduire considérablement la possibilité pour les personnes victimes de réussir à témoigner des violences qu’elles ont subies. À quelle fin ?

L’article 9 prévoit la répartition géographique imposée des personnes bénéficiant de l’asile en fonction de quotas régionaux. Les associations qui accompagnent les personnes concernées s’inscrivent dans un processus de longue durée sur la sortie des violences et la reconnaissance du statut de réfugiée ou de la demande d’asile. Un déménagement après l’obtention du titre déconstruit immédiatement ce travail d’accompagnement qui doit être recommencé par d’autres associations (lorsqu’elles existent et sont en capacité de le faire) sur le nouveau lieu d’hébergement.

L’article 16 allonge la durée de rétention maximale à 90 jours, soit 3 mois, y compris pour des enfants en dépit de multiples condamnations de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) pour la détention de mineur.e.s.

Cette loi interroge profondément notre capacité à préserver les valeurs qui ont écrit les grandes pages de notre histoire et présidé à l’écriture de nos textes fondateurs et de notre constitution. Il est toujours plus facile de fermer sa porte que de l’ouvrir, toujours plus rassurant de rester chez soi que de s’exposer à autrui. Lorsque l’on doit partir, risquer sa vie pour avoir une chance de la préserver, on porte en soi l’espoir d’un ailleurs, une terre d’accueil… Ce que notre pays a souvent été pour le  meilleur.

À ce titre, l’inscription dans la loi du délit de solidarité a fait l’objet d’une question prioritaire de constitutionnalité déposée le 9 mai dernier et qui vise à déterminer s’il est compatible avec la devise républicaine de fraternité. Pour notre part, nous avons tranché : si être solidaire est un délit, alors nous sommes toutes des délinquantes.

On peut toujours envisager les déplacements humains comme des phénomènes comptables, un rapport sur investissements. On ne peut ouvrir nos frontières que lorsque l’on a besoin de main-d’oeuvre à bon marché – comme le fait l’Allemagne – ou de cerveaux – comme le prévoient les articles 20 et 21 de la loi qui facilitent l’entrée et le maintien en France d’étudiant.e.s, de chercheurs et chercheuses ou de personnes pouvant « contribuer au rayonnement de la France ».

Mais nous pouvons aussi décider de faire preuve de plus d’ambition et tâcher de construire ensemble, une société où la protection de nos droits et libertés fondamentales n’est pas inférieure à notre droit à vivre en sécurité, et ce indépendamment des chemins que nous avons dû prendre pour être en France
hier ou aujourd’hui. En réalité, une société plus juste, plus égalitaire, plus…sororale.

Paris, le 11 mai 2018




13:30

Rencontre-débat "Femmes et santé"




Femmes solidaires vous propose une rencontre débat sur le thème : Femmes et santé.

mardi 19 juin à 18h30 

au local de Femmes Solidaires

218 rue Garibadli - Lyon 3e


Son contenu :

- Introduction : Denise Margery
- Impact des produits chimiques sur la santé des femmes, introduction par Véronique Moreira
Les femmes n’ont pas la même sensibilité que les hommes aux produits chimiques, pour des raisons biologiques et des raisons sociales : les rôles genrés ont un impact sur l’exposition aux produits chimiques. Nous verrons le contexte et explorerons des pistes de recommandation.
- Les violences obstétricales, introduction par Julie Sau
En France, la société a longtemps banalisé l'acte gynécologique et a permis, par ce biais, la normalisation de pratiques violentes. Aujourd'hui, nous nous mobilisons afin que le corps des femmes cesse d'être victime de brutalité gynécologique et/ou obstétricale.
- Précarité et santé introduction par Martine Cointy
La pauvreté et la précarité ont de graves conséquences sur la santé.


Nous vous remercions de vous inscrire très rapidement afin d'organiser au mieux cette rencontre.

11:53

Rassemblement en soutien aux féministes irlandaises pour leur droit à l'avortement




Femmes solidaires du Rhône appelle à participer au rassemblement en soutien aux féministes irlandaises pour leur droit à l'avortement


mercredi 23 mai à 18h, place de la Comédie - métro Hôtel de Ville-opéra


Découvrez ci-dessous le tract :



mardi 1 mai 2018

15:00

Depuis quand les violences au travail envers les femmes sont inscrites dans les missions des salariés ?



