samedi 30 juin 2007

16:17

Représentativité des femmes au parlement : peut mieux faire

Les femmes sont depuis le 17 juin 2007 plus nombreuses au Parlement français.
Mais avec 18,5% de femmes députées, nous sommes encore loin de la parité dans les institutions !
Retrouvez dans cet article de l'Observatoire des inégalités le classement de la France en Europe et dans le monde.
Vous verrez que nous avons encore du chemin à parcourir pour rattraper les pays scandinaves.

lundi 25 juin 2007

19:32

La fondation Lejeune attaque Ras l’Front pour diffamation

Nous relayons ce communiqué de l'association Ras l'Front car nous sommes inquiètes de la place sans cesse grandissante des mouvements anti-IVG :

lundi 11 juin 2007

Ras l’front, attaqué en justice par la Fondation Lejeune, est lourdement condamné !

Le 13 janvier 2005, Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune, a tenu une conférence dans un établissement scolaire privé d’Avignon. Une manifestation de protestation a été appelée contre cette conférence sur « le contenu des lois bioéthiques », dont chacun sait que c’est une des « entrées » de la fondation Lejeune pour porter son message contre l’avortement . L’appel à cette manifestation, dénonçant la propagande de la Fondation Lejeune et de son président, ainsi que leurs liens avec les commandos anti-avortement, a été distribué et mis en ligne sur différents sites internet, dont celui de Ras l’front.

La fondation Lejeune et son président ont porté plainte pour diffamation contre le responsable de Ras l’front 84 et contre le webmestre du site Ras l’front. Le jugement du tribunal d’Avignon est tombé le 9 mai 2007 : pour chacun des deux militants, 1500 € d’amende, 1000 € de dommages et intérêts pour la fondation et son président, 1500 € pour les frais de justice, et enfin les frais de publication dans deux journaux. Soit plus de 8000 € au total !

En faisant condamner financièrement deux militants antifascistes, la fondation Jérôme Lejeune cherche à museler l’association Ras l’front mais au-delà, à faire un exemple en direction de tous les défenseurs des droits des femmes et, en particulier, des défenseurs du droit à l’avortement.

Car, si la fondation Lejeune est connue pour ses recherches médicales et les soins sur la trisomie 21 et d’autres maladies génétiques, elle l’est également pour son activité contre l’avortement. Ainsi, la fondation participe à des manifestations comme la Life Parade, sa vice-présidente (veuve du professeur Lejeune) est membre du comité de soutien de la « Marche pour la vie 2007 » organisée par « 30 ans ça suffit » (1). Sur son site « Généthique », la fondation Lejeune relaie les informations anti-avortement du monde entier. Récemment, son président, JM Le Méné, interpellait les candidats à la présidence de la République : « Mon seul critère de vote est le respect de la vie commençante. Je ne pourrai pas voter pour un candidat qui accepte de tuer des enfants. » (2) Créée après la mort du professeur Lejeune en 1994, la fondation a obtenu (en moins d’un an !) la reconnaissance d’utilité publique, qui lui permet de recueillir des dons déductibles des impôts... Elle bénéficie évidemment du soutien du Vatican : Jérôme Lejeune était membre de « l’Académie pontificale pour la vie », le Pape Jean-Paul II s’est recueilli sur sa tombe en 1997 et une procédure de béatification est en cours.

A l’heure où la nébuleuse du lobby anti-avortement se fait entendre chaque année un peu plus, où le droit à l’IVG est battu en brèche, tant par la suppression de moyens alloués aux structures médicales que par l’action d’associations anti-avortement, à l’heure où la ministre Christine Boutin nomme comme chef de cabinet une personnalité connue pour ses positions extrémistes,

Ras l’front en appelle à la mobilisation pour la liberté d’expression, la défense des droits des femmes et de l’IVG. Pour Ras l’front, choisir de donner naissance ou non est un droit intouchable : c’est pourquoi nous avons décidé de faire appel du jugement.

Afin de porter publiquement cette lutte légitime, de défendre le droit à l’avortement, d’accompagner les militants inculpés, nous appelons à la mobilisation massive de toutes et de tous lors du procès en appel qui devrait se tenir le 12 octobre 2007, à 8h30, à la cour d’appel de Nîmes.

