dimanche 4 janvier 2015

15:43

Demandons un tribunal pénal international pour le Congo

mercredi 10 décembre 2014

20:12

Marche solidaire suite à la mort d'une femme à Villeurbanne

Ce 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, les médias soulignaient tristement que :
- en France, tous les deux jours et demi, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint
- dans le monde, la violence est la première cause de mortalité des femmes de 16 à 44 ans

Pourtant, c’est bien dans un assourdissant silence général voire une triste banalisation de l’ordre d’un insignifiant « fait divers », que, le 18 novembre, afin d’échapper à la violence insoutenable de son conjoint, une femme villeurbannaise se donnait la mort par défenestration à son domicile.

A l’appel d’enseignantes de l’école Jean Moulin de Villeurbanne, associations et élu-e-s, nous serons toutes et tous rassemblé-e-s pour une marche solidaire, le 13 décembre à 14 h 3 rue Brinon à Villeurbanne, en hommage à cette femme dont la mort n’est ni un cas isolé, ni un fait divers mais bien un crime patriarcal : un féminicide.

Les violences -psychologiques, économiques, physiques, sexuelles- perpétuées à l’encontre des femmes maintiennent un rapport de domination qui va jusqu’à la mort de centaines d’entre elles en France, mais aussi de milliers de femmes partout dans le monde.
Au quotidien, dans l’espace clos de cette sphère dite « privée », si souvent présentée à tort comme protectrice, le machisme tue.

La lutte contre les violences conjugales, pour la protection et le soin des victimes est un choix politique qui nous concerne toutes et tous. Il est urgent d’exiger l’application concrète des mesures gouvernementales prises dans le cadre du 4e plan interministériel triennal de lutte contre les violences faites aux femmes.

Ensemble, élevons nos voix et rendons hommage à cette femme et à toutes celles qui se battent pour sortir de l’emprise de ces violences. Luttons contre l’omerta qui pèse encore trop lourdement sur les victimes et, insidieusement, sur toute notre société.

Associations et organisations signataires : CIDFF (Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles), CRLCAFF-RA (Comité Régional de Liaison des Coordinations Féministes et Féminines en Rhône-Alpes), Femmes ici et ailleurs, Femmes solidaires du Rhône, FIL (Femmes Informations Liaisons), Filactions, FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes), Le Planning familial 69, Le Mouvement des Jeunes Communistes Français Rhône et sa structure locale de Villeurbanne, Osez Le Féminisme 69

Elue-s / partis / personnalités signataires : Marie Neige Blanc, ajointe des quartiers Gratte-ciel/Dedieu/Charmettes et Saint-Jean, Groupe des élu-e-s du Rassemblement Citoyen EELV-FdG de Villeurbanne : Olivier Glück, Zémorda Khelifi, Béatrice Vessiller, Le Parti Communiste de Villeurbanne, Le Parti de Gauche du Rhône, René Bernard, président du CoVRA, Abraham Bengio Directeur général adjoint à la Région

mardi 25 novembre 2014

07:58

Simplement vivre libres les filles

Cette année la Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes se tiendra à la veille de rendez-vous qu’il ne faudra pas manquer pour réaffirmer le droit des femmes à vivre libre.

Prostitution une loi maintenant
En effet, depuis un an les féministes, les abolitionnistes ont exigé l’inscription au Sénat de la proposition de loi de « lutte contre le système prostitutionnel » votée par l'Assemblée nationale fin novembre 2013. (cf ; Clara-magazine n°146 de novembre 2014). Il est temps que la France mette en adéquation sa position abolitionniste avec ses lois. Malheureusement, le gouvernement reste frileux au mépris des promesses de campagne de notre Président et les portes du Sénat sont closes. Pourtant, cette loi est centrale dans le processus de lutte contre les violences faites aux femmes. Le jour où acheter le corps des femmes sera puni, la honte et la peur changeront de camp et la justification de toutes les autres violences sera plus difficile.