Femmes solidaires fait partie des 12 organisations co-signataires d'une tribune parue à l'occasion du 1er mai dont voici 2 extraits :

"...En Europe, 40 à 50 % des femmes ont subi une forme de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. En Inde, 70% des travailleuses victimes de harcèlement sexuel n'osent pas le dénoncer. A l'heure actuelle plus d'un pays sur trois n'a pas de loi pour interdire le harcèlement sexuel au travail, ce qui représente des millions de personnes qui n'ont aucun moyen de recours face au harcèlement au travail..."

"...le 28 mai prochain, au siège de l'OIT à Genève, gouvernements, entreprises et syndicats se réuniront pour décider de la nécessité d'adopter ou pas une convention internationale contre les violences et le harcèlement au travail. Cette convention permettrait de garantir une protection accrue des travailleurs et travailleuses du monde entier, quels que soient leurs conditions de travail ou leur secteur d'activité et d'apporter une réponse uniforme à ces abus et de les condamner. Nous appelons la France à soutenir pleinement l'adoption de cette nouvelle convention et à user de son pouvoir diplomatique auprès d'autres États afin qu'ils se mobilisent également..."

L'intégralité du texte est disponible en cliquant ici.

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

jeudi 5 avril 2018

22:00

Signez la pétition pour l'entrée de Marie-Claude Vaillant-Couturier au Panthéon



Notre mouvement Femmes solidaires fait officiellement la demande au Président de la République de l’entrée de Marie-Claude Vaillant-Couturier au Panthéon.

Vous trouverez ci-dessous la lettre officielle envoyée à Monsieur Emmanuel Macron avec les premier.e.s signataires de cet appel..


Pétition pour l'entrée de Marie-Claude Vaillant-Couturier au Panthéon


À l’attention de Monsieur le Président de la République française,
Emmanuel Macron,
Palais de l’Elysée

Monsieur le Président de la République,

Nous venons par la présente solliciter de votre haute bienveillance une demande qui nous est chère et qui est de votre seul ressort. Nous souhaitons que vous puissiez faire entrer Marie-Claude Vaillant-Couturier dans la crypte du Panthéon au côté de sa chère amie et camarade de déportation Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Il nous semble qu’au regard de ce qu’elle a apporté à notre pays et des valeurs qu’elle a défendues, tant dans ses convictions que dans ses actes, elle devrait naturellement trouver sa place auprès des grand.e.s femmes et hommes envers lesquel.le.s la Patrie est reconnaissante. Permettez-nous de porter à votre connaissance quelques étapes de sa vie qui nous semblent pouvoir vous convaincre de la légitimité de notre démarche.

En 1933, toute jeune reporter à la revue Vu comme photographe, deux mois après l’accession d’Hitler au pouvoir, elle réalise clandestinement, au péril de sa vie, les premiers clichés des camps d’Oranienburg et de Dachau, publiés dès son retour en France afin de dénoncer la politique du parti nazi.

Dès l’été 1940, engagée au Parti communiste, elle entre dans la Résistance et participe à des publications clandestines, notamment à L’Université Libre et à l’édition de L’Humanité clandestine. Elle assure la liaison entre la résistance civile (Comité des Intellectuels du Front national de lutte pour l’indépendance de la France) et la résistance militaire de l’Organisation spéciale.

Le 9 février 1942, elle est arrêtée à la suite d’une opération des brigades spéciales avec 150 autres résistant.e.s communistes. Les hommes seront fusillés au Mont-Valérien tandis que les femmes seront déportées à Auschwitz-Birkenau puis à Ravensbrück. Son convoi, parti de Compiègne le 24 avril 1943, comprenait 232 femmes et seulement 49 d’entre elles sont rentrées.

A la libération du camp de Ravensbrück le 30 avril 1945, Marie-Claude Vaillant-Couturier fait le choix de rester pour accompagner les Français.e.s intransportables. Elle sera la dernière Française à quitter le camp le 25 juin 1945. Son courage et sa bienveillance auprès de ses camarades de déportation sont salués par tous et toutes, y compris par la presse française. Ainsi Le Monde fait paraître un article en juin 1945 insistant sur l’incomparable loyauté de Marie-Claude Vaillant-Couturier : « Chaque jour, cette magnifique Française parcourt les blocs, relève les courages, donne de l'espoir qui n'est souvent que de l'illusion. Le mot de sainteté vient à l'esprit quand on voit cette grande soeur de charité auprès de ces hommes et ces femmes qui meurent chaque jour ».