Ras l’front ne pouvant faire face seul aux conséquences financières de ce procès, nous appelons également à la solidarité financière : vous pouvez adresser vos dons à Ras l’front, BP 87, 75561 Paris Cedex 12, mention « solidarité avignon »

(1) Collectif créé à l’occasion du 30e anniversaire de la Loi Veil, légalisant l’interruption volontaire de grossesse en janvier 1975, « 30 ans ça suffit » regroupe de nombreuses associations anti-avortement : Laissez-les vivre, la Trêve de Dieu, Renaissance catholique ...

(2) Interview à « famille chrétienne » 21-27/04/2007.


dimanche 10 juin 2007

18:44

La transmission de la culture par les mères

C'est le sujet du débat que nous organisons le vendredi 15 juin à 19h à la MJC Jean Cocteau, avenue du 8 mai 1945, à Saint Priest.

Ce débat fera suite à une exposition ouverte à tous à la MJC depuis le 4 juin sur le thème : "Désir, contrainte, nouvelle maternité".

mardi 5 juin 2007

19:49

Appel aux candidates et candidats aux législatives


Nous avons contacté les candidates et candidats des principaux partis politiques qui se présentent aux élections législatives dans l’une des 14 circonscriptions du Rhône.

Nous leur avons demandé ce qu’ils comptaient faire s’ils étaient élus pour les droits des femmes et notamment :

la défense de la laïcité et des droits des femmes

l’égalité salariale et professionnelle

une loi cadre contre toutes les violences faites aux femmes

une éducation non sexiste et non violente dès le plus jeune âge

le droit des femmes à la maîtrise de leur corps et au choix de leur sexualité

un statut de l’élu-e et une réelle parité à toutes les élections, dans tous les lieux de décisions


A ce jour (5 juin au soir), 8 candidates et candidats nous ont répondu.

samedi 2 juin 2007

07:44

Solidarité avec les femmes iraniennes

Depuis des mois, des féministes iraniennes mènent une campagne pour changer les lois discriminatoires envers les femmes en Iran.

Les nouvelles qui parviennent actuellement d’Iran témoignent du durcissement de la répression envers les féministes et les femmes en général. Un texte de protestation a été lancé afin de l’envoyer aux autorités internationales.

Vous trouverez le texte et les derniers développements de la situation sur le site du Collectif des droits des Femmes.

lundi 28 mai 2007

19:20

Contre les lapidations de femmes

Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad, une jeune fille âgée de 17 ans a été lapidée à Bashiqa près de Mossoul (Irak). Cet assassinat a été commis par les hommes de son clan appartenant à la communauté religieuse yézidi.

Cette jeune fille a été condamnée par sa famille parce qu'elle aimait un jeune arabe issu de la communauté musulmane. La lapidation a été commise en pleine journée sans que la police kurde se soit sentie obligée d’intervenir.

Plusieurs organisations, mais aussi des féministes et des personnalités irakiennes et kurdes, viennent de lancer une campagne internationale pour dénoncer ce meurtre horrible en exigeant que les assassins soient jugés et punis et que le gouvernement régional kurde prenne les mesures nécessaires en protégeant réellement les femmes contre toutes ces violences.

Pour plus d'informations et vous joindre à la pétition, c'est ici.

samedi 19 mai 2007

16:17

Soutien à Nawal El Saadawi


L’écrivaine égyptienne, connue dans le monde arabe et internationalement, fait face à une campagne politique et religieuse, menée par Al-Azhar en Egypte, pour la poursuivre en justice pour apostasie et non respect des religions, à cause d'une pièce de théâtre publiée au Caire, en arabe, en janvier 2007 sous le titre « Dieu démissionne à la réunion au sommet ».

Vous pouvez la soutenir en participant à la pétition que vous trouverez ici et relayer l'information autour de vous.

vendredi 4 mai 2007

12:50

J'écris, j'agis, je fais reculer la féminisation de la pauvreté


Comme nous l'expliquions ici, la lutte contre la féminisation de la pauvreté est un des sujets importants sur lesquels Femmes Solidaires est engagée au niveau national.

Un livre, dont voici la couverture, est issu de cette action.
Il est disponible au prix de 5 euros auprès des associations locales.

Voici la préface du livre par notre Présidente Nationale, Sabine Salmon :

La campagne "J'écris, j'agis, je fais reculer la féminisation de la pauvreté" s'est construite à partir d'échanges dans nos 185 associations Femmes solidaires, à travers toute la France. Lors de différentes rencontres, les Femmes solidaires s'indignaient de la dégradation des conditions de vie de certaines d'entre elles. De plus en plus, les femmes témoignaient dans nos permanences juridiques et sociales de leurs difficultés "à joindre les deux bouts". Les femmes vivent aujourd'hui des situations de pauvreté, même si pour certaines, elles ne vivent pas sous le seuil de pauvreté. Ne pas pouvoir partir en vacances avec ses enfants, ne pas accéder à la culture ou encore prendre un prêt pour payer ses factures en attente, sont autant de situations dans lesquelles les femmes se sentent pauvres.