Avorter c’est notre droit
En janvier 2015, nous fêterons les 40 ans de la loi Veil sur la légalisation de l’avortement en France. Face aux attaques des lobbies politico-religieux les plus rétrogrades, cet anniversaire ne doit pas avoir des allures de commémoration mais d’affirmation du droit à disposer de son corps. D’une part, il ne faut rien lâcher fasse à ceux qui pensent que le droit des femmes est un champ de bataille et qu’ils peuvent en disposer. D’autre part, il faut retrouver un niveau de service public capable de répondre aux besoins de toutes les femmes sans distinction d’âge d’origine sociale ou culturelle.

Ne laissons pas la jeunesse entre les bras des fondamentalistes
Femmes solidaires réaffirme à l’occasion de cette journée son attachement aux politiques de prévention envers la jeunesse. Il est important de prendre en charge les victimes de violences sexistes et sexuelles mais les violences faites aux femmes sont un continuum. Avec des politiques éducatives ambitieuses, nous éradiquerons ces violences avant qu’elles ne se développent. Aujourd’hui dans tous les milieux, le manque de perspectives des jeunes les pousse dans les bras des intégristes de toutes les religions qui replongent les femmes dans le moyen âge.
Ne laissons pas notre jeunesse s’engager dans la voie du désespoir. Les féministes ont un rôle à jouer dans le monde éducatif, c’est pourquoi depuis plusieurs années. Femmes solidaires intervient à tous les niveaux pour entrer en contact avec la jeunesse.

En ce 25 novembre, Femmes solidaires ne souhaitent pas baisser les bras. A cette occasion nous annonçons le lancement de notre nouveau site, un espace d’information et d’engagement pour toutes et tous.

A travers le monde nous saluons l’engagement de toutes celles et ceux qui luttent contre toutes les formes de violences, celles et ceux qui font avancer le monde.

mardi 18 novembre 2014

11:02

Rencontre - débat avec l'association La Voix des Jummas

Nous vous donnons rendez-vous samedi 22 novembre à 9h30 dans notre local départemental, 218 rue Garibaldi, Lyon 3ème pour rencontrer, écouter et échanger avec Gopa Chakma, Sukhy Clochon-Chakma, Nipunika Chakma de l'association La Voix des Jummas qui nous parleront de la situation du peuple Jummas, notamment au Bangladesh.

Cette rencontre aura lieu dans le cadre de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes.

lundi 17 novembre 2014

21:14

Gérard Ducray condamné pour agressions sexuelles

Le 17 novembre 2014, Gérard Ducray est à nouveau face aux juges à la demande du Procureur général près la cour d’appel de Lyon pour faits d’agressions sexuelles sur Aline Rigaud. Procès dans lequel Femmes solidaires est de nouveau partie civile.

Par arrêt du 15 mars 2011, la Cour d’Appel de Lyon, chambre correctionnelle, avait condamné Gérard Ducray pour harcèlement sexuel à 3 mois d’emprisonnement avec sursis, 5 000 euros et 3 ans d’interdiction d’exercer une fonction ou un emploi public.

Gérard Durcray, ancien secrétaire d’Etat au Tourisme, ancien député et ancien adjoint au maire de Villefranche-sur-Saône en charge de la sécurité, a cru être sorti d’affaire en sollicitant et en obtenant l’abrogation du délit de harcèlement sexuel par le Conseil constitutionnel le 4 mai 2012.

La nouvelle loi protégeant les femmes victimes de harcèlement sexuel est très rapidement votée le 6 Août 2012 après la mise en forme d’un projet de loi fait par le Ministère des Droits des Femmes, avec les associations féministes dont Femmes solidaires.

Une femme active sur cinq (20 %) a dû faire face en France, à une situation de harcèlement sexuel et agressions sexuelles au cours de sa vie professionnelle. 5 % seulement des cas sont portés devant la justice (enquête Mars 2014) et près de neuf actifs sur dix (89 %) considèrent que le harcèlement sexuel n’est pas suffisamment reconnu sur le lieu de travail.