En 1945, à son retour bien qu’épuisée, elle participe à l’Assemblée constituante. Elle sera par la suite plusieurs fois députée de la Seine et vice-présidente de l’Assemblée nationale.

Le lundi 28 janvier 1946, lors de la quarante-quatrième journée, Marie-Claude est citée comme témoin au Tribunal de Nuremberg. Lors de son témoignage face aux criminels nazis, elle affrontera ces derniers avec courage et responsabilité. Elle témoignera du sort fait à ses camarades des 31 000 mais aussi du génocide des juifs et des tziganes et sera en mesure de parler en détail de nombreux convois dans lesquels elles et ils périrent.

Dès son retour des camps, Marie-Claude Vaillant-Couturier voue le reste de son existence à la justice sociale et à la mémoire de ses camarades mort.e.s en déportation. Membre dirigeante de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes dès 1945, elle en devient ensuite vice-présidente, puis co-présidente en 1978.

Elle est également une des premières animatrices de l’Amicale d’Auschwitz. En 1964, devant l’Assemblée nationale, elle défend la notion d’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité, ouvrant ainsi la voie à la ratification par la France en 1968 de la Convention de l’ONU sur l’imprescriptibilité de ces crimes.

En 1987, elle est appelée par toutes les parties civiles à témoigner contre Klaus Barbie.

Lors de la création de la Fondation pour la Mémoire de la déportation en 1990, elle en est désignée unanimement présidente, puis présidente d’honneur jusqu’à son décès.

Dès le 20 novembre 1945, Marie-Claude Vaillant-Couturier est nommée Chevalier de la Légion d’honneur puis élevée au grade d’Officier en 1981. Le 16 avril 1995, elle reçoit la cravate de Commandeur de la Légion d’honneur des mains de son amie Geneviève de Gaulle. Elle s’éteint le 11 décembre 1996 à Paris.

Enfin, cette grande militante féministe fut vice-présidente de l’Union des femmes françaises, aujourd’hui Femmes solidaires, et mena nombre de batailles pour l’égalité salariale et les droits des femmes.

Monsieur le Président, voici les quelques éléments que nous souhaitions porter à votre connaissance. Nous savons qu’une telle décision doit emporter un consensus national, mais Marie-Claude Vaillant-Couturier fait partie de ces femmes d’exception dont le parcours exemplaire fait l’unanimité au-delà de son engagement politique.

Dans l’espoir que notre demande retienne favorablement votre attention, veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos salutations les plus respectueuses.

Sabine SALMON,
Présidente nationale de Femmes solidaires,
membre du Haut Conseil à l’Egalité,

Marie-José CHOMBART de LAUWE, résistante, déportée,
Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la déportation,
Co-Présidente de l’Amicale de Ravensbrück et des Kommandos dépendants,
Jean VILLERET, résistant, déporté,
Président de la Fédération nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes,
Jean-Claude PASSERAT, déporté, né à Ravensbrück,
Thomas GINSBURGER,
fils de Marie-Claude Vaillant-Couturier,
Isabelle ANTHONIOZ-GAGGINI,
fille de Geneviève de Gaulle-Anthonioz,
Marie-France CABEZA, fille de déportée,
Co-Présidente de l’Amicale de Ravensbrück et des Kommandos dépendants,
Dominique DURAND, fils de déporté,
historien, auteur de Marie-Claude Vaillant-Couturier : une femme engagée,
Carine DELAHAIE,
Rédactrice en Cheffe de Clara-magazine,
Patrick APEL-MULLER
Directeur de la rédaction de l’Humanité
Pierre LAURENT, Secrétaire national du PCF,
Anita BAUDOUIN,
Secrétaire générale de la Fédération nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes,
Françoise BULFAY,
Présidente nationale des Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation.



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Cliquez ici pour signer la pétition en ligne.

Nous vous invitons à signer cet appel et nous vous remercions pour votre engagement.


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