Fin janvier 2006, le lancement de cette action pour dénoncer la féminisation de la pauvreté est apparu urgent. Nous l'avons lancée le 8 mars, Journée Internationale des Femmes.

Cette campagne s'inscrit parfaitement dans les thèmes de notre dernier congrès "Laïcité, Mixité, Egalité pour les droits des femmes". Faire reculer la pauvreté, c'est évidemment faire avancer la mixité, l'égalité mais c'est aussi mener un combat émancipateur contre toutes les formes d'intégrisme. La pauvreté est le terreau du développement de ces intégrismes.

Aujourd'hui beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes font ce constat de l'augmentation de la pauvreté en France.
Alors, que peuvent apporter les Femmes solidaires ?
Les Femmes solidaires n'ont pas de baguette magique, cependant, elles ont une responsabilité en tant que mouvement féministe d'Education Populaire, s'adressant à toutes les femmes dans leurs diversités.

Mais le constat n'est pas suffisant. Il faut construire ensemble des revendications pour interpeler les élu-e-s, les syndicats, les responsables politiques à tous les niveaux. Il est important que toutes ces paroles ne se perdent pas dans le désert de la fatalité. Le féminisme est un mouvement de transformation. Il n'attend pas de grand soir. Il se construit en même temps qu'il transforme la société.

Nous avons déjà bousculé un ordre établi en donnant un porte-voix à toutes ces femmes. En s'adressant à celles que l'on n'entend pas, cette initiative pose une question fondamentale "quelle place vous, élu-es, syndicats..., voulez-vous donner aux femmes de notre société ?" Qui aura l'audace de faire une grève nationale contre les écarts de salaires entre les femmes et les hommes qui reste l'une des premières discriminations ?

Recueillir ces témoignages n'était pas simple. Très vite, nous nous sommes rendues compte que cette difficulté était proportionnelle à l'audace de l'action que nous avions entreprise depuis toutes ces semaines. Il est très difficile pour ces femmes de s'exprimer, parce qu'elles n'ont pas l'habitude qu'on les écoute. Elles ne se plaignent que très rarement de leur souffrance, fût-elle grande.
Et puis le passage à l'écrit est toujours une épreuve, surtout pour celles qui ont quitté l'école tôt ou pour les femmes migrantes qui maitrisent parfois mal le français. Les Femmes solidaires ont traduit toutes ces paroles, en accueillant les mots les plus simples, les plus douloureux pour écrire la réalité dans ce livre.

A travers ces pages, vous lirez la vie de certaines d'entre nous. Certains témoignages sont durs, d'autres remplis d'espoir, certains plus pudiques. Dans tous les cas, ces femmes ont su rester dignes. Elles sont des résistantes, elles s'emploient avec leurs mots à changer le monde en changeant les regards que porte la société sur la pauvreté.
Dire aujourd'hui "je suis concernée par la féminisation de la pauvreté" est tabou. Au même titre qu'il y a quelques années les femmes n'osaient pas dénoncer les violences conjugales.

Toutes ces femmes ont écrit leur témoignage sur une carte illustrée par l'artiste Ben, un objet artistique et humainement généreux. Avec cette carte, les Femmes solidaires ont sillonné les quartiers, les villes, les forums...

Le 2 décembre 2006, 350 femmes de tous les départements se sont retrouvées à la Préfecture de Lille. Ensemble, elles ont pris l'engagement d'éditer cet ouvrage pour porter le plus loin possible leur voix et leurs exigences.

Ce livre, je m'y engage personnellement, nous le ferons voyager au-delà des frontières des l'exclusion sociale. Nous porterons les voix de toutes ces femmes pour qu'elles obtiennent des réponses à leurs interrogations face à un avenir difficile et souvent précaire. Fortes de notre statut consultatif spécial à l'ONU, nous enverrons ce livre à New York dans les plus hautes instances.

Nous allons écrire ensemble une nouvelle page du féminisme. L'enjeu du siècle qui s'ouvre à nous est d'inclure les femmes les plus pauvres ici et ailleurs, pour construire ensemble, fortes de nos richesses, femmes du Sud et femmes du Nord, un monde plus juste et plus égalitaire.