Aujourd’hui, la cour d'appel de Lyon (4ème chambre) vient de déclarer coupable Gérard Ducray des faits d'atteinte sexuelle avec violence, surprise et contrainte sur Aline Rigaud d'octobre 2007 à 2009. Il a été condamné à la peine de 1 mois d'emprisonnement avec sursis et 3 000 euros d'amende.

La cour a dispensé le condamné d'inscription au FIJAIS - fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.

Monsieur Ducray est enfin reconnu coupable des faits d’atteinte sexuelle et non de harcèlement. Cependant, on s’étonne de la légèreté de la peine au regard du délit commis !

vendredi 17 octobre 2014

12:04

Communiqué à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère

Chaque année le nombre de personnes sans emploi et sans logement augmente : se nourrir, se vêtir, se soigner et se chauffer devient un véritable combat.

La pauvreté est comme une chape de plomb, beaucoup se sentent menacées. C’est une réalité grandissante en France, la pauvreté a de plus en plus un visage de femme : 4,7 millions de femmes vivent avec moins de 964 euros par mois. Les femmes représentent 70% des travailleurs pauvres, 57 % sont parmi les allocataires du RSA, elles sont les plus exposées au risque de précarité, notamment dans les familles monoparentales. Elles sont sous-payées, exploitées en acceptant les emplois avec des horaires atypiques, le travail du dimanche, les contrats précaires. Cette situation est d’une grande violence pour les femmes.

Femmes solidaires refuse le discours de culpabilisation et de marginalisation de la population pauvre et précaire qui n’est pas responsable de cette situation. L’accroissement de la pauvreté et de la précarité est du aux choix politiques en matière d’économie et de protection sociale.

Les politiques publiques d'austérité aggravent la précarité et l'isolement et jettent en pâture les populations, plus particulièrement, les jeunes et les femmes dans les bras de l'extrême droite politique et des extrémismes religieux. Les femmes sont trop souvent ramenées à leur rôle prétendument traditionnel dans la société.

Depuis 2009, le taux d'activité des femmes a baissé significativement, surtout dans les zones urbaines sensibles.

Après l’accord national interprofessionnel (ANI), le pacte de responsabilité, le projet de loi sur le congé parental qui semble, a priori, une mesure égalitaire, répond d'abord à un choix néo-libéral de réduction des dépenses publiques. Ce projet de loi aura des conséquences pour les familles modestes.

La meilleure façon de remédier aux inégalités sociales et territoriales, et notamment à l’inégalité femmes/hommes, est de s’attaquer à leurs causes. Il s’agit de garantir à toutes les populations des seuils minimaux de droits, de rémunérations, de pensions et de prestations sociales pour prévenir de façon efficace les situations de pauvreté et d’exclusion sociale qui touchent en premier lieu les femmes.

mercredi 15 octobre 2014

09:54

Les inégalités Femmes-Hommes sont aussi dans le pré


A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes rurales, ce mercredi 15 octobre, et alors que le Gouvernement a annoncé l’organisation d’Assises de la Ruralité pour l’automne, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes lance la campagne participative #EGAliTER. 

Femmes solidaires soutient cette campagne qui rend visibles les inégalités femmes-hommes renforcées en milieu rural. 

Femmes solidaires s’associe au Haut Conseil à l’Egalité pour demander au Premier ministre d’inscrire la question des inégalités femmes-hommes à l’ordre du jour des Assises de  la Ruralité et du Comité interministériel à l’égalité des territoires qui s’ensuivra. Le développement durable des territoires ruraux ne pourra se faire sans les femmes et sans combattre les inégalités qui pèsent en priorité sur elles. 

Lancée aujourd'hui, la campagne #EGAliTER s’articulera autour de 4 visuels qui illustrent 4 chiffres clés en matière d’emploi et d’accès aux services :